Pour Areva, l'accident du Tricastin est "clos"

le 20 juillet 2008 à 09h45 , mis à jour le 20 juillet 2008 à 09h48

Sa présidente assure que personne n'a été contaminé et que l'environnement n'est pas menacé par la fuite d'uranium survenue il y a dix jours.

Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, sur le site de la centrale nucléaire Socatri (18 juillet 2008)Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, sur le site de la centrale nucléaire Socatri (18 juillet 2008) © TF1/LCI

Dix jours après la fuite d'uranium, Areva entend désormais mettre un terme à la polémique. Pour sa présidente, Anne Lauvergeon, "l'incident est clos". Dans Le Parisien, elle reconnaît les erreurs la filiale Socapri dans l'incident survenu au Tricastin il y a dix jours. La patronne d'Areva, qui s'est rendue sur place vendredi, a appris à cette occasion une autre fuite dans une usine à Romans-sur-Isère. Les deux anomalies ont été classées de niveau 1 sur une échelle qui en compte 7 par l'Autorité de sûreté nucléaire.

  • Tricastin : Areva relaxé du délit de pollution

    Socatri, la filiale d'Areva a toutefois été condamnée à 40.000 euros d'amende pour défaut d'information après un rejetd'uranium en 2008 par l'usine de retraitement du Tricastin.

    Publié le 14/10/2010 Tricastin : Areva relaxé du délit de pollution
Plus d'infos

 
"Ce type d'incident est toujours rendu public. Areva en a enregistré sept l'an dernier, le Commissariat à l'énergie atomique et EDF en ont compté 79", note-t-elle. Pour Anne Lauvergeon, il y a eu "deux grandes confusions" : "D'abord, on a annoncé une fuite d'uranium en montrant des photos de la centrale nucléaire. Cela a laissé croire à une fuite venant de celle-ci qui aurait été beaucoup plus grave", dit-elle
 
"Preuve que l'industrie est transparente"
 
Ensuite, poursuit-elle, "des gendarmes sont arrivés sur le plan d'eau de Lapalud  avec des mégaphones pour faire sortir les baigneurs en leur demandant d'abandonner leurs affaires sur place. Certains se sont vus conseiller d'aller à l'hôpital. Dans le même temps, l'ASN et Areva disaient qu'il n'y avait pas d'impact. Comment ne pas créer une immense confusion ?"    
 
La fuite d'un tuyau à Romans, cette semaine, est selon elle une coïncidence. "Mais j'y vois la preuve d'une industrie transparente, capable de dire tout, tout de suite, quel que soit le contexte", souligne Anne Lauvergeon pour qui ces affaires ne remettent pas en cause le modèle français du nucléaire et son système de contrôle qui "répond aux normes internationales les plus draconiennes".
 
D'après agence

le 20 juillet 2008 à 09:45
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience