Jouanno promet une vaste traque au mercure "cet été"

le 16 mars 2009 à 17h54 , mis à jour le 16 mars 2009 à 18h22

Etat, industriels et associations écologistes lanceront cet été une campagne de mesure du mercure autour de six sites industriels. Une démarche lancée lundi par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

Chantal Jouanno EcologieChantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, à L'Isle Adam, le 3 février 2009. © REUTERS/Philippe Wojazer

Une nouvelle campagne de mesures autour des six sites industriels, dont celui d'Arkema à Jarrie (Isère), produisant du chlore à partir de mercure, débutera "cet été", a annoncé lundi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno. Le mercure est en effet un violent poison neurotoxique.

Cette campagne de mesures sera réalisée à "trois" avec l'industriel, les services de l'Etat et les associations, sur le site de Jarrie. Elle sera "généralisée à l'ensemble des sites en France pour permettre d'avoir des comparaisons", a précisé Chantal Jouanno, lors d'une réunion sur ce thème, à Grenoble.

Cette décision fait suite à la publication en février d'une étude de France nature environnement (FNE), assurant notamment que sur le site d'Arkema à Jarrie, les émissions de mercure utilisé pour produire du chlore ont atteint des pics à 20.000 nanogrammes/m3, soit un taux "vingt fois supérieur au seuil de risque défini par l'Organisation mondiale de la santé pour une exposition chronique". La méthodologie de cette étude ayant été contestée, la FNE et les services de l'Etat sont en train de se mettre d'accord sur de nouvelles méthodes de mesures.

Conversion du chlore

Par ailleurs, le ministère de l'Ecologie et les industriels concernés mènent actuellement des discussions pour tenter d'accélérer le calendrier visant à programmer la fin du processus de fabrication de chlore à base de mercure (prévue en 2019). Deux réunions ont déjà eu lieu avec les industriels et "l'objectif est de finaliser la négociation" sur un nouveau calendrier "à l'automne", a précisé la secrétaire d'Etat.

En échange, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno se sont engagés "à étudier la possibilité d'aides financières" pour permettre aux industriels d'installer des dispositifs de remplacement à cette méthode de fabrication du chlore utilisant du mercure. Les coûts de conversion représentent un investissement global "de l'ordre de 10 à 20 millions d'euros par site", selon une première estimation.

D'après agence

le 16 mars 2009 à 17:54
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