Une centrale nucléaire (archives) © LCIL'Elysée l'a confirmé dans la nuit de jeudi à vendredi : le deuxième réacteur nucléaire de 3e génération EPR en France sera construit à Penly (Seine-Maritime) par le groupe EDF. Selon l'édition électronique du Figaro qui avait dévoilé l'information jeudi soir, l'Elysée devait en outre annoncer "rapidement" le projet d'un troisième EPR, qui devrait cette fois être confié au groupe GDF Suez. Le président Nicolas Sarkozy avait annoncé début juillet sa décision de faire construire un nouvel EPR pour accroître la capacité française de production et d'exportation d'électricité.
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EDF a officiellement annoncé vendredi un report en 2014 pour le démarrage de son réacteur de Flamanville. Et le coût du chantier va aussi fortement augmenter.
Publié le 30/07/2010
Ce deuxième EPR, après celui actuellement en construction à Flamanville (Manche), sera confié à EDF en tant qu'investisseur et opérateur majoritaire, mais GDF Suez devrait être retenu comme partenaire minoritaire. Depuis des mois, EDF et GDF Suez bataillaient pour remporter le chantier de ce nouveau réacteur nucléaire à eau pressurisée. EDF réalise actuellement le premier EPR, un chantier commencé en décembre 2007 et qui va atteindre 4 milliards d'euros, contre 3,3 milliards prévus initialement. Ce premier EPR doit entrer en service en 2012 et sera exploité par EDF et le groupe italien Enel.
"Nous sommes satisfaits de la décision du gouvernement de construire un deuxième EPR en France qui va dans le bon sens pour la sécurité énergétique du pays et pour les acteurs du nucléaire", a affirmé le PDG du groupe d'énergie GDF Suez, Gérard Mestrallet. "C'est un atout incontestable pour la France de posséder deux grands acteurs du nucléaire, sur son territoire et à l'étranger", a-t-il souligné.
Les EPR, des réacteurs à eau sous pression (European Pressurised water Reactor) sont issus d'une technologie franco-allemande développée par Areva. Ils doivent prendre le relais des 58 réacteurs nucléaires français actuels, tous exploités par EDF. Le réseau "Sortir du nucléaire" a vivement critiqué cette hypothèse jeudi soir, en estimant que "l'annonce d'un nouvel EPR bafoue les engagements du débat public sur le premier EPR et les engagements européens de la France". "Sortir du nucléaire", qui fédère 840 associations estime qu'un nouvel EPR "détournera la France de son engagement de 20% de renouvelables en 2020" et indique vouloir attaquer en justice les autorisations de construction de l'EPR à Penly. Le Réseau explique dans un communiqué qu'il va se réunir en assemblée générale nationale ce week-end à La Rochelle pour "organiser la résistance citoyenne" contre ce projet.
(D'après agence)
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