La réunion de crise va-t-elle sauver Copenhague ?

Par TF1 News (D'après agence), le 18 décembre 2009 à 06h44 , mis à jour le 18 décembre 2009 à 09h43

Dossiers : Le sommet de Copenhague, ECO2climat

Les dirigeants de 26 pays se sont réunis jeudi soir à Copenhague à l'initiative de Nicolas Sarkozy et du président brésilien pour débloquer les négociations à la conférence sur le climat.

sarkozy copenhagueNicolas Sarkozy au sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique, le 17 décembre 2009 © TF1/LCI

Sans attendre Barack Obama, arrivé vendredi matin, la France et le Brésil se sont efforcés de reprendre en main le sommet de Copenhague sur le climat, où les négociations semblaient bloquées depuis plusieurs jours. Nicolas Sarkozy et son homologue Lula ont demandé jeudi soir une réunion des principaux dirigeants présents pour tenter de parvenir à un compromis. Autour de la table, les dirigeants de 26 pays : Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva étaient notamment entourés par la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Gordon Brown et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Etaient également représentés au plus haut niveau des pays comme l'Ethiopie, le Japon, l'Indonésie et les Maldives. En revanche, selon des membres de la délégation française,  les Premiers ministres indien et chinois, Manmohan Singh et Wen Jiabao, ne participaient pas à cette réunion à laquelle leur pays étaient cependant représentés. Le président russe Dmitri Medvedev a rejoint ces dirigeants un peu plus tard. L'Union européenne était représentée par le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, et l'organisation des Nations unies par son secrétaire général, Ban Ki-moon.

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Plus d'infos

La réunion a débuté à 23h30 dans une salle du Bella Centre. Malgré les réticences de l'Arabie saoudite et du représentant indien, l'opposition du Soudan et le manque d'enthousiasme de la Chine, le principe d'une déclaration politique chapeautant les deux textes actuellement sur la table des négociations a Copenhague a été retenu. Le premier de ces deux textes prolonge à la demande des pays en développement le protocole de Kyoto sur la lutte contre le réchauffement climatique, qui concerne 38 pays industrialisés, à l'exception des Etats-Unis, qui ne l'ont pas ratifié. Le deuxième est le projet rédigé par le Maltais Michael Zammit Cutajar, qui dirige les négociations des Nations unies sur les actions à long terme. Il vise à élargir ces efforts à l'ensemble des pays du monde. Ce projet devrait être soumis dès vendredi matin à une trentaine  de chefs d'Etat et de gouvernement, afin de dégager la voie à la conclusion d'un accord à 193 pays sous l'égide des Nations unies. Ensuite, il sera soumis aux quelque 130 dirigeants réunis à Copenhague.

Sarkozy tape du point sur la table 

Jeudi, peu après son arrivée à la conférence, Nicolas Sarkozy s'était rallié à l'idée que le sommet de Copenhague ne pourrait pas aboutir à un texte unique mais sans doute à deux, l'un concernant les seuls pays industrialisés liés par le protocole de Koyoto sur le climat, qui serait ainsi prolongé, l'autre concernant tous les pays. Selon ce même diplomate français, ce texte devrait "ressembler à la position commune franco-brésilienne" publiée en novembre à Paris, "mais en plus précis".

Moins de deux heures après son arrivée dans la capitale danoise, Nicolas Sarkozy a tapé du poing sur table, lors d'une brève intervention en séance plénière. "Il faut changer de braquet ou nous allons droit à la catastrophe", a lancé le président français, avant de demander à tous les pays participants, notamment les Etats-Unis et la Chine, de faire les concessions nécessaires à un compromis. Son intervention a rompu la litanie de discours souvent convenus des chefs d'Etat et de gouvernement venus conclure le sommet de Copenhague, où le climat était au pessimisme après l'enlisement des négociations depuis plus de 48 heures.

 

Par TF1 News (D'après agence) le 18 décembre 2009 à 06:44
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27 Commentaires

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  • coolibry, le 19/12/2009 à 13h32

    Sachez que le président brésilien Lula est loin d'être crédible. En effet, sous pretexte de développer le pays, il a mis en place un "programme d'accéleration de la croissance" basé sur la construction de nombreux complexes industriels extrèmement polluants : thermo-electrique, nucléaire, sidérurgie, détournement des eaux de la rivière São Francisco,... Cela est fait au détriment de l'environnement et des populations. Ce programme n'améliorera pas la distributions des richesses, et les lois (dont la constitution) ne sont pas respectées dans la mesure où des unités de conservation de première importance vont abriter ces nouveaux complexes industriels, comme c'est le cas à Ilhéus (Bahia), une région qui a encore une grande extension de forêt Atlantique, eco-système patrimoine national d'une extraordinnaire bio-diversité et qui hélas a déjà perdu 95% de sa taille originelle. Dilma Roussef, ministre de Lula, a affirmé que "l'environnement est une menace pour le développement". Cette phrase, présentée par la presse comme une gaffe, représente en fait le fond de la pensée officielle de l'actuel gouvernement brésilien. Ce programme d'accéleration de la croissance risque de détruire les importantes ressources naturelles du Brésil, tout en enrichissant une classe dominante corrompue au détriment d'une population exclue de ce modèle de développement qui montre clairement ses limitations. En ce qui concerne les bio-combustibles dont Lula se fait le champion, outre le fait qu'ils favorisent la disparition de la végétation native, ils diminuent les surfaces agricoles destinées à la production d'aliments dont une grande partie de la population brésilienne a besoin. Sachez enfin que Lula qualifie la monoculture d'eucalyptus de reforestation alors qu'il s'agit d'un desert vert coupé puis replanté tous les 7 ans, qui assèche et appauvrit les sols et dans lequel rien ne pousse, rien ne vit. Le Brésil a besoin de se développer certes, mais pour cela il est indispensable que la classe dirigeante répartisse de manière équitable les immenses richesses du pays. Sauver notre planète passera nécessairement par le respect de la dignité humaine, la solidarité et la justice sociale et environnementale, et certainement pas par l'approfondissement d'un système économique mondial injuste qui accroit les inégalités. Le président Lula souhaite reproduire les erreurs du néo-libéralisme qui a justement provoqué les crises économiques et environnementales que nous connaissons, et semble avoir oublié ses idéaux à l'origine de la création du PT.

  • yann-87, le 18/12/2009 à 18h45

    Oui ce qui cloche c'est la contradiction entre les paroles et les actes! Tout dans les paroles mais bilan nullissime... qui peut bien encore le croire?

  • yann-87, le 18/12/2009 à 18h43

    Au regard des rejets de CO2 la France ne représente quasiment rien... Pour ce qui est de la pollution c'est une autre histoire!

  • yann-87, le 18/12/2009 à 18h41

    Et c'est le gouvernement de qui qui a proposé aux transporteurs routiers un allègement de moitié de la taxe carbone? C'est bien joli de parler fort devant les caméras, mais il faut aussi agir en conséquence! Or si on est un peu objectif, on aura remarqué que Nicolas Sarkozy parle toujours très fort, promet toujours beaucoup et a toujours La solution.... ce qui est très largement démenti quand on regarde son bilan...

  • mfpierre, le 18/12/2009 à 17h45

    Pendant ce temps le PS se demande si Julien Dray va être candidat ou non, et à la une des journaux on voit 3 cm de neige...

  • 210448, le 18/12/2009 à 15h02

    Je réponds à sambrest: ce que j'ai écrit sort de la bouche de NS, visionnez les écran avant de répondre et admettez plus fortement le volontarisma du Président de la France.

  • raleur-60, le 18/12/2009 à 14h55

    Bonjour, Depuis qqueque temps le gouvernement est critiqué car il envisage de supprimer l'histoire pour le Bacalauréat Scientifique. Je crains de réaliser que cette discipline a été supprimée du cursus de formation des journalistes ! Tout le monde s'attend à ce que le président des USA résolve d'un sourire et d'un coup de baguette magique les problèmes écolos du monde ! Il faudrait garder à l'esprit qu'un de ses grands prédécxesseurs , Wilson, avait promis monts et merveilles à l'Europe en 1918-19, que la paix avait été signée en prenant pour acquises les promesses US ... et ??? Le Sénat Américain ne suivit pas son président ! La leçon a garder présente à l'esprit est que : LE PRESIDENT US PEUT AVOIR DE BONNES IDEES ET PROPOSITIONS!!! CE NE SONT QUE DES IDEEES ET PROPOSITIONS ! tant que le Senat ne les ratifie pas. Je préfère un coup de gueule constructif à des promesses sans lendemain. De toute cette mascarade de réunion je vois sortir trois points : Le monde entier va enfin savoir où est Copenhahe et son Royaume Les Danois ne sont pas forcément heureux de rincer tant de chefs d'état pour rien ! Personne (ou presque) n'a réalisé que la langue Française a été retirée des langues internationales , et surtout n'en voit pas les conséquences économiques et culturelles ! Bravo aux organisateurs ! Raleur 60

  • m1s, le 18/12/2009 à 13h14

    Tout à fait , on est pas capables de régler nos T° dans un salon, alors la planète... ah ah ah ... quelle farce ce sommet qui ne sert que des interets économiques pour les tenants de la bourse carbone

  • sambrest, le 18/12/2009 à 11h40

    Il n'empêche, et malgré la bonne volonté de Monsieur Sarkozy, ce sommet sera un cuisant échec. pour tout le monde.

  • djinn66, le 18/12/2009 à 11h28

    Ils ne sont pas capables de maîtriser leurs économies, n'ont pas de pouvoir sur la pluie et le climat,et ils veulent nous faire croire qu'ils abaisseront la température de 2 degrés!!! on nous prend pour des c...!

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