ogm maïs © TF1/LCIVendredi dernier, une centaine de faucheurs volontaires emmenés par José Bové détruisaient dans la Vienne, à Valdivienne et à Civaux, deux parcelles de maïs OGM MON810. Ces deux destructions avaient été suivies de la découverte d'une troisième parcelle également fauchée à Valdivienne. Et s'il faut en croire la firme Monsanto, c'était la dernière. Le semencier américain affirme désormais que, pour la première année, "100% des essais" OGM lancés en France en 2008 ont été détruits.
Un agriculteur intoxiqué : Monsanto responsable
Le géant américain Monsanto a été jugé "responsable", lundi à Lyon, de l'intoxication à l'herbicide en 2004 d'un agriculteur français, ouvrant la voie à des dommages-intérêts. Le groupe envisage de faire appel.
Publié le 13/02/2012
Monsanto est-il responsable d'une intoxication aux pesticides ?
La responsabilité du géant américain peut-elle être engagée pour les troubles présentés par un agriculteur qui utilisait un de ses produits - en l'occurrence un puissant herbicide ? Réponse ce lundi. La décision du TGI de Lyon pourrait ouvrir la voie à des dommages-intérêts.
Publié le 13/02/2012
"Opéré à la manière d'un show médiatique (...), l'acte de vandalisme du 15 août signe une bien triste conclusion : le retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies végétales", dénonce désormais Monsanto dans un communiqué vengeur. "Un pays qui laisse une poignée d'obscurantistes saccager sa recherche se prive de toutes les promesses de progrès que celle-ci porte pour le présent et pour l'avenir, et ce au détriment des citoyens et des consommateurs de ce pays", selon Laurent Martel, directeur de Monsanto France, cité dans le communiqué.
Polémique autour du MON810
Le groupe souligne par ailleurs que ses "expérimentations en biotechnologies (...) ont préalablement reçu du ministère de l'Agriculture toutes les autorisations requises" et qu'elles font "l'objet d'un suivi continu de la part des services administratifs de la Protection des végétaux comme des techniciens de Monsanto".
Les faucheurs, pour expliquer leur geste, affirment que le maïs détruit était de type MON810, une espèce dont la culture et la commercialisation est officiellement interdite en France depuis février 2008. Mais si la préfecture de la Vienne a confirmé qu'il s'agissait de MON810, elle a souligné que les deux parcelles étaient cultivées "à des fins d'expérimentation sous le contrôle du ministère de l'Agriculture", ce qu'autorise le décret du 9 février 2008 interdisant cette variété.
D'après agence
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