La France va moderniser ses pipelines

le 09 août 2009 à 11h47 , mis à jour le 09 août 2009 à 11h58

Après la fuite survenue sur un oléoduc dans les Bouches-du-Rhône, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie assure que les installations seront contrôlées plus fréquemment.

Fuite de pétrole dans les Bouches-du-RhôneFuite de pétrole dans les Bouches-du-Rhône © TF1/LCI

Après la fuite sur un oléoduc vendredi dans les  Bouches-du-Rhône, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno a annoncé un plan de modernisation des pipelines, selon le Parisien paru dimanche. "D'ici à la fin novembre, il y aura un renforcement des contrôles et une surveillance plus fréquente des installations", a-t-elle indiqué au quotidien, après s'être rendue sur le lieu de la pollution qu'elle a qualifié de  "vrai désastre écologique".
 
Elle a déploré que les contrôles de fond sur les quelque 366.500 kilomètres  de pipelines véhiculant du gaz n'aient lieu qu'une fois tous les dix ans, "ce qui n'est pas raisonnable". "Nous allons mener un plan de modernisation de ces réseaux qui sont  stratégiques pour le pays", a ajouté la secrétaire d'Etat qui estime qu'en matière "de risques écologiques et sanitaires il faut appliquer la tolérance zéro".

Pas de risque pour l'eau potable

La fuite sur un oléoduc avait entraîné vendredi la propagation d'une nappe  de 4.000 m3 de pétrole brut sur deux hectares dans la réserve naturelle de Coussouls de Crau. Les opérations de pompage en surface de la nappe ont pris fin samedi, a annoncé la préfecture de ce département. Un sondage devait être réalisé dimanche pour évaluer la hauteur de terre touchée, préalable à l'excavation des 2 hectares de terrain pollué.
 
L'alimentation en eau potable des communes riveraines n'est à ce stade pas menacée, a par ailleurs assuré la préfecture qui précise que les captages  publics d'alimentation sont situés à plus de 4 km de la zone polluée. Une  nalyse qualitative des eaux de la nappe (évaluée à 9 m) doit être effectuée. Plusieurs espèces protégées ont d'ores et déjà été touchées par l'incident, notamment le ganga cata (oiseau), le lézard ocellé, le criquet de Crau et le lichen crustacé, affirme la préfecture, selon qui "une évaluation précise des  incidences environnementales de cette rupture de canalisation devra être réalisée".

D'après agence

le 09 août 2009 à 11:47
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7 Commentaires

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  • Mamienou, le 09/08/2009 à 18h29

    Bien sur, on attend la cata pour prendre des décisions énergiques, comme dab.

  • Chbeuu, le 09/08/2009 à 17h26

    Pourquoi ce pipeline se trouve dans une réserve naturel ?

  • Tobi, le 09/08/2009 à 17h08

    2 hectares pollués sur 7400 hectares. On parle de désastre écologique?

  • Fred, le 09/08/2009 à 12h21

    Deux hectares, c'est quand meme pas la mer à boire, et sur la crau il n'y a rien qui pousse c'est un desert de pierres. Sur c'est génant mais pas la fin du monde !

  • Antonio, le 09/08/2009 à 12h05

    Comme d'habitude, on régit avec une extrême vigueur, et sous le coup de l'émotion, à la suite d'un accident inopiné. Ensuite, on calcule le prix (prohibitif) de l'effort à réaliser. Enfin on parle d'autre chose car les médias ont zappé. Affaire suivante SVP !

  • Lui36, le 09/08/2009 à 12h04

    Comme d'habitude on attends qu'il y ait un incident pour prendre des mesure, en france la prévention des risques diminuent dans tous les domaines jusqu'ou ira t on?

  • Mimi, le 09/08/2009 à 11h58

    Cette dame en visite dans la CRAU devrait en profiter pour aller faire un tour du coté de la decharge d'Entressen et dire ce qu'elle en pense

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