© TsunarisquePrès de cinq ans après le terrible tsunami dans l'Océan Indien, les autorités françaises annoncent vendredi qu'elles accueilleront un centre d'alerte aux tsunamis pour la Méditerranée occidentale et l'Atlantique Nord-Est. Objectif : pouvoir détecter les tsunamis avec une demi-heure d'avance afin de pouvoir évacuer les plages à temps.
Le dispositif, qui devrait être opérationnel fin 2011, sera installé sur le site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Bruyères-le-Châtel (Essonne), a précisé le ministère du Développement durable. Le CEA dispose en effet d'un système de détection très sensible des microséismes provoqués par les essais nucléaires. Or, le phénomène des tsunamis est également lié aux microséismes. Ce dispositif militaire sera donc étendu à la détection des tsunamis pour protéger les côtes françaises, explique-t-on au ministère.
24 heures sur 24
La mise en chantier de ce centre représente un investissement initial de 4 millions d'euros correspondant à des développements de logiciels et par la suite, un coût de fonctionnement de 4 millions d'euros par an. Le réseau de détection des essais nucléaires ne fonctionne pas 24h sur 24, alors que la détection des tsunamis exige une surveillance 24h/24, 7 jours sur 7. Ces coûts vont être partagés à 50/50 entre le ministère du Développement durable, responsable de la gestion des risques naturels, et le ministère de l'Intérieur, responsable de la sécurité civile. Une lettre d'engagement a été signée entre ces deux ministères et le CEA.
Le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo avait proposé en novembre dernier à la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'Unesco la candidature de la France pour la mise en place du centre. Un total de 911 tsunamis ont déferlé sur les mers et océans de la planète depuis le début du XXe siècle, dont 77% autour de l'océan Pacifique, 10% dans l'Atlantique, 9% en Méditerranée et seulement 4% dans l'océan Indien.
D'après agence
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