Faire du vélo en ville protège de la pollution

Par L.D. (Avec agence), le 17 février 2009 à 11h48 , mis à jour le 17 février 2009 à 11h58

C'est une étude d'Airparif qui l'affirme et le prouve : le cycliste parisien, tout comme le piéton, est moins exposé à la pollution que l'automobiliste.

Jeune fille lisant adossée à son vélo, dans un parc de Paris (10 mai 2008)Jeune fille lisant adossée à son vélo, dans un parc de Paris (10 mai 2008) © TF1/LCI

Avis aux incrédules : ceci n'est pas une plaisanterie mais une étude très sérieuse rendue publique par Airparif mardi : contrairement aux idées reçues, le cycliste parisien, tout comme le piéton, est moins exposé à la pollution que l'automobiliste, grâce aux aménagements lui permettant de s'éloigner, au moins temporairement, du flux de circulation. Malheur donc à l'automobiliste qui se prend tout dans le nez...

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Pour effectuer son étude, Airparif a mis au point un vélo de livraison spécialement équipé avec une prise d'air à hauteur du nez du cycliste et des appareils de mesure automatique pour les oxydes d'azote et les particules. Et les résultats sont là, scientifiquement prouvés : pistes cyclables, couloirs de bus, marquages au sol : les différents aménagements ont, à des degrés divers, "tous un effet bénéfique en éloignant le cycliste du flot de véhicules", souligne l'organisme de surveillance de la qualité de l'air.

Jusqu'à cinq fois moins exposé 

En empruntant une piste cyclable sur un trajet le long des quais sur la rive droite de la Seine, l'exposition d'un cycliste est par exemple réduite de 30% à 45% par rapport à un cycliste resté dans le flux de circulation. "On se doutait que l'éloignement au trafic allait apporter un bénéfice pour le cycliste, mais que ce soit aussi marqué n'était pas évident", explique l'adjointe au directeur d'Airparif. "Le piéton est deux à cinq fois moins exposé que l'automobiliste à la pollution. Le vélo va se situer entre les deux, et plus il prendra des voies avec aménagements, plus il se rapprochera de l'exposition du piéton", précise-t-elle.
 
Contrairement à une idée reçue, être dans sa voiture ne signifie pas être coupé de la pollution. L'habitacle n'est pas étanche et l'air a besoin d'être renouvelé. "Dans l'habitacle, la pollution va monter plus progressivement mais elle va aussi mettre plus de temps à se résorber", explique la responsable d'Airparif. Les pistes cyclables représentent la meilleure protection en terme de pollution, que ce soit pour le dioxyde d'azote ou les particules, souligne l'étude. Petit bémol : le bilan des couloirs de bus est plus contrasté : très larges, ils permettent un éloignement de la circulation, mais lorsque le cycliste se trouve derrière un bus ou un taxi, des "pics importants, même s'ils sont très brefs et peu fréquents", ont été observés.

Par L.D. (Avec agence) le 17 février 2009 à 11:48
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