Borloo veut vérifier les nappes phréatiques près des centrales

le 17 juillet 2008 à 09h00 , mis à jour le 17 juillet 2008 à 19h12

Après l'incident du Tricastin, classé au niveau 1 de l'échelle des incidents nucléaires, Jean-Louis Borloo "veut une totale transparence sur le dossier".

Socatri nucléaire Tricastin centraleL'usine Socatri, située sur le site nucléaire du Tricastin © TF1

Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo veut faire vérifier toutes les nappes phréatiques près de l'ensemble des centrales nucléaires après l'incident qui s'est produit la semaine dernière sur le site de Tricastin. Incident qui a par ailleurs été classé au niveau 1, au bas de l'échelle des incidents nucléaires qui va de 0 à 7.

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Interrogé, dans le cadre d'un entretien publié jeudi par Le Parisien, sur les motivations de sa saisine du Haut-Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire à la suite de cet incident, il répond: "Je veux une totale transparence sur ce dossier (...) Il a déjà pu auditionner l'industriel, l'Autorité de Sûreté nucléaire, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire et les préfets en charge du dossier". "Je souhaite qu'il se penche sur la situation radio-écologique de l'ensemble des sites nucléaires et que l'on vérifie notamment l'état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises", ajoute-t-il. "Il faut faire un état des lieux et j'attends du Haut-Comité une analyse", dit-il.

"Fautes professionnelles"
 
Le ministre souligne aussi que c'est lui qui a demandé à la PDG d'Areva Anne Lauvergeon de se rendre à l'usine Socatri située sur le site du Tricastin (Vaucluse) et de faire un audit interne. Interrogé sur l'objet de son entretien avec Mme Lauvergeon, qu'il doit rencontrer ce jeudi, il répond: "Je lui ai déjà demandé (...) de tirer toutes les conséquences qui s'imposent s'il s'avère que des fautes professionnelles sont à l'origine de cet incident". "Même s'il ne s'agit pas ici d'un incident nucléaire, mais d'un dysfonctionnement au niveau de l'entretien de la centrale, lorsqu'on travaille dans le domaine du nucléaire, aucune négligence ne peut exister. Et la transparence doit être exemplaire", insiste-t-il.

L'organisation Greenpeace explique qu'elle ne peut "que soutenir" cette initiative mais que les contrôles doivent être élargis à tous les sites nucléaires : sites de traitement des matières, anciennes mines d'uranium, sites militaires et centres de stockage des déchets.
 
De son côté, le Réseau "Sortir du nucléaire" se "félicite" de la décision de Jean-Louis Borloo tout en souhaitant que de nombreux autres sites nucléaires gérés par Areva fassent l'objet de mesures similaires. L'organisation anti-nucléaire estime par ailleurs que, pour que les résultats "ne puissent souffrir d'aucun soupçon", ces prélèvements doivent être faits par des organismes indépendants "n'ayant aucun lien avec les industriels du nucléaire ni avec l'Etat français".

Un nouveau directeur pour le site du Tricastin

Le groupe nucléaire Areva a décidé de nommer un nouveau directeur général de l'usine Socatri à la suite de l'incident survenu dans cet établissement situé sur le site du Tricastin le 7 juillet. Le futur dirigeant, dont le nom n'a pas encore été précisé aura "pour mission de faire une revue globale du fonctionnement de l'établissement et de sa sécurité", a précisé Areva.

le 17 juillet 2008 à 09:00
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