Un an pour sauver la planète

le 01 décembre 2008 à 18h37 , mis à jour le 01 décembre 2008 à 18h43

Plusieurs voix ont alerté sur les "menaces" qui risqueraient de se produire si rien ne sortait de la conférence de l'ONU sur le climat, qui s'est ouverte lundi à Poznan. Crise financière et passage de relais à la Maison-Blanche compliquent toutefois la tâche.

soleil nuage ciel chaleur canicule température © TF1/LCI.fr

La communauté internationale a été prévenue lundi, à l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le changement climatique à Poznan (Pologne), qu'elle avait un an pour se rassembler afin de sauver la planète d'un réchauffement fatal. Il s'agit de conclure, fin 2009 à Copenhague, un accord global ambitieux afin d'enrayer le changement climatique, malgré le difficile contexte de crise financière.

Devant quelque 9.000 délégués de 185 pays réunis jusqu'au 12 décembre pour la 14e conférence des Nations unies sur le changement climatique, l'hôte de la réunion, le ministre polonais de l'Environnement Maciej Nowicki, a jugé que "l'humanité par ses comportements a déjà poussé le système de la planète Terre jusqu'à ses limites". "Poursuivre ainsi provoquerait des menaces d'une intensité jamais vue : énormes sécheresses et inondations, cyclone dévastateurs, pandémie de maladies tropicales (...) et même conflits armés et migrations sans précédent", a-t-il lancé en appelant les négociateurs à ne pas "céder à d'obscurs intérêts particuliers (quand) nous devons modifier la direction dangereuse qu'a prise l'humanité".

Le président du Groupe d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), le Prix Nobel de la Paix 2007 Rajendra Pachauri, a également rappelé les graves impacts de "l'inaction" : de 4,3, à 6,9 milliards de personnes supplémentaires, vivant dans les grands bassins fluviaux, risqueraient d'être affectées par les sécheresses, "presque la majorité de l'humanité", a-t-il insisté. "Le travail qui vous attend est à la fois difficile et critique : mais en chaque difficulté gisent des opportunités, si vous savez vous concentrer sur ce qui vous unit plutôt que sur ce qui vous divise", a rappelé le secrétaire exécutif de la Convention Yvo De Boer. "Vous avez un an devant vous d'ici Copenhague. L'heure tourne. Il faut passer à la vitesse supérieure", a-t-il répété, reconnaissant cependant que la crise financière allait compliquer la tâche: "Mobiliser les ressources financières à l'échelle requise constituera un véritable défi".

"Relancer la balle"

"En dépit ou grâce à la crise, nous ne pouvons nous permettre de ralentir le pas", a également plaidé Brice Lalonde, ambassadeur de France pour le climat, dont le pays préside l'UE jusqu'au 31 décembre. Poznan est "un moment compliqué" de la négociation, a-t-il estimé en évoquant la difficile conclusion du Plan climat européen (-20% de gaz à effet de serre en 2020), qui divise les Etats membres, et la transition aux Etats-Unis, où Barack Obama succèdera à George W. Bush le 20 janvier.

"Disons qu'il nous manque ici une importante équipe de négociateurs", juge Brice Lalonde, en attendant l'entrée en fonction en janvier de la nouvelle administration Obama, nettement mieux disposée en faveur du climat. Pourtant, un délégué américain de l'équipe sortante, Harlan Watson, a évoqué un "large consensus sur d'importantes questions internationales" avec le nouveau président américain et a promis de "contribuer positivement de façon à ce que la prochaine équipe puisse ramasser la balle et la relancer".

Feuille de route à Bali

En décembre 2007, la conférence de Bali avait arrêté une "feuille de route" devant mener les 192 Etats signataires de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNNUCC) à la conclusion, fin 2009, de nouveaux engagements contre l'effet de serre. Des engagements renforcés et élargis afin d'inclure les Etats-Unis et les grandes économies émergentes, dont la Chine, devenue premier pollueur mondial. A ce jour, seuls les 37 pays industrialisés (tous, sauf les Etats-Unis) qui ont ratifié le Protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012. 

D'après agence

 

le 01 décembre 2008 à 18:37
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5 Commentaires

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  • Dom, le 17/04/2009 à 07h49

    Il n y a pas eu encore assez de degats pour qu ils agissent vraiment ! exemple : interdire les vehicules de grosse cylindree arreter d allez chercher des pommes en avion au bout du monde ...

  • Martin, le 02/12/2008 à 02h40

    Cela fait des années qu'on nous menace : les conférences débouchent sur des conclusions alarmantes et il ne se passe rien. Attendons que la nature fasse son oeuvre : quelques millions de morts aux USA, en Chine, au Brésil, en Inde, et le langage alarmant sera enfin entendu.

  • FaFar, le 01/12/2008 à 23h35

    C"est trop tard.

  • Thierry la Fronde, le 01/12/2008 à 21h22

    En qualité de docteur es sciences, je pense qu'il est déjà trop tard. Les changements climatiques sont irréversibles, il va falloir s'adapter. Et puis aussi longtemps que l'on associera écologie et business, on sera dans une impasse!

  • Anthony, le 01/12/2008 à 21h01

    J'espère qu'il feront ce qu'ils disent parce que c'est la vie de nos générations avenir qui en dépend !

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