Plage de Saint Denis d'Oléron, Pavillon bleu © Dominique AbitLCI.fr : Sans révéler la totalité du palmarès pouvez-vous citer des lauréats ?
Thierry Lerévérend : Cette année, 106 communes ont obtenu le Pavillon bleu. Je peux vous révéler que Pont-l'Evêque, Etretat et Toulon, qui postulaient pour la première fois, ont obtenu le label. Leucate (Aude), Port la Nouvelle (Aude) et Sainte Maxime (Var), vont hisser encore une fois le drapeau pour la vingtième année consécutive. Le Languedoc-Roussillon est la région qui arrive en tête avec 21 communes hissant pavillon sur 106, suivie des Pays de Loire et de la région PACA. A contrario, on peut noter de grandes absentes : le Sud Ouest (Pyrénées atlantiques, Pyrénées orientales et les Landes), ainsi que les Antilles, alors que la Réunion, avec deux sites, et la Polynésie française, avec Bora Bora, battent Pavillon bleu. La totalité du palmares sera publiée sur notre site internet www.pavillonbleu.org..
LCI.fr : A quoi sert le Pavillon bleu ?
Thierry Lerévérend : Le but du Pavillon bleu est de sensibiliser les gestionnaires des collectivités touristiques à la gestion de l'environnement. Le Pavillon bleu n'est pas seulement un gage de propreté du sable et de l'eau. Il prend en compte trois grands critères. Le premier est lié à l'environnement général ou la gestion du site. Le deuxième critère est lié à la gestion des déchets et enfin le dernier critère est lié à la gestion de l'eau et du milieu. C'est donc un gage de bonne gestion des déchets, de protection de la faune et de la flore, d'achats responsables (papiers d'entretiens, ampoules vertes pour l'éclairage publique), de réduction des produits chimiques pour l'entretien des espaces verts, de création de pistes cyclables. Autre exemple, il prend aussi en compte la création de navettes entre la plage et le centre ville pour éviter la construction de parkings aux abords des plages. Depuis l'année dernière, l'économie d‘énergie est devenu un critère important pour l'obtention du Pavillon. En effet, trois gros postes sont consommateurs d'énergie pour les villes : l'éclairage public des rues et des immeubles, l'isolation et le chauffage des bâtiments, et les transports (utilisation de véhicules hybrides, transports électriques etc...).
LCI.fr : Quel est l'historique du Pavillon Bleu ?
Thierry Lerévérend : Le Pavillon bleu existe depuis 1985. C'est une idée française. Elle a été élargie à l'Europe deux ans plus tard et depuis 2001, au niveau mondial. Aujourd'hui, 60 pays participent à cette opération dont l'Afrique du Sud et la Chine. A sa création, il était décerné essentiellement aux villes du littoral mais depuis une dizaine d'années des villes touristiques de l'intérieur des terres hissent aussi le Pavillon bleu, notamment celles qui ont développé des bases de loisirs ou un tourisme vert. On peut citer l'exemple d'Orléans qui a obtenu cette année le label Pavillon bleu. Il faut souligner que les demandes principales émanent de villes à fort tourisme de masse.
| Les villes doivent demander le Pavillon |
Le Pavillon bleu n'est décerné qu'aux communes qui en font la demande. Comme le souligne Thierry Lerévérend, le but du Pavillon bleu est de promouvoir les villes qui s'inscrivent dans une démarche environnementale et n'a pas vocation à stigmatiser les autres. Un dossier complet doit être envoyé à l'organisation. Le Pavillon bleu travaille avec l'AdemE, la DDE et plusieurs organismes de l'Etats qui lui permettent de vérifier les informations données. Des contrôles sur place peuvent aussi être réalisés. Pour être labellisé, il faut donc remplir l'ensemble des critères essentiels, avoir une politique environnementale globale affirmée et être dans l'esprit du Pavillon bleu dans une démarche de tourisme durable et suivre les recommandations émises par le jury national année après année. |
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