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Ces bourdes à répétition qui minent le Giec

Edité par
le 22 janvier 2010 à 10h26
Temps de lecture
3min
La fonte des glaciers (ici l'Himalaya) est le principal indicateur du changement pour les experts

La fonte des glaciers (ici l'Himalaya) est le principal indicateur du changement pour les experts / Crédits : collectif Argos

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EnvironnementAprès l'affaire du "climategate", le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat a dû reconnaître une probable erreur de chiffres sur la prévision de la fonte des glaciers de l'Himalaya.

L'erreur pourrait prêter à sourire, si elle n'avait pas des conséquences aussi lourdes. Et si, surtout, elle n'avait pas été précédée par des "approximations" aux effets déjà retentissants. Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) est officiellement revenu cette semaine sur une prévision annonçant la disparition des glaciers de l'Himalaya. Une valse-hésitation sur l'évolution du climat d'autant plus préjudiciable que le rapport du GIEC fait autorité dans le monde en matière d'évaluation du réchauffement et de ses impacts. Ses résultats sont visés par des scientifiques et vérifiés par des éditeurs.

La prévision erronnée avait été diffusé par le GIEC en 2007, dans son 4e rapport, qui lui avait valu (détail ironique) le Prix Nobel de la Paix. Le groupe d'experts avait estimé alors que les glaciers de l'Himalaya reculaient plus vite que les autres du monde et "pourraient disparaître d'ici 2035, voire avant". Aujourd'hui, machine arrière, toute : ce rapport "fait référence à des taux de retrait et à une date de disparition des glaciers de l'Himalaya peu fondés", indique le groupe d'experts de l'ONU.

Rappel des bases de la démarche scientifique

Ces estimations, jugées excessives et basées sur des sources peu sûres par des scientifiques et hommes politiques, suscitent de vives critiques depuis plusieurs mois déjà. Le chef du GIEC, l'Indien Rajendra Pachauri, avait reconnu mardi à Abou Dhabi qu'il y avait probablement eu une erreur sur un chiffre, promettant que "l'origine" de la prévision en cause, ainsi que sa "véracité", seraient vérifiées. La veille, un scientifique et glaciologue autrichien, Georg Kaser, avait affirmé qu'il avait repéré l'erreur en question dès la fin 2006, avant la publication du rapport, et en avait prévenu ses pairs. Le chercheur qui serait à l'origine de l'estimation, l'Indien Syed Hasnain, a pour sa part démenti avoir donné une date précise sur la disparition des glaciers himalayens. L'année mentionnée dans le rapport, 2035, viendrait d'une "substitution journalistique" faite sans son autorisation après une interview au journal The New Scientist.

"Cet incident démontre que la qualité de l'évaluation dépend d'un respect absolu des standards du GIEC", qui stipulent notamment qu'un "examen approfondi" doit être fait "de la qualité et la validité de chaque source" avant de l'utiliser, soulignent aujourd'hui les experts. Le GIEC estime cependant que la conclusion générale du rapport, qui prédit que la fonte des glaciers de l'Himalaya, des Andes et de l'Hindu-Kush, va s'accélérer au XXIe siècle, est "solide" et "appropriée", et réaffirme que ses conséquences seraient dévastatrices. Les régions traditionnellement irriguées par les eaux des fontes de glace, dans lesquelles vit actuellement plus d'un sixième de la population mondiale, verront ces flux d'eau se tarir et ne pourront exploiter leurs pouvoirs hydro-électriques, prévient-il.

Cette affaire pourrait constituer un nouveau camouflet pour les spécialistes du climat de l'ONU, chargés d'éclairer les décisions des politiques, après l'affaire du "climategate", le scandale des mails piratés d'experts soupçonnés de manipuler des données pour confirmer le réchauffement planétaire, qui avait éclaté à quelques jours du sommet de Copenhague. Le GIEC a commencé à rédiger ses prochains rapports, qui doivent aborder notamment la question des changements des niveaux de la mer et étudieront des phénomènes climatiques saisonniers comme les moussons ou El Nino. Ils seront publiés en 2013 et 2014.

Commenter cet article

  • erios25 : Les rechaufistes adores ituliser// le climat n'a jamais ete aussi chaud ils le mette dans toutes les sauces sur quoi se basent t"ils pour affirmer cela / es ce depuis 150 000 ans ? 500 000ans?. ou bien 2 millions d'annees? pour moi ça ne veux strictement rien dire la terre a toujours connu des periodes froides et chaudes certains sont plus intenses que d'autres qu'and au co2 il a deja ete bcp plus important qu'actuellements il suffit de tapper sur google pour vous informer pas besoins qu'un scientifique en mal de je ne sais quoi vienne me jouer au grand professeurs / depuis 1970 jusqu a 1998 nous avons connu un rechauffement qui es naturel pendant cette periode chaude le soleil a connu des pics chaud et la PDO et MAO restaient positive maintenant la pdo es en phase negative l'amo commence a etre negative quand au soleil il commence a diminuer ce cycle 24 solaire es prevu assez faible ce qui nous conduira de toute facon en periode froide de 20 a 30ans pour le giec le co2 es le seul conducteur du climat et l'ocean ? , le soleil ? les oscilliations!!

    Le 23/01/2010 à 21h58
  • ldumazet : Halleluah ! dans quelques années, on remerciera ces scientifiques d'avoir été honnetes , d'avoir essayé de nous éclairer et d'avori combattu la pensée unique et les lobbys politico-ecolo-financiers.

    Le 23/01/2010 à 12h38
  • maggie3 : Je pense plutôt que le lobby du réchauffement marche main dans la main avec le lobby pétro-industriel.

    Le 22/01/2010 à 22h23
  • chicagoland : Au lieu de nous gonfler avec le rechauffement de la planete et ce que ca coute , les scientifiques, les politiques, les verts,les bleus les jaunes etc.. feraient mieux deja de depoluer ce qui est a notre portee, les rivieres les nappes phreatiques, les oceans etc .. ce serait deja pas mal. Pierre,Chicago

    Le 22/01/2010 à 17h53
  • nadock1 : Au point le plus fort de la fonte de l'été les glaces arctiques mesuraient 4,1 millions de km2 en 2007, 4,5 millions de km2 en 2008 , le 12 septembre 2009 5,10 millions de km2, soit une augmentation de 1 millions de Km2 entre 2007 et 2009 . Source : The National Snow and Ice Data Center (NSIDC). Pour les glaciers , le recul actuel de la mer de Glace à Chamonix découvre des vestiges humains du Moyen Âge , preuve que le glacier a déjà reculé davantage que de nos jours à une période historiquement proche ( Optimum médiévale)

    Le 22/01/2010 à 17h35
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