Le 26 avril 2007, 9 militants de Greenpeace occupent deux grues sur le chantier de l'EPR, à Flamanville. © GreenpeaceMobilisation chez Greenpeace. Une vingtaine de militants de l'association bloque depuis mardi matin le chantier de l'EPR (Réacteur pressurisé européen) de Flamanville. Cadenassés à des fûts lestés de trois cents kilos, les militants empêchent l'accès à trois sites situés dans la Manche dont le sable et le gravier alimentent le chantier de l'EPR. Une information avancée par Adélaïde Colin, porte parole de Greenpeace, mais encore en "cours de vérification" par la gendarmerie.
Le 21 mai, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASR) avait suspendu les opérations de coulage de béton en raison d'"anomalies" notamment au niveau de la disposition de certaines armatures de fer non-conformes aux plans et avait constaté des fissures à la suite de la coulée d'un bloc de béton composant la plateforme de l'îlot nucléaire de l'EPR. EDF s'étant engagée à renforcer les contrôles, l'ASN avait autorisé le 19 juin la reprise des travaux.
"Aucun des problèmes n'est réglé sur le fond"
"Nous demandons à l'ASN de revenir sur sa décision, car aucun des problèmes n'a été réglé sur le fond. Il se passe le même scénario qu'en Finlande" où le chantier du premier EPR a subi des retards, a déclaré Adélaïde Colin. Et Yannick Rousselet, chargé de la campagne Energie à Greenpeace France de préciser dans un communiqué : "Nous nous opposons aujourd'hui à la reprise du chantier, en particulier à celle des opérations de bétonnage, pointées du doigt par l'ASN, et pour dénoncer le gigantesque coup de bluff que tentent Areva et EDF avec l'EPR qui prétendent pouvoir tenir des coûts et des délais irréalistes et être capables de mener à bien un tel chantier".
L'EPR de Flamanville est le deuxième réacteur à eau sous pression en construction dans le monde après celui de Finlande. Sa construction a commencé en décembre. Il doit être mis en service en 2012.
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