"Nous resterons sur Terre" : le film choc d'un désastre

Par Matthieu DURAND, le 08 avril 2009 à 05h30 , mis à jour le 07 avril 2009 à 19h27

Chronique - Ce documentaire de toute beauté, qui sort ce mercredi, montre l'impact dramatique des activités humaines sur notre planète. Un film qui ne laisse pas indifférent.

Nous resterons sur Terre de Pierre Barougier, Olivier BourgeoisNous resterons sur Terre de Pierre Barougier, Olivier Bourgeois © Zootrope Films

 
Découvrez la bande-annonce de Nous _resterons_sur_Terre

 

 

Les activités de l'homme mettent la planète en péril. Dans Une Vérité qui dérange, Al Gore avait brillamment présenté des chiffres et asséné des faits ; Un Jour sur Terre, le documentaire de la BBC, avait montré les splendeurs en péril de la nature. Avec Nous resterons sur Terre, qui sort ce mercredi sur les écrans français, Olivier Bourgeois et Pierre Barougier enfoncent le clou.


Leur documentaire présente en parallèle la beauté fragile d'un monde sauvage et l'industrialisation à outrance de la civilisation humaine. A la course d'un guépard dans la savane répond le flot incessant des piétons traversant les avenues de Tokyo. En Amazonie, des Indiens partagent un repas dans la convivialité tandis que quelque part dans une usine du "Nord", des milliers de poulets sont découpés et empaquetés à la chaîne.


Des images choc, entrecoupées par les réflexions fortes de quatre grands témoins : deux prix Nobel de la Paix, Wangari Maathai et Mikhaïl Gorbatchev, l'environnementaliste britannique James Lovelock et le philosophe français Edgar Morin. Ces penseurs disent simplement l'effarant fossé qui sépare aujourd'hui l'homme de son milieu naturel. Ils en soulignent l'absurdité et la dangerosité pour notre survie même. Tout en entretenant l'espoir qu'un sursaut est encore possible. Si nous sommes prêts à franchir le pas.

Beauté formelle

La qualité de Nous resterons sur Terre tient à la force de son message mais aussi à sa beauté formelle. Avec la même exigence que pour un long-métrage de fiction, les cinéastes ont travaillé images, musique et son. Lents travellings, ralentis ou images accélérées mettent l'accent sur une réalité qui enchante ou horrifie, comme l'avait fait en son temps la Trilogie Qatsi (Koyaanisqatsi, Powaqqatsi et Naqoyqatsi), réalisée par Godfrey Reggio sur une musique de Philip Glass.


Le dégoût assaille le spectateur face à un tel gâchis. Le message de Bourgeois et Barougier est passé : Nous resterons sur Terre... ou pas.

 

 

 

 

Par Matthieu DURAND le 08 avril 2009 à 05:30
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

10 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Remi, le 28/05/2009 à 18h18

    Je n'ai pas encore vue ce film, mais j'ai vue la 11eme heure qui a priori y ressemble beaucoup. et oui l'homme auto proclamée espece superieure , dominante est intelligente n'est plus une espece de la nature . je pense que tous ces ideaux ecologique sont beau , ils sont meme necessaire , pas pour sauver notre environnement ou eviter l'instinction de notre puerile espece mais au moins pour laisser dans l'histoire de cette planete la trace d'une tentative de la proteger et de changer. le drame c'est que nous n'ayons pas ete capable de prendre exemple sur la nature qui est parfaite ,

  • Zeff6, le 14/04/2009 à 20h35

    Je suis surpris par votre critique, je vous trouve bien gentil, pour ne pas dire condescendant. L'importance du sujet, la perte de notre lien à la nature, demandait de la rigueur et une vraie vision d'auteur. Or ce documentaire est en vrac : il réussit l'exploit de partir dans tous les sens tout en faisant du surplace et en tournant en rond!!! Cette succession de clips manièrés, comme autant de bandes démo d'un réalisateur qui tenterait de nous imposer son pseudo-talent est à vomir. Et que dire de l'utilisation des quatres personnalités... pourtant éminentes... elles sont là en bouche trou entre deux disques... Elles ne servent pas le film (et même pas le propos puisqu'il n'y en a pas) c'est plutôt le film qui se sert d'elles. Histoire de pallier ses propres carences. Ce film opportuniste n'est même pas intéressé par son propre sujet et cherche, en faisant le malin, à se faire une place au soleil. Etant donné le sujet, ce n'est pas seulement dommage, c'est une honte. Donnons lui sa juste place : dans le plus strict anonymat des poubelles du septième art. Le titre lui est excellent : reste à lui trouver un nouveau réalisateur... le sujet n'étant pas (et de loin) épuisé.

  • Sylviane, le 09/04/2009 à 09h23

    Toutes sortes de choses nous menacent, mais la pire est sans doute cet état d'inconscience dans lequel est plongée une grande partie de l'humanité, et dont l'aveuglement nous entraîne vers des catastrophes certaines. Comment ne pas réagir à ces images qui démontrent de plus en plus d'égoïsme et de sauvagerie ! Sans solidarité, sans partage, il n'y a plus d'amour et donc plus d'humanité... Sommes nous à ce point fous ? Sommes nous à ce point endormis ? Regardons nous avec sévérité et franchise. Nous sommes tous responsables par nos attitudes à consommer et surtout à obéir comme des robots à des lois de marché qu'on nous impose et qui nous appauvrissent toujours plus chaque jour, matériellement et spirituellement. Seule une grande prise de conscience nous permettra de nous relever. A méditer... Bonne journée à tous.

  • Jean Marie, le 08/04/2009 à 22h59

    Encore un film, des constats ..... il faut se bouger, vite, tous ensemble et dans la bonne direction, vers une civilisation qui mettra en son centre l'homme pour vivre en harmonie avec notre TERRE; Bref je constate, je souhaiterait que l'on aboutisse vers des vrais solutions, pérennes ... Comment faire comprendre aux hommes politiques aux économistes ... notre volonté individuelle de changement, nous ommes je pense nombreux à vouloir réagir, mais notre modéle de société de consommation nous guide vers le contraire; comment créer cette société nouvelle qui nous guiderait vers les bons choix. Je propose au lieu d'une grève, pour montrer notre mécontentement , de décider un jour donné de former une ligne de solidarité en se tennat tous par les mains, plus longue sera la ligne plus le lien sera fort plus le message sera entendu ....

  • Patrice, le 08/04/2009 à 19h51

    7 milliards aujourd'hui, bientot le double...comment est il possible d'evoquer la fragilite du monde sauvage sans evoquer la demographie galopante ????

  • Benoit, le 08/04/2009 à 14h17

    Encore des constats et des questions qui restent sans reponses.

  • MEKIL, le 08/04/2009 à 13h55

    Je suis "ecologue"...et franchement ces films ne reveillent pas les consciences! La fiscalite le ferait mieux. La vidéo montrant le découpage de l'arbre est nulle...si la forêt est gérée quel est le problème? Idem pour celle de dessous...si les machines ont recyclées? Bref du pipeau démago!

  • Jean-michel, le 08/04/2009 à 10h13

    C'est bien de dénoncer tout ça mais ou sont les solutions? Cette crise illustre à quel point la croissance du "pouvoir d'achat" est directement lié à la consommation. Aujourd'hui, on nous propose de tout repeindre en vert, mais cette activité va encore polluer, détruire des forêts etc. La vrai question est la suivante: Cette destruction n'est pas simplement lié à l'accroissement démographique spectaculaire du dernier siècle? Est-ce raisonnable de passer, en 1900 1.5 milliard d'habitants sur la terre, en 2008 6.3 milliards. L'activité humaine est directement lié à l'accroissement des populations. une hérésie comparée au cycle naturel. La nature: à biotope donné, accueil d'une population. au delà, dépérissement du milieu, accroissement des maladies, mort naturelle de l'espèce. Pourquoi en serait il différent pour l'espèce homo sapiens sapiens? Merci de me publier.

  • Jonathan D., le 08/04/2009 à 10h03

    Il y a également eu Un jour sur Terre qui est un magnifique documentaire sur notre planète où là le but est de donner les plus belles images de ntores planètes avec une explication sur certains changements à cause du réchauffement climatique.

  • Phil, le 08/04/2009 à 07h56

    Le livre du film est publié aux éditions VERLHAC, et le livre est splendide !

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience