Le site nucléaire du Tricastin, dans la Drôme. Image d'archives © DRL'incident a été jugé suffisamment minime pour ne pas être classé par l'Autorité de sûreté nucléaire - c'est-à-dire qu'il était inférieur en gravité au plus petit niveau de classification des incidents nucléaires, le niveau 1. Mais il survient à la suite de deux cas récents : une fuite de cuve à l'usine Socatri du Tricastin, et des rejets d'effluents radioactifs, officiellement "sans impact sur l'environnement", dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère.
Selon Le Dauphiné Libéré, quinze personnes sur le site nucléaire isérois de Saint-Alban/Saint-Maurice ont été contaminées vendredi par des radio-éléments. "Ces employés, venant d'entreprises extérieures (...) intervenaient sur un chantier de maintenance de l'unité de production n°2, actuellement à l'arrêt pour visite décennale", a-t-on indiqué chez EDF, en insistant sur la "légèreté" de la contamination. "Les employés ont été tout de suite orientés vers les services médicaux du site après le constat de ces traces lors de contrôles réglementaires en sortie de zone nucléaire".
Le précédent du mois d'avril
Toujours selon EDF, "les niveaux de contamination ont été inférieurs au centième de la limite réglementaire et de nouveaux contrôles médicaux, pratiqués ce matin (lundi), ont révélé qu'il n'y avait plus aucune trace dans leur organisme". Et "les pouvoirs publics et l'ASN ont été immédiatement prévenus par souci de transparence". EDF assure par ailleurs avoir lancé "des analyses pour comprendre les circonstances de cet évènement".
Selon Le Dauphiné Libéré, un tel incident en ce lieu n'est toutefois pas sans précédent : en avril 2008, une contamination légère, "au 20e de la limite réglementaire", avait été aussi constatée sur le site de Saint-Alban, sans être classée non plus.
D'après agence
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