La banderole déployée par l'association Greenpeace le 13 juillet 2008 sur la Tour Eiffel à Paris © TF1/LCIPour dénoncer ce qu'ils appellent "l'obsession nucléaire de Sarkozy", une quinzaine de militants de Greenpeace ont décidé d'employer les grands moyens. Dimanche matin, Ils ont escaladé la Tour Eiffel pour y déployer une banderole de 15 mètres sur 15, représentant le logo radioactif. L'étendard a été déroulé entre les premier et deuxième étage de la tour, au centre des étoiles du drapeau européen disposées à cet endroit à l'occasion du commencement, le 1er juillet, du semestre de présidence française de l'Union européenne. Les militants ont rapidement été interpellés par les forces de l'ordre.
"Depuis son élection, le président de la République française ne recule devant rien pour vendre son nucléaire", a déclaré Frédéric Marillier, responsable de la campagne Energie à Greenpeace France. "Devant l'Onu, comme président du Conseil européen, ou encore tout récemment au G8, il joue les VRP d'Areva et détourne tous les rendez-vous politiques pour promouvoir le nucléaire français à l'international", accuse-t-il.
"Une république nucléaire"
Un accident sur un site nucléaire la semaine dernière a suscité la colère des militants écologiques. Mardi dernier, la compagnie Areva a déclaré que 30 mètres cubes de liquide contenant de l'uranium s'étaient accidentellement déversés dans une rivière sur le site nucléaire de Tricastin. Au lendemain d'une fuite radioactive au Tricastin et de l'annonce aberrante d'un second EPR en France, cette obsession du président de la République risque de faire dérailler les négociations sur le paquet 'énergie climat' que l'Union européenne doit boucler sous la présidence française", estime Greenpeace dans un communiqué.
L'escalade par Greenpeace de la Tour Eiffel est la deuxième manifestation antinucléaire dans le centre de Paris en deux jours. Samedi, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans la capitale pour dénoncer le recours accru à l'énergie nucléaire. "Le président français et l'Union européenne devraient soutenir un modèle énergétique fondé sur les renouvelables, véritables énergies propres, disponibles en abondance et porteuses de paix", ajoute Marillier. "Que Nicolas Sarkozy décide absolument seul de l'exportation de technologies ultra-sensibles dans des pays à risques comme d'un deuxième EPR dans l'Hexagone fait de la France une république nucléaire comme on parle de républiques bananières", conclut-il.
(D'après agence)
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