Chasse au phoque dans la zone arctique. © CNRS Images/IPEVLe permafrost est depuis longtemps guetté par les scientifiques spécialistes des évolutions du climat. Ces terres gelées 365 jours par an dans les régions froides de la planète contiennent de grandes quantités de matière organique dont le processus de dégradation est suspendu par le froid. Si elles venaient à fondre sous l'effet du réchauffement global du climat, il s'ensuivrait une reprise de fermentation qui pourrait dégager des quantités immenses de méthane dans l'atmosphère. Or le méthane est, comme le gaz carbonique, un gaz à effet de serre. Mais il est trente fois plus puissant. Qu'arriverait-il si une fraction seulement de ce méthane enfoui rejoignait l'atmosphère ? Les scientifiques les plus pessimistes penchent pour une accélération catastrophique du réchauffement climatique, dont les observations des dernières années indiquent déjà qu'il touche les régions arctiques avec une rapidité qu'aucune prévision n'avait su anticiper.
Allons-nous survivre aux changements climatiques grâce aux poissons ?
Plongé dans une eau inhospitalière dans laquelle 95% des specimen ont péri, les 5% restants ont réussi à s'adapter. Ces expériences pourraient aider à comprendre comment les humains pourront résister au réchauffement climatique.
Publié le 07/08/2010
Une nouvelle étude bat en brèche les travaux du Giec
Le Bangladesh est-il menacé à brève échéance par une montée des eaux due au réchauffement climatique ? C'est ce qu'affirme le Giec. Mais de nouveaux travaux contredisent ces prévisions alarmistes.
Publié le 22/04/2010
Une heure dans le noir pour le bien de la planète
Image symbole de la lutte contre le réchauffement : partout dans le monde, des centaines d'édifices prestigieux, de la Tour Eiffel à la Cité interdite, vont être plongés dans le noir samedi soir pour l'opération "Une heure pour la planète".
Publié le 27/03/2010
Le Giec va revoir sa copie
Après l'aveu d'inexactitudes sur l'avenir des glaciers himalayen fait par le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, il faudra peut-être aussi revoir ce qui concerne les catastrophes naturelles.
Publié le 24/01/2010
Ces bourdes à répétition qui minent le Giec
Après l'affaire du "climategate", le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat a dû reconnaître une probable erreur de chiffres sur la prévision de la fonte des glaciers de l'Himalaya.
Publié le 22/01/2010
Jusqu'à présent, les scientifiques s'étaient surtout intéressés à des terres émergées et à des régions comme la Sibérie. Pas vraiment au fond gelé de l'océan Arctique. Or, ces fonds marins rejettent déjà du méthane. Et à un rythme plus élevé que ne le pensaient les experts. Une étude publiée jeudi dans la revue Science s'alarme : "Cette découverte met en évidence une source de méthane importante mais jusqu'ici négligée provenant du permafrost situé sous l'eau, plutôt que sous les terres. Ces émissions risquent d'avoir à l'avenir un effet dramatique sur le réchauffement climatique".
Un permafrost sous-marin qui "montre des signes d'instabilité"
Les scientifiques ont longtemps considéré que le permafrost situé sous l'océan Arctique constituait une barrière infranchissable pour le méthane. Mais une équipe de recherche internationale, sous la direction de Natalia Chakhova et Igor Semiletov, de l'université de Fairbanks en Alaska, a étudié entre 2003 et 2008 les eaux du plateau arctique de Sibérie orientale, qui couvrent plus de deux millions de km2 dans l'océan Arctique. Et les observations des chercheurs montrent que le permafrost sous-marin est perforé et laisse échapper de grandes quantités de méthane. Plus de 80% des eaux en profondeur et plus de la moitié des eaux de surface étudiées présentaient un niveau de méthane environ huit fois supérieur à la normale.
Or, même si seule une fraction du méthane stocké dans le plateau continental est libéré, l'effet peut être très important en matière de réchauffement climatique, mettent en garde les chercheurs. "Le permafrost situé sous le fond de l'océan contient de grandes quantités de carbone et les experts craignent que le méthane qu'il libère ne conduise à la hausse des températures atmosphériques, entraînant par un cercle vicieux la libération d'une plus grande quantité de méthane du permafrost et un réchauffement plus important", expliquent les auteurs.
La concentration actuelle moyenne de méthane dans l'Arctique est d'environ 1,85 partie par million, soit la plus élevée depuis 400.000 ans, souligne Natalia Chakhova. Sa concentration au-dessus du plateau arctique de Sibérie orientale est encore plus élevée et le permafrost situé sous l'océan "montre déjà des signes d'instabilité", ajoute-t-elle. "S'il continue à se déstabiliser, les émissions de méthane (...) seront beaucoup plus importantes".
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