L'usine Socatri, située sur le site nucléaire du Tricastin © TF1![]() |
| Ce qu'il s'est passé |
Après l'incident de mardi matin lors du nettoyage d'une cuve de la centrale du Tricastin, à Bollène, dans le Vaucluse, au cours duquel de l'uranium s'est échappé, la préfecture se veut rassurante, précisant que l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a évalué le risque comme faible pour la population.
"Sur son chemin, l'uranium s'est dilué et ne devrait se retrouver en microgrammes dans l'eau de ces rivières. Le risque de pollution est donc faible", a précisé la préfecture, mais "par mesure de précaution la consommation d'eau potable, l'irrigation des champs et la pêche dans les rivières de la zone ont été interdites". Les activités nautiques et la baignade sur les plans d'eau du Trop-Long, du Baltraces (Bollène) et des Girardes (Lapalud) sont également interdites. Ces mesures de précaution "restent en vigueur jusqu'à plus amples analyses", ont annoncé en soirée les préfets du Vaucluse et de la Drôme. Une évaluation sera réalisée mercredi matin.
Est-ce dangereux ?
Touefois, le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste ces déclarations rassurantes et souligne que le rejet de 30m3 de solution uranifère avec une concentration de 12 grammes par litre équivaut à une fuite de "360 kilogrammes d'uranium" dans l'environnement. "Il est (...) impossible qu'un tel rejet, contenant de l'uranium, n'ait pas de conséquences importantes sur l'environnement et certainement sur la santé des riverains", dit dans un communiqué le mouvement.
L'association Criirad, qui prône une information "indépendante sur la radioactivité", estime que la présentation du rejet d'uranium en quantité - 12 grammes - est trompeuse, car selon ses calculs la fuite conduit "à un rejet dans l'environnement plus de 100 fois supérieur à la limite annuelle" fixée pour la société. La Criirad a donc demandé la "communication immédiate du résultat des analyses détaillées".
(Avec agence)
Retour MYTF1

Chargement en cours...



