François Fillon, le 25 août 2008 dans une école du Maine-et-Loire © TF1-LCIFrançois Fillon et Jean-Louis Borloo ont beau afficher leur unité de vues sur le Grenelle de l'environnement et la fiscalité écologique, la réalité est toute autre. En visite mercredi dans un pôle de compétitivité à Grenoble, le Premier ministre a lâché une pique à l'attention du ministre de l'Ecologie : "Je préfère cette illustration du Grenelle de l'environnement que les taxes pour orienter les comportements". Le tout dit avec le sourire.
"On n'est pas les uns contre les autres. Il n'y a pas Bercy ou Matignon qui seraient contre" le Grenelle, avait assuré la veille Jean-Louis Borloo, lors du point d'étape sur le Grenelle de l'environnement. S'en était suivi un déjeuner en tête-à-tête avec le chef du gouvernement dans un restaurant parisien pour enterrer la hache de guerre.
François Fillon semble donc avoir conservé ses peintures de guerre, à moins qu'il ait décoché une flèche de Parthe. Soutenu par les députés UMP et le ministre du Budget, il avait critiqué la semaine dernière la communication chaotique autour de l'extension du bonus-malus écologique. En reportant cette extension, le président de la République a donné raison au Premier ministre et désavoué par la même occasion le ministre de l'Ecologie.
Lors de son déplacement grenoblois, le chef du gouvernement a par ailleurs rappelé l'engagement de son gouvernement d'investir un milliard d'euros sur quatre ans pour la recherche, notamment dans l'énergie, dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
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