© SXC.HULe métro moins polluant que la voiture ? Oui mais..., révèle jeudi Airparif, qui a mené une campagne de mesures campagne à la station Faidherbe-Chaligny du 1er au 15 décembre 2008 sur les particules fines PM10 et PM2,5 et le dioxyde d'azote (NO2).
"A l'intérieur de la station, les mesures de particules PM10 sont près de 2,5 fois supérieures aux teneurs relevées aux abords immédiat et 1,5 fois supérieures à celles relevées à la Porte d'Auteuil sur le boulevard périphérique", explique Karine Léger d'Airparif. Les PM2,5 sont une fois et demi plus présentes dans le métro qu'en sortie de station. Le niveau des PM10 se situait en moyenne à 60 microgrammes/m3 en station contre près de 22 en extérieur et atteignait, comme pour les PM2,5, son maximum aux heures de pointe matin et soir - jusqu'à 194 mg le 8 décembre.
Les particules fines PM10 (inférieures à 10 micromètres) et PM2,5 (inférieures à 2,5 micromètres) sont traditionnellement très présentes sur les réseaux ferrés et sont dues à l'effet mécanique du freinage des rames sur les rails et à l'environnement extérieur (véhicules, chauffage et industrie), ajoute-t-elle. Les relevés ont été effectués de part et d'autre des rails sur les quais et, en extérieur, à l'entrée de la station et sur la grille de ventilation.
"Toujours mieux que la voiture"
"Mais le niveau de dioxyde d'azote [dans la station] reste nettement inférieur : environ 1,5 fois moins qu'à la Porte d'Auteuil et 2,5 fois moins qu'en voiture (également très exposée aux particules). Enfin, il n'y a pas d'ozone dans le métro", relativise Karine Léger. "Comparé à la voiture, c'est toujours mieux, même si certains polluants sont d'un niveau équivalent, on a moins de dioxyde d'azote et on n'a pas d'ozone", explique-t-elle.
Ces résultats sont similaires à ceux de la RATP. Airparif conduira une nouvelle campagne dans une station plus complexe (avec de multiples lignes, comme Auber ou Châtelet) d'ici la fin de l'année.
D'après agence
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