Chasse au phoque dans la zone arctique. © CNRS Images/IPEVL'Arctique est l'une des zones du monde les plus affectées par le changement climatique. Et c'est sans doute dans cette région que se produisent les changements les plus spectaculaires. Des changements qui n'en finissent pas d'étonner les scientifiques, régulièrement obligés de revoir leurs prévisions au sujet de la fonte des glaces. Des chercheurs ayant mené une étude d'une ampleur sans précédent dans le grand Nord canadien assurent ainsi que les changements climatiques affectent l'environnement arctique à un rythme bien plus élevé qu'on ne le pensait. Ce projet impliquait plus de 370 scientifiques venus de 27 pays, qui se sont relayés durant quinze mois au nord du cercle polaire à partir de juin 2007. Le navire à bord duquel ils se trouvaient est le premier à avoir passé un hiver entier en restant mobile dans la région.
Une nouvelle étude bat en brèche les travaux du Giec
Le Bangladesh est-il menacé à brève échéance par une montée des eaux due au réchauffement climatique ? C'est ce qu'affirme le Giec. Mais de nouveaux travaux contredisent ces prévisions alarmistes.
Publié le 22/04/2010
Une heure dans le noir pour le bien de la planète
Image symbole de la lutte contre le réchauffement : partout dans le monde, des centaines d'édifices prestigieux, de la Tour Eiffel à la Cité interdite, vont être plongés dans le noir samedi soir pour l'opération "Une heure pour la planète".
Publié le 27/03/2010
Le Giec va revoir sa copie
Après l'aveu d'inexactitudes sur l'avenir des glaciers himalayen fait par le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, il faudra peut-être aussi revoir ce qui concerne les catastrophes naturelles.
Publié le 24/01/2010
Ces bourdes à répétition qui minent le Giec
Après l'affaire du "climategate", le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat a dû reconnaître une probable erreur de chiffres sur la prévision de la fonte des glaciers de l'Himalaya.
Publié le 22/01/2010
Le changement climatique "se produit bien plus vite que ne l'avaient prévu nos modèles les plus pessimistes", a constaté David Barber, enseignant à l'université du Manitoba et principal chercheur de cette étude, lors d'une conférence de presse à Winnipeg. Ces modèles prédisaient il y a encore quelques années que l'océan Arctique serait libre de glace en été d'ici l'an 2100, mais l'accélération du réchauffement montre désormais que cela pourrait se produire entre 2013 et 2030. Aujourd'hui, estime David Barber, "nous savons que la glace disparaît, le monde entier en est conscient. Ce dont on n'est pas conscient, c'est que cela a un impact sur tout ce qui se trouve dans cet écosystème".
Le coût de la fonte des glaces : 2400 milliards de dollars ?
Sur les conséquences de cette fonte de la banquise, Steve Ferguson, chercheur pour le gouvernement canadien, fournit davantage de détails : ce changement éloigne de la région les mammifères qui s'y reproduisent, s'y alimentent ou s'y cachent des prédateurs. A l'inverse, des espèces de baleines que l'on ne rencontrait autrefois jamais en Arctique s'y rendent maintenant, car leurs déplacements ne sont plus entravés par les glaces. Le changement climatique amène en outre plus de cyclones en Arctique, qui projettent de la neige sur la banquise et l'empêchent ainsi de s'épaissir. De plus, les vents violents rompent parfois la glace.
L'étude a été menée dans le cadre de l'année polaire internationale, un programme scientifique concentré sur les deux pôles. Les chercheurs n'ont pas encore fait connaître leurs conclusions, mais s'apprêtent à publier de nombreux articles dans les revues spécialisées. Selon une étude menée par le Groupe environnemental Pew, basé aux Etats-Unis, la fonte accélérée de l'Arctique pourrait entraîner un coût planétaire de 2400 milliards de dollars d'ici à 2050, le climat mondial étant moins rafraîchi par cet océan.
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