Le préfet met en cause les agriculteurs

le 21 octobre 2009 à 06h53 , mis à jour le 21 octobre 2009 à 20h54

Dans une note confidentielle, le préfet des Côtes d'Armor estime que le phénomène ne peut que "perdurer" car la profession agricole "n'est pas prête" à "accepter un changement profond des pratiques".

Des algues vertes mortelles ?Des tracteurs ramassant des algues vertes sur une plage bretonne. © TF1/LCI

C'est un constat pessimiste sur les algues vertes que fait Jean-Louis Fargeas, le préfet des Côtes d'Armor. Dans une note confidentielle, adressée au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur, et à la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et révélée par Le Télégramme et Ouest-France, voici ce qu'il écrit :  "La diminution visible et notable de ce phénomène ne pourra passer que par un changement profond des pratiques agricoles sur les secteurs concernés, ce que la profession agricole n'est pas prête à accepter pour le moment".
 
Le phénomène des algues vertes, apparu dans les années 70, est dû à l'apport de nitrates issus de l'agriculture. "Il s'agit de révolutionner sur ces secteurs (...) les pratiques agricoles et changer complètement le modèle économique existant", ajoute cette note. "Cette évolution n'est pas envisageable pour le moment, le phénomène des algues vertes ne peut donc que perdurer", poursuit la note.
 


Hydrogène sulfuré
 
Pointés du doigt depuis des années, les agriculteurs bretons ont récemment redit qu'ils refusaient d'être les seuls "boucs émissaires" et insistent sur l'évolution de leurs pratiques et les efforts réalisés. Une mission interministérielle sur la prolifération des algues vertes est en cours et devra remettra ses conclusions à François Fillon en décembre. "Afin d'éviter que l'Etat soit de nouveau mis en cause (il a été condamné par le tribunal administratif en 2007, ndlr) et pour obtenir des résultats en la matière, il importe néanmoins d'afficher une politique volontariste pérenne" pour stabiliser ou limiter ce phénomène, écrit encore le préfet.
  
La mission avait été décidée après la confirmation fin août par un rapport que l'hydrogène sulfuré, un gaz qui émane notamment des algues vertes en décomposition, pouvait être "mortel" en cas de concentration importante. Ce rapport faisait suite à la mort d'un cheval fin juillet sur une plage de Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes-d'Armor. 

(D'après agence)

le 21 octobre 2009 à 06:53
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27 Commentaires

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  • N, le 22/10/2009 à 19h11

    Agriculteurs polleurs et en plus ils réclament du pognon au gouvernement ils se plaignent mon grand pére etait agriculteur et n'avait pas de tracteur ni d'engrais chimiques .

  • Karine, le 22/10/2009 à 09h56

    Vive les autruches! Cela fait des années que l'on sait que les algues sont la conséquence de l'élevage de porcs en Bretagne. Mais comme d'habitude, personne ne veut légiférer sur le comportement des agriculteurs et laisse pourrir la situation. On en voit aujourd'hui les conséquences! Et que ces derniers ne disent pas que c'est la faute aux traitements chimiques: ce sont bien eux qui les utilisent à outrance. Imposez donc le Bio!

  • Robert, le 21/10/2009 à 22h04

    Et le moustachu, écolo paysan BOVÉ, qu'en pense t'il ???? Les algues vertes sont tombées du ciel ou proviennent elle de la pollution agricole????

  • Pere, le 21/10/2009 à 21h48

    Ce que ne dit pas le préfet c'est qu'il faut faire payer les industries chimiques . Se sont leurs produits qui pollues . Nous aussi les particuliers nous polluons avec nos lessives et autre et qui fabrique tous ces produits ,l'industrie chimique . Tirez à boulet rouge sur l'agriculture Française et bientôt tout sera importé si c'est cela que vous voulez.

  • Lemien, le 21/10/2009 à 17h54

    Vive le bio !! Josette la chouette, Ici et là-bas Vive le bio qui permet de vendre 2 fois plus cher pour une simple etiquette AB A mediter melle Josette la chouette et les autres egalement

  • Robert75, le 21/10/2009 à 13h40

    Plus le mensonge est gros et plus ça marche. Et si en plus cela ressort d'un rapport "confidentiel" (on rigole la) ca marche encore mieux. Le probleme est POLITIQUE. Et le prefet est le complice des agriculteurs. Comment se deroule l'implantation ou l'agrandissement d'une "cochonerie" ??? Le paysan fait plein de paperasse qu'il envoit ensuite au prefet pour que celui ci donne les autorisations. En general, le payson sous estime le cheptel à venir ... il construit un truc pour 3000 cochons mais demande une autorisation pour 2000. (et le prefet n'y voit rien ... feignantise ou incompetence ?) Plus tard, il fera (ou pas) une demande de regularisation qui elle aussi sera SIGNé par le prefet. Alors ... c'est toujours le paysan le responsable ??? NON ... C'est le gvt et SA politique qui sont les responsables. En Bretagne, on parle de pollution depuis 20 Ans.... Qui peu me dire ce qui a été réalisé sur le terrain pour lutter contre ça ??? Mr le prefet vous etes un lache et n'avez aucun respect pour les citoyens, vous etes les pires des fonctionaires feignants, jemenfoutiste et surtout irresponsables !!

  • Josette la chouette, le 21/10/2009 à 13h03

    Vive le bio !!

  • Vinvent, le 21/10/2009 à 12h34

    Il y a 40 ans, tous ses paysans étaient la vache à lait de l'état et des industries chimiques : l'état car il exigeait de plus grande productions à vendre et les industries chimiques qui étaient là pour vendre leur nitrate ou autre produits miracles "sans aucun danger pour la nature....mais il vaut mieux porter des gants et un masque quand même pour manipuler" (discours entendu par mon père en mayenne y'a 30 ans avec un commercial). Ils ont beau dos nos paysans lorsqu'il y a 30 ans, certains refusaient d'utiliser ses produits et etait traité de retro par les autres et on les traites maintenant de pollueur...pitoyable Merci de me publier.

  • Rwanit, le 21/10/2009 à 12h00

    Messieurs les agriculteurs faut demander des aides de l'europe la, et pour y parvenir venir manifester dans les villes et y casser un peu de mobilier urbain....Lamentable les agriculteurs!

  • SALMO 09, le 21/10/2009 à 11h53

    Ce n'est pas nouveau que l'agriculture intensive est source de pollution des sols et des rivières, cela est connu depuis des années, les agriculteurs ne veulent rien entendre car ils sont tenus par les crédits contractés, mais il va falloir les obliger, et pas seulement en bretagne à changer de façons de faire. L'eau avec le changement climatique va devenir de plus en plus rare, elle est pourtant nécessiare à la vie. Merci de me publier.

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