© TF1/LCIIl ne s'agit pas encore de contraindre la France. Mais elle est dans le viseur, tout comme la Grèce, autre récalcitrante aux cultures d'OGM. En attendant, la Commission européenne s'attaque ce lundi à deux pays : l'Autriche et la Hongrie. Et Bruxelles va s'efforcer, à l'occasion d'une réunion des ministres de l'Environnement, de contraindre les "mauvais élèves" à lever l'interdiction de cultiver le maïs génétiquement modifié MON 810, commercialisé par la multinationale américaine Monsanto. Quant à Paris et Athènes, leur tour viendra au printemps.
Les OGM sur la table des ministres européens
Irritée par les frondes et atermoiements des divers Etats membres sur la question des OGM, la Commission européenne propose de leur rendre la décision finale : à eux de choisir d'autoriser ou non les cultures transgéniques sur leur territoire. La proposition est en discussion ce lundi à Bruxelles.
Publié le 27/09/2010
Saccage de vignes transgéniques à l'Inra
70 pieds de vigne transgénique dans l'unité de Colmar de l'Institut national de recherche agronomique ont été saccagés dans la nuit de samedi à dimanche par des militants anti-OGM.
Publié le 15/08/2010
Une trêve dans la bataille des OGM en Europe ?
Barroso avait tenté de passer en force avant d'être désavoué par les gouvernements de l'UE. Face à la défiance générale des Européens vis-à-vis des OGM, Bruxelles compte proposer une trêve. Les écologistes dénoncent déjà "un marché de dupe".
Publié le 11/07/2010
OGM: Monsanto gagne en justice contre des agriculteurs bio américains
Donnant raison lundi au groupe agrochimique, la Cour suprême des Etats-Unis a annulé la suspension de la vente de semence de luzerne génétiquement modifiée.
Publié le 21/06/2010
Les OGM font leur retour en force
Feu vert à la culture d'une pomme de terre comportant un gène de résistance aux antibiotiques, feu vert à la commercialisation de trois maïs OGM de Monsanto : les écologistes européens ne décolèrent pas contre la Commission européenne.
Publié le 02/03/2010
Barroso veut imposer la culture des OGM
Le président de la Commission européenne veut relancer le processus d'autorisation de culture de deux OGM controversés au sein de tous les pays de l'UE : le maïs MON 810 et la pomme de terre Amflora.
Publié le 08/02/2010
La décision de forcer la main à ces quatre pays émane du président de la Commission, José Manuel Barroso. Elle intrigue et irrite plusieurs Etats. "Cette démarche est contreproductive. Beaucoup d'Etats le disent", confie un diplomate français. "L'objectif est difficile à discerner et cela risque de crisper l'opinion à quelques mois des élections européennes. Cela devrait amener la Commission à une certaine prudence".
"Ça se jouera à quelques voix près"
Le renouvellement de l'autorisation accordée en 1998 pour l'importation et la culture du MON 810 est en effet en cours d'examen et l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments a demandé à la multinationale des "informations supplémentaires concernant l'impact environnemental". Mais, invoquant une possible plainte contre l'UE à l'OMC, Barroso ne veut pas attendre. Face aux divisions des pays membres, très fortes sur le dossier OGM, il compte sur un mécanisme de décision complexe pour imposer la levée des interdictions.
Les ministres de l'Environnement vont donc voter ce lundi pour ou contre les interdictions autrichienne et hongroise. La décision sera prise à la majorité qualifiée - chaque pays dispose d'un nombre de voix proportionnel à sa population - qui impose de réunir 255 des 345 suffrages. "Ça se jouera à quelques voix près", prédisent plusieurs délégations. Quatre pays - Royaume-Uni, Suède, Finlande et Pays-Bas - ont indiqué leur intention de voter la levée des interdictions en Autriche et en Hongrie. Ils réunissent 59 voix. Dix-neuf pays doivent voter contre. Ils totalisent 214 voix, loin de la majorité qualifiée. Et quatre pays n'ont pas encore pris leur décision : l'Allemagne, l'Espagne, la Belgique et l'Estonie.
Si la majorité qualifiée n'était pas atteinte, la Commission aurait malgré tout le droit de faire lever les clauses autrichienne et hongroise. Mais il serait difficile de justifier une décision prise contre une majorité de pays. Si au contraire une majorité qualifiée votait contre la Commission, ce serait un désaveu pour Barroso, candidat à un nouveau mandat à la tête de la Commission.
D'après agence
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