François Fillon à Matignon le 18 août 2008 © LCI 
Pas de nouveau bonus-malus dans l'immédiat
"Rien n'est arbitré" en faveur de l'extension du bonus-malus à de nouvelles familles de produits, a déclaré jeudi François Fillon, en marge d'un déplacement à Rome. "Il n'y a pas d'arbitrage. Il n'y a aucune liste" pour l'extension du dispositif à de nouveaux produits, a indiqué le Premier ministre à la presse. "Cela viendra quand on aura fini d'évaluer" l'impact d'une telle extension, a-t-il ajouté. François Fillon a également regretté qu'il y ait eu "un peu de précipitation dans la communication" autour de ces bonus-malus. "Ce n'est pas très raisonnable", a-t-il estimé.
Jean-Louis Borloo avait exclu mercredi toute mise en place d'un système de bonus-malus sur les factures d'électricité visant à favoriser les ménages les moins gourmands en énergie. Le ministre de l'Ecologie démentait ainsi une information donnée par le quotidien Le Parisien. Mais Jean-Louis Borloo entend bien étendre ce dispositif, qui vise à encourager la production et la consommation de produits vertueux et énergétiquement sobres, à de nouvelles familles de produits dont la liste n'a pas été arrêtée. Il a ainsi espéré mercredi lancer le premier bonus-malus étendu d'ici la fin de l'année ou début 2009.
"On a fait croire qu'on allait taxer le produit et les gens"
Le principe du bonus-malus consiste à taxer les produits néfastes à l'environnement et à accorder des primes à l'achat des produits plus "vertueux". Un tel système a été mis en place pour les voitures neuves et le gouvernement envisage son extension à de nouvelles familles de produits comme les téléviseurs, les lave-linge et les réfrigérateurs. "Le bonus écologique, il y en a eu un, les voitures, 500.000 bonus distribués, ça a eu un véritable impact, plus de gens ont acheté des voitures qui consomment moins", a dit Jean-Louis Borloo.
Pour ce qui est de la taxe sur la vaisselle jetable, surnommée "taxe pique-nique", Jean-Louis Borloo a précisé qu'il s'agissait d'inciter les industriels à fabriquer des produits recyclables. "On a fait croire qu'on allait taxer le produit et les gens. En réalité, (c'est) simplement pour dire aux industriels 'faites des produits de vaisselle recyclables et pas des produits pas recyclables'", a-t-il expliqué, laissant entendre qu'il faudrait le faire évoluer ultérieurement en déplaçant le curseur.
(D'après agence)
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