Vers un groupe d'experts de la biodiversité

le 29 mai 2008 à 17h57 , mis à jour le 30 mai 2008 à 22h11

Lors de la conférence de l'ONU sur la biodiversité, qui se tient à Bonn, les participants ont fait un premier pas vers la création d'un panel international d'experts sur l'environnement. Le modèle est le Giec consacré au réchauffement climatique.

TF1/LCI : La jungle guyanaiseLa jungle guyanaise © TF1/LCI

C'est un premier pas positif vers la protection internationale de l'environnement. Les 191 pays participants à la conférence de l'ONU sur la biodiversité, qui se déroule à Bonn, se sont mis d'accord pour lancer un panel international d'expertise sur la biodiversité, à l'image du Giec sur le changement climatique. Un organisme qui a reçu le prix Nobel de la Paix avec Al Gore.

Enfin, ce n'est qu'un premier pas : il a été décidé de "convoquer une réunion intergouvernementale en novembre afin de finaliser et de lancer ce mécanisme", a déclaré Didier Babin, le responsable de ce projet. Cette décision, qui a été adoptée en groupe de travail, a été entérinée vendredi en séance plénière par la conférence des pays membres de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (CDB), avec une batterie d'autres mesures en vue de la protection de la vie sauvage et des écosystèmes menacés. Ils ont ainsi approuvé la création de la première réserve naturelle dans les fonds marins et l'extension sur des dizaines de millions d'hectares des zones terrestres protégées. "C'est un vrai succès", s'est réjoui le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel, représentant du pays hôte.

"Nous sommes sur les rails. Il faut une validation politique de haut niveau", a-t-il indiqué, ajoutant que la réunion de novembre, dont le lieu n'a pas encore été choisi, pourrait se tenir à un niveau ministériel. "Il va falloir qu'il y ait des instances pour porter ce mécanisme", a souligné Didier Babin, secrétaire exécutif du comité de pilotage du projet.

Manque de visibilité

Le Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat) a été porté par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). "Le Giec est vraiment un modèle très fort dont nous voulons nous inspirer pour procéder à des évaluations sur la biodiversité", a de son côté déclaré Abdul Zakri, qui a co-présidé l'Evaluation du millénaire des écosystèmes de la planète de 2001 à 2005. Et il a cité les trois points forts du panel sur le climat : la "crédibilité scientifique", la "pertinence" et la "légitimité politique".

La problématique de l'érosion de la biodiversité manque de visibilité, a-t-il estimé. "Ce n'est pas un processus clair comme celle du réchauffement climatique avec la fonte des glaces de l'Arctique et des neiges du Kilimandjaro", a encore indiqué Abdul Zakri. L'idée de la création d'un Giec de la biodiversité avait été lancée en janvier 2005 à Paris, lors d'une conférence internationale, à l'initiative de l'ancien président français Jacques Chirac.

D'après agence

le 29 mai 2008 à 17:57
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