Climat : la menace venue du fond des océans

Par TF1 News (D'après agence), le 05 mars 2010 à 07h11 , mis à jour le 05 mars 2010 à 08h52

Victimes du réchauffement, les grands fonds arctiques libèrent du méthane, un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2, qui, en remontant à la surface, pourrait démultiplier le changement climatique.

pôle NordChasse au phoque dans la zone arctique. © CNRS Images/IPEV

Le permafrost est depuis longtemps guetté par les scientifiques spécialistes des évolutions du climat. Ces terres gelées 365 jours par an dans les régions froides de la planète contiennent de grandes quantités de matière organique dont le processus de dégradation est suspendu par le froid. Si elles venaient à fondre sous l'effet du réchauffement global du climat, il s'ensuivrait une reprise de fermentation qui pourrait dégager des quantités immenses de méthane dans l'atmosphère. Or le méthane est, comme le gaz carbonique, un gaz à effet de serre. Mais il est trente fois plus puissant. Qu'arriverait-il si une fraction seulement de ce méthane enfoui rejoignait l'atmosphère ? Les scientifiques les plus pessimistes penchent pour une accélération catastrophique du réchauffement climatique, dont les observations des dernières années indiquent déjà qu'il touche les régions arctiques avec une rapidité qu'aucune prévision n'avait su anticiper.

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Jusqu'à présent, les scientifiques s'étaient surtout intéressés à des terres émergées et à des régions comme la Sibérie. Pas vraiment au fond gelé de l'océan Arctique. Or, ces fonds marins rejettent déjà du méthane. Et à un rythme plus élevé que ne le pensaient les experts. Une étude publiée jeudi dans la revue Science s'alarme : "Cette découverte met en évidence une source de méthane importante mais jusqu'ici négligée provenant du permafrost situé sous l'eau, plutôt que sous les terres. Ces émissions risquent d'avoir à l'avenir un effet dramatique sur le réchauffement climatique".

Un permafrost sous-marin qui "montre des signes d'instabilité"

Les scientifiques ont longtemps considéré que le permafrost situé sous l'océan Arctique constituait une barrière infranchissable pour le méthane. Mais une équipe de recherche internationale, sous la direction de Natalia Chakhova et Igor Semiletov, de l'université de Fairbanks en Alaska, a étudié entre 2003 et 2008 les eaux du plateau arctique de Sibérie orientale, qui couvrent plus de deux millions de km2 dans l'océan Arctique. Et les observations des chercheurs montrent que le permafrost sous-marin est perforé et laisse échapper de grandes quantités de méthane. Plus de 80% des eaux en profondeur et plus de la moitié des eaux de surface étudiées présentaient un niveau de méthane environ huit fois supérieur à la normale.

Or, même si seule une fraction du méthane stocké dans le plateau continental est libéré, l'effet peut être très important en matière de réchauffement climatique, mettent en garde les chercheurs. "Le permafrost situé sous le fond de l'océan contient de grandes quantités de carbone et les experts craignent que le méthane qu'il libère ne conduise à la hausse des températures atmosphériques, entraînant par un cercle vicieux la libération d'une plus grande quantité de méthane du permafrost et un réchauffement plus important", expliquent les auteurs.

La concentration actuelle moyenne de méthane dans l'Arctique est d'environ 1,85 partie par million, soit la plus élevée depuis 400.000 ans, souligne Natalia Chakhova. Sa concentration au-dessus du plateau arctique de Sibérie orientale est encore plus élevée et le permafrost situé sous l'océan "montre déjà des signes d'instabilité", ajoute-t-elle. "S'il continue à se déstabiliser, les émissions de méthane (...) seront beaucoup plus importantes".

Par TF1 News (D'après agence) le 05 mars 2010 à 07:11
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33 Commentaires

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  • acide19, le 09/03/2010 à 19h28

    La profondeur des commentaires me donne à penser que le permafrost n'est pas le seul élément à être gélé...il est décidement exact que seule la bétise humaine donne une idée de l'infini..

  • prosper_67, le 09/03/2010 à 08h56

    Les écolos nous créent une psychose sur le climat. La grippe, ça allait dans le même sens. Par contre, il est vrai que nous pouvons changer un petit peu nos habitudes, cela ne ferait pas de mal à la planète, mais... je pense qu'il n'y a pas de quoi s'affoler non plus...

  • cathyrurale, le 08/03/2010 à 16h14

    Je suis d'accord avec vous. Nous pouvons nous considéré comme des parasites envahissant qui détruisons nous même notre environnement. Ont trouve des explications bidons et refusons de voir la vérité qui est que nous sommes beaucoup trop nombreux sur cette terre et que nous détruisons un éco-systèmes qui a mis plusieurs milliers d'année à se construire. Bien navrant que la mentalité humaine qui ne voit que son propre intérêt.

  • cathyrurale, le 08/03/2010 à 14h35

    Que l'on m'arrête si je dit une bêtise mais l'ère glacière n'a tel pas commencé avec la chute d'une météorite, anéhissant les dinosaures. Avant cet ère glacière, la planète avait quelle température et les glace des pôles existait t'elles ??? Ce réchauffement n'est il pas une évolution normal de notre éco-système? Les déserts ne nous ont pas attendu pour s'étendre. Le moteurs à explosion à 110 ans mais l'humain se chauffe depuis des millénaires. En gros, est ce que l'on nous mène pas en bateau pour nous faire changer nos habitudes de consommation pour nous ponctionné un peut plus dans nos bas de laine.

  • bobdesmarais, le 07/03/2010 à 21h40

    C'est curieux tous ces commentaires qui vont dans le même sens? tellement curieux qu'on en vient même à se demander si certains n'ont pas intérêt à donner l'impression d'une unanimité. Sur le fond, le dégel du permafrost serait une véritable catastrophe. Le danger est bien réel. Mais comme en tenir compte oblige à modifier complètement son comportement, le téléspectateur lambda préfère largement se faire croire que ce réchauffement climatique est une simple théorie. D'ailleurs, il fait froid, non ? Argument d'une bêtise considérable.

  • galileo_galilei, le 05/03/2010 à 17h51

    Mais bon sang pourquoi ce catastrophisme permanent ? Pour détourner nos politiques des vraies menaces : la faim dans le monde, la recherche de l'eau potable pour tous, le traitement des déchets urbains, la surpopulation mondiale et la pauvreté, voilà les vrais problèmes à solutionner de manière urgente. Si on ne mettait que 10% de l'argent qu'on va investir selon moi à perte dans la tentative de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans ces vrais problèmes, la Terre irait beaucoup mieux.

  • libre-arbitre, le 05/03/2010 à 13h37

    C'est plutôt le résultat de la masse colossale d'être humains, qui n'arrêtent pas de pêter. À quand la taxe pêt ?

  • manulyon, le 05/03/2010 à 13h07

    Le rechauffement climatique s'est arrêté il y a 2 ou 3 ans et nous entrons dans une periode de refroidissement . il serait bien d'éviter de dire n'importe quoi .... d'autant que ce gros mensonge décridibilise la vérité sur la pollution des hommes qui entraine des modifications climatiques réelles entrainant de manière rapprochées des phénomènes dangereux

  • nadock1, le 05/03/2010 à 12h38

    On vient de redécouvrir la dorsale Gakkel ,elle est nommée Gakkel en 1966 en l'honneur de son découvreur : l'explorateur soviétique Yakov Yakovlevich GAKKEL (1901-1965).Longue de quelques 1 600 kilomètres, elle coupe l'océan Arctique en deux : d'un côté le Groenland, de l'autre la Sibérie. La dorsale Gakkel, recèle une succession de volcans sous-marins et de "fumeurs noirs" , cheminées hydrothermales ,qui évacuent une partie de la chaleur interne de la Terre...Quant aux permafrost terriens cela fait plusieurs années que l'on sait qu'il dégèle tous les été .Les anciennes maisons sibériennes étaient construite sur des poteaux en bois pour éviter quelles s'enfoncent l'été ; comme le fort de Yakoutsk construit au XVIIe siècle . Une des tours du fort de Yakoutsk est toujours debout .

  • ouzouz31, le 05/03/2010 à 12h06

    La nature est bien faite,et encore bien incomprise,les consequenses,des modifications du climat liees aux pollutions,atmospheriques,et autres,ne sont pas connues,ou ,tres peu des scientifiques.Ce dont nous pouvons etre sur c est que la nature aura le dernier mot.

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