Brouillard en ville © LCIGouvernements et scientifiques du monde entier étudient les moyens de freiner la hausse des températures, car, selon les météorologues, le réchauffement global du climat va provoquer des canicules, des sécheresses, des tempêtes plus violentes, accélérer l'extinction des espèces et faire monter le niveau des mers. Or en Europe, les températures montent plus vite que ce que prévoyaient les modèles climatiques.
L'étude de leur évolution au cours des 30 dernières années est éloquente : "elles augmentent à un rythme deux fois plus rapide que ce que prévoyaient les modèles", souligne Geert Jan van Oldenborgh, de l'institut météorologique royal des Pays-Bas. Le chercheur néerlandais et ses collègues ont donc voulu déterminer pourquoi.
Un effet inattendu de la baisse de la pollution atmosphérique
Leur conclusion est claire... et quelque peu inattendue : tout est de la faute du brouillard. Ou plutôt de sa raréfaction progressive. Des ciels plus clairs ont contribué en moyenne à hauteur de 5% à 10% à la montée des températures du Vieux continent au cours de la période étudiée, selon Geert Jan van Oldenborgh. "Moins de brouillard, cela signifie un plus grand ensoleillement à la surface terrestre, d'où hausse du mercure", souligne le chercheur. Or si cette raréfaction provient en partie de l'évolution du climat, elle est aussi due à la réduction de la pollution atmosphérique.
Pour aboutir à ce résultat, les chercheurs ont recueilli les données de 342 stations météorologiques installées dans les aéroports d'Europe et mesuré la densité du brouillard et de la brume depuis 1976. Ainsi, concluent-ils dans leur étude publiée par la revue Nature Geoscience, le nombre de jours où la visibilité est inférieure à deux kilomètres a été divisé de moitié par rapport à la fin des années 1970.
D'après agence
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