Fuite de pétrole dans les Bouches-du-Rhône © TF1/LCIAprès la fuite sur un oléoduc vendredi dans les Bouches-du-Rhône, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno a annoncé un plan de modernisation des pipelines, selon le Parisien paru dimanche. "D'ici à la fin novembre, il y aura un renforcement des contrôles et une surveillance plus fréquente des installations", a-t-elle indiqué au quotidien, après s'être rendue sur le lieu de la pollution qu'elle a qualifié de "vrai désastre écologique".
Elle a déploré que les contrôles de fond sur les quelque 366.500 kilomètres de pipelines véhiculant du gaz n'aient lieu qu'une fois tous les dix ans, "ce qui n'est pas raisonnable". "Nous allons mener un plan de modernisation de ces réseaux qui sont stratégiques pour le pays", a ajouté la secrétaire d'Etat qui estime qu'en matière "de risques écologiques et sanitaires il faut appliquer la tolérance zéro".
Pas de risque pour l'eau potable
La fuite sur un oléoduc avait entraîné vendredi la propagation d'une nappe de 4.000 m3 de pétrole brut sur deux hectares dans la réserve naturelle de Coussouls de Crau. Les opérations de pompage en surface de la nappe ont pris fin samedi, a annoncé la préfecture de ce département. Un sondage devait être réalisé dimanche pour évaluer la hauteur de terre touchée, préalable à l'excavation des 2 hectares de terrain pollué.
L'alimentation en eau potable des communes riveraines n'est à ce stade pas menacée, a par ailleurs assuré la préfecture qui précise que les captages publics d'alimentation sont situés à plus de 4 km de la zone polluée. Une nalyse qualitative des eaux de la nappe (évaluée à 9 m) doit être effectuée. Plusieurs espèces protégées ont d'ores et déjà été touchées par l'incident, notamment le ganga cata (oiseau), le lézard ocellé, le criquet de Crau et le lichen crustacé, affirme la préfecture, selon qui "une évaluation précise des incidences environnementales de cette rupture de canalisation devra être réalisée".
D'après agence
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