La voiture électrique, une fausse bonne idée ?

Par S.O. avec agence, le 12 novembre 2009 à 10h15 , mis à jour le 12 novembre 2009 à 11h47

Si la voiture électrique semble l'une des meilleures solutions pour réduire les émissions de CO2 dans le monde, un rapport révèle que la production de ce type de véhicule n'est pas sans conséquence sur la consommation d'énergie.

F-City voiture électriqueF-City voiture électrique © Entreprise FAM Automobile

Dans son rapport publié jeudi, l'organisation Transports et Environnement révèle que la production de voitures électriques prendra du temps et n'est pas sans conséquence sur l'environnement. Premier obstacle à surmonter : "éviter un choc électrique", c'est à dire les conséquences d'une forte augmentation de la consommation d'électricité. Selon une étude réalisée en 2009 par Eurelectric, l'association des producteurs d'électricité de l'UE, "un remplacement complet du parc automobile par des véhicules électriques entraînerait une augmentation de 15% de la consommation dans l'UE".

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"Cette nouvelle demande va signifier une plus grande utilisation du charbon et du nucléaire", affirme Transport et Environnement. Alors même qu'un pays comme la France peine à produire suffisamment d'électricité pour couvrir sa consommation lors de chaque pic hivernal et doit recourir à des centrales au charbon et au gaz pour venir au secours des centrales nucléaires.

Le problème du coût des batteries

"Un autre gros obstacle va être le coût et les capacités des batteries", souligne Transport et Environnement. Les voitures hybrides actuellement commercialisées coûtent entre 3000 et 5000 euros de plus que les modèles traditionnels et les batteries comptent pour 75% dans ces surcoûts, souligne l'organisation. "Il sera possible de réduire les coûts, mais pas à moyen terme et pas suffisamment pour que les voitures électriques puissent entrer vraiment en concurrence avec les voitures traditionnelles avant vingt ans", estime-t-elle.

Voilà de quoi doucher les espoirs de voir bientôt circuler sur nos routes des norias de véhicules électriques. Même si lors du salon automobile de Francfort en septembre 2009, les visiteurs ont pu découvrir les projets virtuel de voiture électrique présentés par chaque constructeur,  "il va falloir attendre plusieurs décennies" pour espérer voir ces modèles se substituer aux voitures à essence, estime un des représentants de l'ONG, Dudley Curtis. "Leur développement sera limité jusqu'en 2030", estime-t-il.

Néanmoins, l'organisation soutient que le développement des voitures électriques est une nécessité, en rappelant que "les transports dans l'UE brûlent les deux tiers du pétrole consommé et sont la cause de 28% des émissions de CO2". Au final, malgré ses inconvénients, la voiture électrique semble donc bien une des voies à explorer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La Chine, les Etats Unis et la France aident déjà économiquement les constructeurs automobiles à se lancer sur l'électrique. Et les nouvelles règles adoptées par l'UE pour limiter les émissions de CO2 des voitures et des camionnettes poussent sur cette voie. A l'horizon 2050, Transport et Environnement estime que "les voitures électriques devraient représenter 25% des ventes de véhicules neufs". 

Par S.O. avec agence le 12 novembre 2009 à 10:15
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8 Commentaires

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  • mihoinoue09, le 12/10/2010 à 15h56

    C'est un commentaire d'une étudiante qui vient d'apprendre que la voiture électrique n'est pas si bonne pour l'environnement. NARUMI : J'ai été un petit peu choquée. Tokyo, JAPON.

  • mihoinoue09, le 07/10/2010 à 09h10

    J'ai vu dans un ariticle que le CO2 n'a pas assez d'effet sur l'environnement pour de le détruire. Mais Je pense que les atuomobiles éléctrique n'ont pas des bon effet sur l'environnement.

  • jfk_popopooo, le 12/11/2009 à 16h59

    Et si on construisait des bureau là ou les gens habites, c est à dire à l'Est de Paris et non sur La Defense? ou si on reduisait les couts de logement là ou se trouvent le taf, genre Puteau / la Defense et si les conditions d'utilisation des transports etaient NETEMMENT meilleurs pour qu on ai envie de les prendre ? ouai je sais, c est tres naif comme raisonnements...

  • kilian0611, le 12/11/2009 à 15h53

    C'est evident et pour le moment j'aimerais bien savoir ce qu'en pense tous ces ecolos qu'on voit que tres peu en vélo d'ailleurs

  • gerald215, le 12/11/2009 à 14h37

    Mustang51 a parfaitement raison: une des causes principales de pollution dans les villes viennent des diesels. c'est pour cette raison qu'au Brésil, les petits diesels sont interdits. Point barre. La voiture électrique devrait avoir pour seule et unique but de dépolluer les centres villes des particules, NOx et autres polluant. Le CO2, on s'en moque puisque ce gaz n'est pas polluant (pour les fanas du réchauffement venant des émissions de CO2 dues à l'homme, je signale que les dernières conclusions du GIEC inversent les premières prévisions alarmantes). Dans cette optique, l'autonomie faible des VE n'est plus un problème: on fait rarement plus de 100km en centre ville en une journée. la demande d'électricité supplémentaire sera très progressive. Il faudra d'ici vingt ans construire une centrale nucléaire de plus. Quand le pétrole sera à 0 le baril, il faudra alors prendre des mesures drastiques: cent fois plus d'éoliennes (seules susceptibles de produire du kWh à un coût raisonnable), donc beaucoup offshore et le long des littorals; là où il y le plus de vent). Ce sera dans une cinquantaine d'années au pire. Donc nous laisserons ce problème à nos petits enfants et les râleurs

  • bm06, le 12/11/2009 à 12h43

    Il va devenir urgent de développer la production électrique par les énergies qui abondent telles l'éolien (sans trop défigurer le paysage) et surtout le solaire. Pour cette dernière, il y a plus de 200W par mètre carré à récupérer via les panneaux d'ici 1 ou 2 ans et près de 300W d'ici 10 ans (on tourne actuellement à 170W par mètre carré). Couvrir chaque toit de 20 à 30m² permettrait de produire plus de 4000W instantané donc sur 1 an ca fait pas mal de kWh. Et de la place sur les toits il y en a beaucoup.

  • mustang51, le 12/11/2009 à 12h18

    Ce que votre article ne dit pas, c'est qu'en matière automobile, la, pollution ne procède pas uniquement des rejets de CO2, mais aussi des micro-particules, autrement plus nocives pour la santé publique. Or, ces dernières, émises en majorité par les véhicules à moteur diesel, ne sont pas piégées par les FAP. L'ADEME avait produit une étude comparative des rejets de ces micro-particules concernant tous les véhicules vendus en Europe, étude qui, on s'en doute, n'était pas favorable aux constructeurs nationaux. Bizarrement, cette étude est aujourd'hui introuvable. Si les "écologistes" connaissaient un peu mieux leur sujet, ils dénonceraient l'aberration qui consiste à favoriser la vente de véhicules à moteur diesel, GLOBALEMENT beaucoup plus polluants que leurs homologues à essence. LA pollution automobile ne se résume pas aux seuls rejets de CO2, n'en déplaise à nos constructeurs et aux pouvoirs publics. Enfin, outre la surconsommation de courant occasionnée par l'émergence de véhicules électriques sur le marché, et la pollution supplémentaire occasionnée par les centrales thermiques (la France, avec son parc de centrales nucléaires est un cas d'espèce, 80% de l'électricité produite en Europe provient de centrales à charbon ou au fuel), personne ne parle de la filière recyclage des batteries de ces véhicules, une activité qui ne rejette pas de CO2 (encore que...) mais autrement plus dangereuse sur le long terme pour nos enfants... A grande échelle, les voitures électriques représentent une alternative intéressante en environnement urbain, mais elle ne résolvent en aucun cas le problème de la pollution, elles ne font que le déplacer.

  • confucius83, le 12/11/2009 à 12h02

    C'est un peu (beaucoup) le travers des démarches écologiques, les idées sont bonnes mais leur mise en application s'avère souvent onéreuse en tous points. Pourquoi ne pas rafraichir les vieilles méthodes et marcher à pied plutôt que de prendre sa voiture. Il en est de même pour les produits dits "bio" qui sont plus chers à produire et pas forcement meilleurs pour la santé, sauf celle du portefeuille des distributeurs.

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