Le lâcher de l'ourse slovène Franska dans les Hautes-Pyrénées (archives). © TF1/LCILes associations pro et anti-ours qui s'affrontent en France depuis la réintroduction de plantigrades dans les Pyrénées, en 2006, se sont à nouveau opposées après les blessures infligées par un ours à un chasseur espagnol, jeudi dans le val d'Aran. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'ours à l'origine de l'attaque serait l'ourse Hvala, lâchée dans les Pyrénées françaises en 2006. Le chasseur qui a été attaqué participait à une battue au sanglier tout près de la frontière française sur le versant nord des Pyrénées. Griffé au bras gauche et mordu au mollet, il a été hospitalisé dans la commune espagnole de Vielha, où 15 points de suture lui ont été appliqués.
Dans les Pyrénées, les ourses font des oursonnes
Sur les six oursons nés ces deux dernières années dans les Pyrénées, cinq sont des femelles, a annoncé jeudi l'association Pays de l'Ours, Adet, dans un communiqué.
Publié le 06/01/2011
L'ADDIP, association pour le développement de l'identité pyrénéenne, qui regroupe les opposants, éleveurs aussi bien qu'élus, à la réintroduction d'ours slovènes dans les Pyrénées françaises, estime désormais que cet accident "n'est pas une surprise". Et l'association dénonce : "L'Etat français a choisi de faire des Pyrénées une grande réserve, en refusant de reconnaître qu'elles sont un territoire ouvert, humain très fréquenté : plus le nombre d'ours augmente, plus les problèmes vont se multiplier".
Qui a agressé l'autre ?
L'association Pays de l'ours - ADET (association pour le développement durable des Pyrénées) qui promeut la présence des ours dans le massif, s'en prend pour sa part au chasseur qui participait à la battue. Selon elle, "ce mode de chasse est accidentogène". L'association assure que "le chasseur a cru devoir effrayer (l'ours) pour qu'il parte plus vite (...) il est donc clair que l'ours n'a pas spontanément attaqué l'homme". L'ADET souligne qu'il convient de "ne pas avoir de comportement agressif" et ajoute "qu'en cas de rencontre à courte distance, un comportement calme et respectueux permet d'en rester à une peur... réciproque".
L'ADDIP réaffirme au contraire son opposition à "l'ensauvagement programmé des territoires" et réclame "une biodiversité à visage humain".
D'après agences
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