Alerte au mercure sur six sites industriels

le 05 février 2009 à 08h58 , mis à jour le 06 février 2009 à 22h45

Six sites français produiraient toujours du chlore à partir du mercure, accuse la fédération France Nature Environnement.

réchauffement climat pollution carbone usine industrie © LCI/TF1

La fédération France Nature Environnement accuse : six sites industriels français dont trois importants continueraient de produire du chlore à partir du mercure, substance particulièrement toxique pour laquelle l'association écologiste réclame le respect du calendrier européen qui programme leur fermeture en 2010.

Dans un rapport présenté jeudi, FNE, qui est associée au réseau international Ban Mercury working group lancé aux Etats-Unis pour réclamer l'interdiction du mercure, rappelle que "l'engagement international pris dans les années 1990 d'abandonner ce procédé a été reporté par la France de dix ans". Soit jusqu'en 2019, au lieu de la date initialement arrêtée de 2010 en dépit d'alternatives industrielles viables. Or la campagne de mesures effectuée par les auteurs du rapport témoigne de niveaux de mercure alarmants dans l'air pour deux des sites visités, celui d'Arkema à Jarrie, en Isère et celui de la Société des produits chimiques d'Harbonnières, dans la Somme.

"Nous ne voulons pas donner de leçon mais lancer l'alerte"

A Harbonnières, alors que la production de chlore est installée dans le village de 1300 habitants et "au coeur des cultures agricoles", souligne l'un des auteurs, Marc Sénant, FNE assure avoir enregistré des taux de 400 à 600 nanogrammes/m3 tout au long de la mesure, avec des pics de rejets supérieurs à 1000 ng/m3. Mais surtout, sur le site d'Arkema à Jarrie, en périphérie de Grenoble, les émissions auraient atteint des pics à 20.000 ng/m3 et un "bruit de fond" supérieur à 300 ng/m3.

"Ce taux est vingt fois supérieur au seuil de risque défini par l'Organisation mondiale de la Santé pour une exposition chronique et plus de cent fois au seuil préconisé par l'Agence américaine d'enregistrement des substances toxiques", souligne Marc Sénant. "Nous ne voulons pas donner de leçon mais lancer l'alerte".

D'après agence

le 05 février 2009 à 08:58
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience