Des algues vertes sur une plage des Côtes d'Armor en août 2009 © TF1/LCIUne étude sur la toxicité des algues vertes en Bretagne va être lancée, a annoncé vendredi le ministère du Développement durable, après que la mort d'un cheval sur une plage des Côtes d'Armor a relancé l'inquiétude sur le sujet.
134 millions contre les algues vertes, élus et écolos sceptiques
Le Conseil des ministres a entériné mercredi un plan quinquennal de 134 millions d'euros pour enrayer la prolifération des algues vertes sur les côtes bretonnes. Elus et écologistes sont dubitatifs, voire déçus.
Publié le 03/02/2010
Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, a demandé à l'Institut national de l'environnement et des risques (Ineris) d'effectuer des prélèvements d'air sur les amas d'algues en décomposition sur les plages bretonnes, a précisé vendredi le ministère. Cet institut devra préciser les niveaux d'hydrogène sulfuré (H2S) présents dans les amas d'algues et d'identifier d'éventuels autres composants toxiques. Les résultats de ces analyses devraient être connus en milieu de semaine prochaine.
Nuisance et nocivité
Les marées vertes qui affectent une partie du littoral breton provoquent des nuisances olfactives importantes. La question de la nocivité des gaz émis lors de leur putréfaction a été posée lors de la mort fulgurante d'un cheval, le 28 juillet, sur une plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes d'Armor). Le phénomène des algues vertes est dû en partie aux engrais de l'agriculture (nitrates) mais aussi à certaines activités urbaines et industrielles.
Le Grenelle de la mer a arrêté mi-juillet une série de décisions visant à enrayer la prolifération des déchets et les pollutions marines venues de terre, qui provoquent notamment l'apparition de ces algues vertes. Le but est d'accélérer la réduction des nitrates et phosphates avec un objectif de -40% en 2012-2014 dans les zones les plus vulnérables du littoral.
D'après agence
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