Rejets d'uranium après une fuite de canalisation

le 18 juillet 2008 à 09h57 , mis à jour le 18 juillet 2008 à 13h59

Ces rejets constatés dans une usine de Romans-sur-Isère sont "sans impact sur l'environnement", selon l'Autorité de sûreté nucléaire.

Carte drôme

C'est le deuxième incident en moins de deux semaines dans une centrale nucléaire française. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) annoncé vendredi matin que des rejets d'effluents radioactifs ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale  d'Areva à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, à la suite d'une rupture de canalisation. "Les premières analyses montrent qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes", a déclaré Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN. "La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche", a-t-elle précisé. Toujours selon l'ASN, "l' épanchement d'uranium serait d'une quantité comprise entre 120 et 750 grammes."

L'incident s'est produit dans l'usine FBFC, qui fabrique du combustible nucléaire pour des centrales de production d'électricité et des réacteurs de  recherche. "Nous avons été avertis hier soir par Areva, exploitant de l'usine FBFC", a précisé la porte-parole. "Trois inspecteurs de l'ASN se sont rendus sur place pour examiner les circonstances de l'événement et les mesures prises par l'exploitant", a-t-elle ajouté.

"Pas du tout d'impact sur l'environnement"

L'ASN précise que la rupture "daterait de plusieurs années selon l'exploitant". Areva va procéder ce 18 juillet "au  nettoyage de la zone contaminée", poursuit l'ASN. Selon la société FBFC, il s'agit d'une canalisation reliant un atelier de  fabrication "de combustible CERCA" à une station de traitement. "La tuyauterie défaillante a été fermée par les équipes", a-t-elle précisé, en ajoutant que la préfecture de la Drôme et l'ASN avaient été prévenues "immédiatement". FBFC indique qu'elle proposera à l'ASN de classer cet incident au niveau 1 de l'échelle des incidents nucléaires (Ines) qui va de 0 à 7.

L'ASN a souligné qu'il s'agissait d'un incident de nature très différente de l'incident qui a eu lieu sur l'usine Socatri du site de Tricastin, dans le Vaucluse, dans la nuit du 7 au 8 juillet.  (Lire notre article) "De notre point de vue, il n'y a absolument pas de lien avec Socatri car il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement", a expliqué la porte-parole.

Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a également assuré vendredi que la fuite d'uranium détectée sur une conduite d'un site d'Areva à Romans-sur-Isère dans la Drôme n'aurait pas de conséquences sanitaires ou sur l'environnement. "Ne surdimensionnons pas, il y a 115 petites anomalies par an, il faut qu'on continue à les traiter. On est sur des sujets sans effet sur l'environnement et sans effet sur la santé", a-t-il déclaré avant d'affirmer qu'il souhaitait néanmoins "une remise à plat des pratiques sur la surêté nucléaire" à la rentrée prochaine".

D'après agence

le 18 juillet 2008 à 09:57
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