Qui veut sauver la peau des requins ?

Par TF1 News (Avec agence), le 21 mars 2010 à 08h15 , mis à jour le 21 mars 2010 à 08h20

Ils ne sont pas sympathiques, contrairement aux dauphins, et leur sort n'intéresse guère le grand public. Pourtant, ils pourraient disparaître. Leur survie se joue en ce moment à Doha.

TF1-LCI requins-marteauxDes rassemblements de requins-marteaux près des Galapagos. © Rob Stewart : Sharkwater

Après le thon rouge, dont le sort inquiète toujours les organisations écologistes puisque sa vente n'a pas été interdite sur le plan international, une nouvelle bataille s'engage ce dimanche à la conférence de la Cites à Doha pour protéger les requins. Quatre grandes espèces de ces poissons (et quatre cousines très proches) font l'objet d'une demande de classement en Annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces menacées, afin d'en réguler strictement le commerce : le requin marteau, le requin océanique et le requin taupe, recherchés pour leurs ailerons servis en soupe dans les banquets chinois - un bol peut couter 100 dollars - et l'aiguillat commun, dont la chair, panée et frite, finit dans les barquettes des "fish & ships" anglais. Le secrétariat de la Cites a apporté son soutien aux propositions de classement, ce qui obligerait les pays pêcheurs - Indonésie, Inde, Espagne et Taïwan figuraient en tête en 2008, selon l'ONG Traffic - à émettre des "avis de commerce non préjudiciable".

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Selon Demian Chapman, de l'Institut des sciences océaniques de la Stonybrook University, jusqu'à 73 millions de requins sont tués chaque année pour leurs ailerons. Trois de ces espèces figurent sur la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme en "danger critique" d'extinction en Atlantique et Méditerranée, et "vulnérables" partout ailleurs. Le requin-marteau est lui jugé "mondialement en danger". Comme le souligne Sue Lieberman, directrice des politiques internationales du Pew Environment Group, basé à Washington, "ce n'est pas que les quotas sont trop généreux : il n'y a pas de quotas du tout. Aucune gestion de la pêche en haute mer, ni de contrôle sur le commerce des ailerons".

"Ce n'est pas avec ça qu'on nourrit l'humanité"

Face à une bataille qui s'annonce rude - l'aiguillat commun et le requin-taupe ont été retoqués à la dernière Cites en 2007, sous pression du Japon - Palau a dépêché à Doha son ministre de l'Environnement, Thomas Fritts. Depuis 2001, l'île du Pacifique s'est décrétée "sanctuaire du requin" et interdit pêche et commerce, pour préserver cette importante attraction touristique. Mais "chaque fois que nous effectuons des patrouilles, nous tombons sur des bateaux illégaux", assure le ministre. Celui des Maldives, Ibrahim Didi, est également là pour soutenir le combat : un moratoire entré en vigueur ce mois-ci dans l'archipel interdit aussi la pêche et le commerce des requins.

Dans son argumentaire, l'UE - qui a fermé en 2007 les pêcheries d'aiguillats communs et l'an passé celles de requins-taupe - fait valoir qu'aucune des organisations régionales de pêche dans le monde ne gère le requin, un poisson à la croissance lente et piètre reproducteur, tous les deux ans environ. Un sort aggravé par la chasse aux femelles adultes, dont la viande comme les ailerons sont les plus prisés.

"Trop de gens considèrent les requins comme une denrée. Mais les ailerons sont un article de luxe, ce n'est pas avec ça qu'on nourrit l'humanité", remarque l'océanographe américaine Sylvia Earle, ex-responsable scientifique de l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA), et plongeuse du National Geographic. Cette sommité du requin, âgée de 74 ans, est à Doha pour plaider le sort de ces "beautés" avec lesquelles elle a coutume de plonger.

Par TF1 News (Avec agence) le 21 mars 2010 à 08:15
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26 Commentaires

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  • marick13, le 26/03/2010 à 08h18

    Bonjour à tous, J'ai eu moi aussi la chance de nager avec trois sortes de requins autour de moi, passer la minutes ou l'adrénaline m'a affolée, j'en garde un trés agréable souvenir, rien a voir avec les fauves sanguinaires que l'on imagine ... La disparition des requins serait un grave danger pour les océans, on les appelle aussi les poubelles des mers, ils permettent de débarasser les océans de tous les poissons malades, garantissant ainsi la bonne santé des autres, empêchant les bactéries et autres virus de proliférer dans les eaux et de tuer toutes espèces vivantes. Voilà aussi pourquoi il est important de veiller a la survie de l'espèce, et peut être parce que nous sommes sois disant dotés de raison, que nous sommes les plus forts, avons nous le droit de tous détruire ou l'obligation de préserver notre monde ?

  • quincy08, le 22/03/2010 à 13h58

    Et pourquoi aurions nous le droit, nous êtres humains, de décider qui peut rester en vie et qui doit mourir?? les requins ont droit à leur place sur terre tout comme nous. Et sans vouloir vous vexer, l'animal le plus agressif sur terre, c'est l'homme. Combien d'espèces avons nous déjà anéanti??? Trop à mon gout et c'est pas prêt de s'arrêter.

  • vivianetits, le 22/03/2010 à 09h04

    Bonjour, J'ignore pourquoi on dit que les requins ne sont pas sympathiques. En tout cas, moi, je les trouve beaux. Et je les trouve nettement moins agressifs que les humains. Quand les humains tuent des milliers de requins les poussant jusqu'à l'extinction totale, les requins bouffent de temps en temps un pied. C'est qu'on ne leur a pas dit aux requins qu'il ne fallait pas s'attaquer à l'espèce nazi de cette planète. Comme nous serons malheureux le jour ou nous nous retrouverons tout seuls sur cette planète. Mais, très certainement, malgré notre soit-disant intelligence, je pense que nous aurons disparu bien avant que cela n'arrive. En tout cas, nous faisons tout pour cela. Bonne journée, malgré tout, Viviane Tits.

  • alexismbx, le 21/03/2010 à 23h45

    Bien plus qu'essentiel ils régulent la chaine alimentaire

  • ilesmarquises, le 21/03/2010 à 18h49

    à ruvo11 : et la chaîne de l'écosystème, vous en avez déjà entendu parler ?

  • gwaga35, le 21/03/2010 à 18h24

    Allez y on vous regarde!!!

  • lucien31, le 21/03/2010 à 17h29

    Vous dites vraiment n'importe quoi, nous ne sommes plus à lépoque de l'homme de cromagnon. Il faut sauver ces animaux et surtout ceux qui sont fortement menacés et bravo à Greenpeace pour ce qu'ils font ( je ne suis pas membre de Greenpeace, mais ils font un sacré boulot pour aider ses pauvres baleines) C'est sur que si plusieurs bombes atomiques pètent sur le globe, il n'y aura plus d'être vivant, certains animaux résisteront, la terre continuera de tourner mais d'autres espèces nouvelles viendront...... Le fric pourrit tout et nous nous devons nous pays soit disant civilisé de préserver ces pauvres animaux et mamiffères. respect

  • colst03, le 21/03/2010 à 16h59

    @ruv011. sans requins pour eliminer les poissons malades et affaiblis, les poissons ne seront peut-etre plus comestibles dans une dizaine d'année...

  • explikemoi16, le 21/03/2010 à 14h57

    Pour la survie de la planète, vivement la disparition de l'être humain.

  • tongji01, le 21/03/2010 à 14h22

    On peut se passer du requin parce qu'il n'est pas essentiel dans la chaine alimentaire.Il attaque et bouffe mais le gout de son aileron n'est pas bien bon.Rien que de voir la photo de plusieurd requins marteaux me fait peur ;ce sont les plus agressif.Vive la sardine.

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