Borloo tente de remobiliser les troupes du Grenelle

Par Sur place, Matthieu DURAND (avec agence), le 23 septembre 2008 à 11h45 , mis à jour le 23 septembre 2008 à 15h29

Le ministre de l'Ecologie réunissait mardi les différents acteurs du Grenelle de l'Environnement, un an après la mise en oeuvre de ce chantier écologique. Le coup d'arrêt donné l'extension du bonus-malus à de nouveaux produits a jeté le doute sur la volonté du gouvernement de soutenir le Grenelle.

Jean Louis Borloo

"Le Grenelle est solide : ce n'est pas le Grenelle d'un ministère mais le Grenelle du gouvernement". A l'occasion du premier point sur l'avancement du Grenelle de l'environnement, Jean-Louis Borloo a voulu rassurer les acteurs de cette démarche de développement durable réunis pour la première fois depuis un an : Etat, collectivités locales, fédérations patronales, syndicats et associations écologistes. "On n'est pas les uns contre les autres, a martelé le ministre de l'Ecologie. Il n'y a pas Bercy ou Matignon qui seraient contre."

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Les tiraillements au sein du gouvernement la semaine dernière, arbitrés vendredi par le chef de l'Etat qui a repoussé sine die l'extension des bonus-malus à de nouveaux produits, avaient été ressentis comme une fin de partie pour l'écologie et un désaveu de Jean-Louis Borloo"On est solide sur ce processus, y compris sur le prix écologique vers lequel on ira coûte que coûte", a-t-il réaffirmé mardi le ministre.

"Notre erreur..."
 
Toutefois, s'"il n'y a aucun doute sur la stratégie [du gouvernement] et la croissance verte - c'est la seule possible", Jean-Louis Borloo, accompagné de Nathalie Kosciusko-Morizet a insisté sur la nécessité de rester modestes et de faire preuve de patience. "Notre erreur, c'est de vouloir avoir raison trop vite ou contre les autres", a reconnu le ministre. Il a en particulier estimé qu"on s'était mal exprimé sur le bonus-malus", cette écotaxe dont l'extension à de nouveaux produits a pu être mal perçue par des Français déjà confrontés à la hausse des prix. "Le bonus-malus, c'est un signe adressé par la société et les consommateurs aux producteurs : 'Faites-nous des produits qui correspondent au XXIe siècle!'"

Jean-Louis Borloo a par ailleurs jugé "normal" qu'il y ait des "incidents de parcours, des incompréhensions - et il y en aura d'autres""Ce n'est pas parce qu'on a eu un problème une fois que ça remet en cause l'ensemble du projet Grenelle. A un moment, on ne peut pas avoir raison contre tout le monde", a-t-il ensuite ajouté.

"Collectivement, nous n'avons pas à rougir de ce que nous avons pu faire sans attendre la loi (lire l'encadré ci-dessous, NDLR], a souligné Nathalie Kosciusko-Morizet. L'année passée a été jalonnée de décisions fortes (...) portées par l'esprit du Grenelle". Et d'évoquer le bonus-malus écologique ou la clause de sauvegarde sur le maïs OGM. Concluant ce premier point d'étape, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie s'est adressée aux acteurs du Grenelle réunis dans la salle : "On a besoin de votre soutien exigeant (...) La 1e Loi Grenelle, c'est votre Grenelle. C'est un texte d'une finalité totale". Avant de terminer par un vibrant : "Venez au parlement !" 

Les prochaines étapes du Grenelle
  • fin de semaine : dispositions de la loi de finances pour 2009, dont un écoprêt à taux zéro pour encourager la rénovation thermique des bâtiments
  • à partir du 6 octobre : examen de la loi de programmation dite Grenelle 1 par l'Assemblée
  •  fin octobre/début novembre : présentation du projet de loi Grenelle 2 (mise en oeuvre technique des mesures)

 

 

Par Sur place, Matthieu DURAND (avec agence) le 23 septembre 2008 à 11:45
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13 Commentaires

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  • Baptiste, le 23/09/2008 à 16h28

    Même si le Français ne rejetaient plus de CO2 cela ne représenterait que 0,5% des rejet mondiaux. Arrêtons de nous prendre pour des pollueurs.... Révoltons nous ! L'émission de CO2 à bon dos, en fait le but est de faire rentrer des sous dans les caisses de l'état.... Et si l'on demandé lle bilan carbone de M Sarkozy.... et de Mr Hulot.

  • Verte, le 23/09/2008 à 16h16

    L'écoolo de service nous demande d'avoir des idées pour dépenser moins mais pour lui c'est plutôt l'inverse : il veut dépenser plus pour avoir moins d'idées. Mare de cette mascarade qui a chaque "plan" nous enfonce un peu plus. Les dégâts que nous subissons sont exclusivement dûs à notre bêtise et aux lobbies qui ont bloqué tous les projets qui n'étaient pas "pétrole" depuis au moins cinquante ans. Pourquoi Chirac s'interesse-t-il tant à l'écologie ? Serait-il dans le coup !

  • Querci, le 23/09/2008 à 16h07

    Le grenelle c'est bien mais il faudrait en parler aux usa,la chine,l'inde et le reste du monde.la france seule aura du mal a sauver la planete. en attendant payons.

  • Maurice, le 23/09/2008 à 15h59

    Ah oui Mr Borloo?? Donc on va encore avoir de nouvelles taxes sur le dos....

  • VERITE, le 23/09/2008 à 15h53

    Il y a beaucoup de bonnes idées dans les conseils qu'on nous donne et dans la volonté de réduire pollution et gaspillage mais malheureusement on a bien l'impression que la finalité est de créer des taxes nouvelles et des prélèvements masqués. A t-on vu une taxe diminuer le CO2 de l'atmosphère ?

  • Phiver, le 23/09/2008 à 15h28

    Le produit du XXI° siecle c'est le produit solide qui peut se revendre apres usage par vide grenier ou autre pour etre dans la societe post consommation. moins d'achats, moins de matieres premieres utilisées, c'est la reponse écologique idéale.C'est pour ca que les licencies de renault devront etre reclassés aussi avec d'autres but que de toujours produire plus.A nous de reflechir vers quoi ca peut mener, car de toute facon, il y aura 7 milliards d'homme et bien moins de boulots correspondant... reflechissons ensemble!

  • Anne92210, le 23/09/2008 à 15h13

    Il ne faut pas oublier que le système de malus aura à terme un effet pervers : hausse des prix sur le produits "vertueux", pour rééquilibrer les pertes sur les produits à malus. Au fait, je suis curieuse de savoir quel véhicule utilise Monsieur Borloo, combien d'émission de CO2 et si son ministère a payé le malus ou non, le cas échéant.

  • Michel Boisset, le 23/09/2008 à 15h04

    L'engagement écologique de l'UMP et de Sarko est bornée par les intérêts électoraux à court terme. Pour aller dans le sens des économies l'Élysée va acheter un Airbus d'occasion pour les déplacements présidentiels.

  • Kyky1949, le 23/09/2008 à 13h58

    L'ecologie est un moyen de taxer encore les francais .je pense que l'on en fait un peu trop concernant l'ecologie .instaurer un bonnus malus et continuer les guerres c'est un non sens. fermer les yeux sur les grandes industries poluantes c'est aussi un non sens. mais s'attaquer aux consommateurs c'est plus facile .interdire certains produits serait peut etre plus judicieux ou mettre des normes plus severes car le consommateur achete ce que l'on lui propose.

  • Rose, le 23/09/2008 à 13h41

    Il fraut un bonus-malus Pour les crottes de chiens!

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