Ces "bombes à carbone" qui menacent le climat

le 26 juillet 2008 à 12h20 , mis à jour le 26 juillet 2008 à 12h23

Des scientifiques de 28 pays lancent un cri d'alarme : la dégradation des zones humides menace de dégager de vastes quantités de carbone, accélérant le réchauffement.

TF1-LCI Everglades FlorideLes cyclones menacent la région marécageuse des Everglades, en Floride. © Office du Tourisme de Floride

Le phénomène, encore méconnu, pourrait constituer un facteur aggravant du réchauffement climatique. Dans quelle proportion ? On l'ignore. Mais les scientifiques n'hésitent pas à parler de véritables "bombes à carbone". Des chercheurs venus de 28 pays se sont réunis cette semaine au Brésil, à Cuiaba, dans le centre ouest du pays, pour lancer un cri d'alarme au cours d'une Conférence internationale sur les terres humides qui a duré cinq jours.

Ces "bombes" que redoutent les scientifiques sont tout simplement les zones humides de la planète, telles que les marais, que les activités humaines dégradent à vive allure. Drainages, remblaiements, plantations dévastent ces régions fragiles, qui risquent de libérer des grandes quantités de gaz à effets de serre, accélérant ainsi le réchauffement de la planète.

Une richesse méconnue

Les zones humides couvrent 6% de la surface de la terre. Elles produisent 25% des aliments et de l'eau pure de la planète, préservent les nappes aquifères et servent de barrières aux ouragans et inondations côtières, selon les scientifiques. Mais elles contiennent aussi près de 771 milliards de tonnes de gaz à effets de serre ce qui équivaut à tout le carbone existant dans l'atmosphère, ont affirmé les participants à la Conférence de Cuiaba.

Les quelque 700 chercheurs qui ont participé à la conférence organisée par l'Université des Nations Unies et l'Université fédérale de l'Etat du Mato Grosso do Sul, ont également déploré que la richesse écologique de ces régions soit menacée par l'agriculture, les croissantes demandes d'hydroélectricité, par l'urbanisation, et qu'elle soit encore, trop souvent, négligée par les gouvernements. Un constat aussi alarmant sans doute, pour les scientifiques, que les craintes d'un emballement du processus de réchauffement climatique par des processus physiques ou écologiques comme l'accroissement des rejets de carbone.

D'après agence

le 26 juillet 2008 à 12:20
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3 Commentaires

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  • Jean Bonnot, le 26/07/2008 à 17h31

    Ce problème mérite d'être pris au sérieux. Ecoutons l'avis des experts qui sont seuls en mesure de nous éclairer sur ce sujet compliqué que le quidam est incapable d'appréhender seul. Gardons nous de mépriser l'avis des scientifiques.

  • Bibimir, le 26/07/2008 à 17h28

    C'est très important que les scientifiques nous alertent car l'opinion publique n'est pas encore bien consciente du danger qui menace l'humanité. Je suggère aux chercheurs de diminuer le nombre de réunions internationales génératrices de CO2 (par les vols en avion) et de les remplacer par des échanges sur Internet. Ensuite ils doivent communiquer le plus possible sur les medias grand public en espérant que les responsables politiques finissent par les croire.

  • Bof34, le 26/07/2008 à 14h55

    Les pouvoirs publics doivent s appuyer sur les analystes ecolos pour instaurer des regles de protection de ces regions!! l homme doit agir en bonne conscience par rapport au rechauffement climatique! la france doit se mobiliser et montrer l exemple!!

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