Le nouveau porte-parole du gouvernement, Luc Chatel (19 mars 2008) © TF1/LCIDepuis la rentrée, les projets d'extension du bonus-malus écologique, avérés ou démentis (comme la taxe écologique sur la consommation d'énergie), font débat au sein de l'opinion, de la majorité et même du gouvernement, notamment entre les ministères de l'Ecologie et du Budget. Aussi Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a-t-il voulu mettre les points sur les i.
Avec la fiscalité écologique, l'Etat ne va "pas s'en mettre dans les poches", a-t-il assuré mercredi. Les taxes écologiques, "ça n'est pas une taxe par jour" mais "les conséquences du Grenelle de l'environnement", a-t-il fait valoir lors de son point de presse hebdomadaire à l'issue du Conseil des ministres. "Il faut dorénavant une fiscalité environnementale, il faut que la fiscalité soit un outil d'orientation et de changement des comportements", a-t-il déclaré. "La règle générale de cette nouvelle fiscalité, c'est à prélèvements constants. L'Etat ne va pas s'en mettre dans les poches en passant parce qu'on oriente la fiscalité vers les produits environnementaux", a-t-il insisté.
De nouvelles taxes vertes (bonus-malus, écoprêt à taux zéro, taxe "pique nique") doivent être inscrites au budget 2009, mais doivent encore être soumises à d'ultimes arbitrages, dont celui du Parlement. Le président du l'Assemblée Bernard Accoyer (UMP) a critiqué mercredi un "concours Lépine" des prélèvements, après l'annonce d'une "taxe pique-nique", et l'éventualité -démentie par le ministère de l'Ecologie- d'une extension du bonus-malus à la consommation d'électricité.
D'après agence
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