Noël Mamère et Christian Jacob © DR![]() |
| L'échange entre les deux hommes |
Les députés examinent depuis mardi le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Et, comme prévu, le climat est houleux. En témoigne ce vif échange mardi soir entre Noël Mamère (Verts) et Christian Jacob (UMP) autour des "faucheurs volontaires".
Prenant la parole lors de la discussion générale, Noël Mamère, farouche opposant au texte, a souligné "l'action déterminée et courageuses des faucheurs volontaires" de cultures OGM. "Aujourd'hui, on peut considérer ces faucheurs volontaires comme de véritables lanceurs d'alertes dont nous demandons la reconnaissance du statut, à l'instar de ce qui se passe dans plusieurs pays européens", a déclaré le député Verts, sous les huées des bancs de droite. Pour lui, "le vrai progrès c'est le respect de la liberté des autres, c'est le respect de la diversité, ce n'est pas pousser à la consommation à outrance". "C'est au peuple d'en décider ce n'est pas aux techniciens, aux semenciers et à ceux qui sont devenus leurs collaborateurs de décider à notre place", a lancé le député de Gironde.
L'ancien ministre de l'Agriculture, Christian Jacob (UMP), partisan du projet de loi, s'est félicité de "ce texte équilibré qui repose sur trois pieds: celui de la transparence, celui de l'indépendance, et celui de l'accès à l'information". "Je préfère que l'information se fasse grâce à la connaissance scientifique plutôt que par des individus, des voyous qui viennent saccager des propriétés privées, et qui n'hésitent pas à manier à la fois la peur et la violence pour se faire entendre", a déclaré le député UMP, sous les protestations des travées de gauche. "Laissons la parole à la science et non pas aux voyous! Je m'étonne que sur tous les bancs on ne puisse pas se retrouver sur ce sujet", a ajouté Christian Jacob, alors qu'un groupe de "faucheurs volontaires" assistaient au débat dans les tribunes du public.
Une trentaine d'orateurs - parmi lesquels François Gros Didier, un des rares élus UMP à exprimer publiquement son désaccord et à revendiquer la "liberté de vote" - se sont exprimés durant la soirée sur ce texte controversé, déjà adopté en février par le Sénat.
Le groupe PS doit encore défendre une motion de procédure, avant l'examen, mercredi après-midi, des articles et des quelque 460 amendements déposés sur ce projet de loi, inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée jusqu'à vendredi.
(D'après agence)
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