Paysage du Cotentin © TF1/LCILe principe est simple : taxer les consommateurs d'énergies polluantes pour favoriser le développement d'énergies propres. Mais le livre blanc présenté demain n'est qu'une base de réflexion, et ne s'avance pas à faire de propositions concrètes quant à l'application de cette taxe.
Taxer les producteurs d'énergie ou les consommateurs
La fondation Nicolas Hulot propose que les ménages, les entreprises et les administrations soient mis à contribution sur leur consommation d'énergies fossiles, principalement le gaz, le fioul et le charbon. C'est ensuite la part de la consommation d'électricité provenant des énergies fossiles qui serait soumise à la taxe climat. Les grandes entreprises déjà soumises à des quotas carbone devraient être exonérées.
Une taxe sur l'électricité, qui se répercuterait directement sur la facture du consommateur, serait un geste fort pour inciter les Français à réduire leur consommation, mais pourrait être très mal perçue en période de crise. D'autant qu'elle pénaliserait les ménages les moins aisés, qui consacrent déjà une part élevée de leur budget au chauffage et au transport.
Compenser la suppression de la taxe professionnelle
Jean-Louis Borloo a donc tenté de rassurer en laissant entendre que la taxe toucherait les producteurs et non les consommateurs, et qu'un système de compensation serait mis en place. "Il s'agit de donner un signal prix, donc de restituer par un chèque vert s'il y a une taxe. Donc tout ça est neutre." Si la taxe climat inclut les ménages, elle pourrait rapporter 5 à 6 milliards d'euros à l'Etat. Un montant qui compenserait une bonne partie de la suppression de la taxe professionnelle.
La question épineuse de l'application de cette taxe verte fera l'objet d'une réunion les 2 et 3 juillet prochain, des experts détermineront alors les mécanismes de taxation. Si un consensus est trouvé, la taxe climat pourrait être inscrite dans le budget 2010.
| La Suède plaide pour les taxes carbones |
| Elle prendra la présidence de l'UE le 1er juillet prochain et va recommander aux autres pays européens d'instaurer une taxe sur les émissions de carbone. Dès 1991, elle a crée une taxe verte sur la tonne de CO2 émise. C'est "de fait la mesure que l'on a prise qui s'est avérée la plus efficace", a affirmé le Premier ministre Fredrik Reinfeldt, Il a souligné qu'une telle mesure, déjà en vigueur dans quatre pays de l'UE, était d'autant plus pertinente que la plupart des gouvernements européens se plaignent aujourd'hui, avec la crise économique, de "manquer de ressources budgétaires pour tenir leurs obligations en matière de climat".
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