En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Déchets toxiques "blanchis" : Arcelor dément toute faute


le 17 septembre 2008 à 14h22
Temps de lecture
4min
Sollac-Dunkerque Arcelor-Mittal

Le site Sollac-Dunkerque, société de valorisation de déchets filiale du groupe Arcelor / Crédits : TF1/LCI

A lire aussi
EnvironnementLe groupe a démenti mercredi l'implication de sa filiale Sollac Dunkerque dans un montage présumé entre plusieurs sociétés visant à "blanchir" des déchets toxiques.

"Nous n'avons pas eu à ce jour d'incident mettant en cause ArcelorMittal, qui respecte la réglementation" en matière de retraitement des déchets industriels dangereux". Via la voix de Daniel Soury-Lavergne, directeur général du groupe en France, ArcelorMittal a démenti mercredi l'implication de sa filiale Sollac Dunkerque dans un montage présumé entre plusieurs sociétés visant à "blanchir" des déchets toxiques.
 
Le parquet de Dunkerque a annoncé mercredi l'ouverture d'une information judiciaire pour, notamment, corruption, concussion, faux et usage de faux, exportation non déclarée de marchandises prohibées.
 
Un produit cancérigène
 
Les faits incriminés se seraient déroulés entre 2002 et 2005. Ils concernent Arcelor Atlantique et Lorraine, la SONOLUB (une société de valorisation des déchets), Rubis Terminal (entreposage d'hydrocarbures) et Agena Tramp (agent maritime), a précisé le parquet, confirmant les révélations de La Voix du Nord parues dans son édition de mercredi.
 
Selon le quotidien, Sollac Dunkerque (Arcelor Atlantique et Lorraine) déclarait "vendre" à la SONOLUB son fioul "naphtalisé", un produit cancérogène, pour retraitement, alors qu'en réalité, "le fioul était stocké par Rubis Terminal, vendu et convoyé en Belgique où il terminait son cycle comme carburant pour les super-tankers".
 
Le "processus sidérurgique normal"
 
ArcelorMittal reconnaît avoir travaillé avec la SONOLUB pendant la période concernée (1993-2004 selon La Voix du Nord) mais affirme ignorer l'utilisation qu'elle faisait des déchets livrés. "Soit le fioul est utilisé en interne, comme combustible (...) soit cédé à des entreprises extérieures, elles-mêmes agréées et contrôlées. Le processus de retraitement et de valorisation des déchets par ces entreprises est sous leur responsabilité", a souligné Daniel Soury-Lavergne.
 
Arcelor souligne par ailleurs que la "transformation du fioul domestique en fioul 'naphtalisé' fait partie du processus sidérurgique normal", et représente, pour le site de Dunkerque, entre 3.000 et 5.000 tonnes par an et non "pas plusieurs millions de tonnes", comme l'affirme La Voix du Nord.
 
Egalement mis en cause, le groupe Rubis Terminal assure n'avoir "jamais stocké les produits en question" et que son appontement "a simplement été utilisé pour les transborder", a affirmé à l'AFP un responsable du groupe. L'agent maritime Agena Tramp a de son côté nié toute responsabilité dans l'analyse du produit transporté alors que la SONOLUB n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.

Un "plan d'écononomies"... et des licenciements

Le numéro un mondial de l'acier a annoncé mercredi un plan d'économies de 4 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros) sur les cinq prochaines années, avec à la clé des "réductions d'effectifs", dont l'ampleur n'a pas été précisée. Dans un communiqué, ArcelorMittal a annoncé "la mise en place d'un nouveau plan de gains de gestion destiné à réaliser des économies d'échelle à hauteur de quatre milliards de dollars au cours des cinq prochaines années". "Ce plan visera principalement à accroître la productivité du personnel, à réduire la consommation d'énergie et à baisser les coûts de production afin d'augmenter le rendement et d'améliorer la qualité des produits", précise le texte diffusé à l'occasion de deux journées de rencontres de la direction avec les investisseurs à Londres.

La réalisation de ce plan passera par "des gains de productivité et des réductions d'effectifs à travers des plans de départ à la retraite volontaires, une attrition naturelle et une rationalisation ciblée", selon une présentation en ligne sur le site du groupe. ArcelorMittal n'a toutefois pas précisé l'ampleur de ces "réductions d'effectifs".

Selon une porte-parole du groupe, ce vaste plan d'économies ne prévoit "pas de licenciements secs" et n'aura "pas d'impact social" en France.

Commenter cet article

      Nous suivre :
      Halloween : Rémi Gaillard se fait clown entarteur

      Halloween : Rémi Gaillard se fait clown entarteur

      logAudience