L'usine de Carling en Moselle © TF1/LCILa conférence de Copenhague promet, comme toutes les réunions internationales depuis quelques années sur le thème des changements nécessaires pour limiter l'ampleur du changement climatique, un nouvel affrontement entre pays développés et pays émergents, chacun se renvoyant la responsabilité des efforts à faire. Chacun avec ses propres arguments. Si la Chine et les Etats-Unis apparaissent comme les premiers pollueurs de la planète (respectivement 19 et 18,4% des émissions mondiales), les émissions de gaz à effet de serre par habitant, qui trahissent le niveau de vie, renvoient, elles, l'empire du Milieu au 72e rang. Cette responsabilité par tête fonde l'argumentaire des grands pays émergents, qui non seulement renvoient les pays industrialisés à leurs responsabilités historiques pour avoir commencé de réchauffer l'atmosphère depuis la révolution industrielle mais aussi leur rappellent leurs objectifs de développement pour leur population.
La bataille du climat, bataille diplomatique
Le sommet de Copenhague sera aussi un bras-de-fer entre les différents pays, institutions et chefs d'Etat présents. Revue d'effectifs des positions des principaux protagonistes.
Publié le 07/12/2009
La police danoise sur le pied de guerre
Plus de la moitié des policiers danois mobilisés, un centre de détention monté pour l'occasion et une législation "anti-casseurs" adoptée à la hâte : Copenhague s'attend au pire pour le sommet sur le climat.
Publié le 07/12/2009
Greenpeace s'attaque aux déchets nucléaires français
A quelques heures de l'ouverture du sommet de Copenhague, un militant de l'association s'est enchaîné toute une nuit sur une voie ferrée pour empêcher le départ d'un chargement d'uranium appauvri pour la Russie.
Publié le 07/12/2009
Roulements de tambours à deux jours de Copenhague
Des centaines de personnes ont battu le tambour et tapé sur des casseroles samedi dans une dizaine de villes françaises, pour "monter le son" à deux jours de la conférence sur le climat.
Publié le 05/12/2009
L'interview intégrale de Jean-Louis Etienne au Groenland
A quelques jours du sommet de Copenhague, Laurence Ferrari a interviewé l'explorateur Français au Groenland. Découvrez l'intégralité de cet entretien.
Publié le 01/12/2009
Ainsi l'Inde, avec 1,7 t d'équivalent CO2 par personne par an (120e rang mondial), s'est-elle engagée à ne jamais dépasser les émissions par tête des pays occidentaux. Un citoyen chinois émet 5,5 t en moyenne, un Brésilien 5,4 t, un Mexicain 6,1 t et tout en bas de l'échelle, un Bangladeshi moins d'une tonne par an.
Les Français 47e au niveau mondial
Par comparaison, un Australien émet 26,9 t/an, un Américain 23,5 t/an et un Européen 10 t environ - 11,9 t pour un Allemand (25e rang) et 10,6 pour un Britannique (36e), qui s'éclairent encore grâce au charbon et 9 t pour un Français (47e), grâce à la part du nucléaire (80%) dans la production d'électricité. Mais la Corée du Sud - toujours classée parmi les pays en développement - émet 11,4 t/an/hbt (31e), et Taiwan 11,8 t : davantage qu'un citoyen de l'Union européenne.
Cette extrême disparité trahit l'état d'industrialisation des pays et aussi les différences d'accès à l'énergie dans le monde, puisque dans les 50 pays les moins avancés (PMA, selon la classification des Nations unies) 79% des populations sont privées d'accès à l'électricité. Selon le Programme de l'ONU pour le développement (PNUD), moins de 3% des Burundais ou des Tchadiens ont le courant et 13% à peine en Birmanie ou en Afghanistan. Mais le total des émissions de CO2 annuelles du Burundi atteint à peine 200.000 t contre 6,9 milliards pour les Etats-Unis et 7,2 milliards pour la Chine.
Les Etats-Unis ne sont pourtant pas en tête pour les émissions/habitant : ils sont devancés par les petits émirats pétroliers comme le Qatar (55 t), les Emirats arabes unis (38,8 t), le Koweit (35 t), ainsi que le Luxembourg.
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