Faut-il clouer les avions au sol si longtemps ?

Par , le 18 avril 2010 à 14h23 , mis à jour le 18 avril 2010 à 22h40

Dossier : Un nuage de cendres sur l'Europe

Le principal syndicat de pilotes d'Air France estime qu'il faut désormais des "éléments tangibles et concrets" pour déterminer si le nuage de cendres est toujours aussi dangereux. Air France a procédé dimanche à des tests à basse altitude. Et les compagnies demandent une "réévaluation" des restrictions de vols.

Les cendres crachées par le volcan en éruption en Islande, le 18 avril 2010.Les cendres crachées par le volcan en éruption en Islande, le 18 avril 2010. © Les cendres crachées par le volcan en éruption en Islande, le 18 avril 2010.

La grogne monte après plusieurs jours de paralysie. Plusieurs voix se sont élevées dimanche pour contester les restrictions appliquées à l'espace aérien qui semblent s'installer en Europe. Le principal syndicat de pilotes d'Air France, le SNPL, a réclamé dimanche des "éléments tangibles et concrets" pour déterminer si le nuage de cendres qui paralyse actuellement le trafic aérien pose bien un problème pour la sécurité des vols. "Le principe de précaution en première intention, quand il y a eu l'éruption  volcanique: c'est très bien", estime Erick Derivry, porte-parole du syndicat. "Mais ce principe de précaution doit ensuite être étayé, infirmé ou confirmé, par des éléments tangibles et concrets. Or, on n'a aucun élément concret aujourd'hui", a-t-il poursuivi. "On ne comprendrait pas qu'on ne vienne pas confirmer ou analyser ce qui se  passe effectivement dans l'atmosphère pour dire si oui ou non, on a un événement particulièrement dangereux. Quand on regarde le ciel, on a un tout petit peu de mal à croire que la densité de ces particules soit très importante", conclut-il.
  • Des vols supplémentaires pour rapatrier les Français bloqués

    Le gouvernement a décidé la mise en place d'une vingtaine de vols supplémentaires vers "les destinations les plus critiques" pour rapatrier les quelque 40.000 Français encore coincés à l'étranger.

    Publié le 22/04/2010 Des vols supplémentaires pour rapatrier les Français bloqués
  • Ces compagnies qui rechignent à payer la note des retards

    En cas de vol annulé, c'est à la compagnie qu'il revient d'indemniser les passagers, selon la réglementation européenne. Mais des compagnies peinent à mettre la main à la poche. Ryanair a menacé d'aller en justice, avant de se raviser.

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  • Le ciel d'Europe enfin dégagé... malgré quelques nuages

    Le trafic aérien est enfin normal dans presque toute l'Europe, malgré des restrictions de vol limitées en Suède et en Norvège. Il reste 43.000 Français à rapatrier.

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  • Le ciel français rouvert à 100%

    Avec l'accélération de la reprise du trafic, le rapatriement des milliers de touristes français bloqués à l'étranger devrait s'achever sous 48 heures, estime Jean-Louis Borloo.

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  • Les contribuables paieront-ils la note du nuage de cendres ?

    Au bout de près d'une semaine d'immobilisation des avions, compagnies aériennes et tour-opérateurs avancent des chiffres de pertes astronomiques. Hervé Novelli a reçu les professionnels du secteur. Et promet des aides publiques.

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  • La crise aérienne devient aussi politique

    Le Nouveau Centre réclame une mission parlementaire sur la gestion de la crise du transport aérien provoquée par le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande.

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  • Lentement mais sûrement, le trafic aérien s'améliore

    Jean-Louis Borloo a indiqué que la reprise du trafic aérien en France allait s'amplifier mercredi. "L'objectif est d'assurer 100% des vols long-courriers et 60% des vols moyens-courriers", a-t-il précisé.

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  • Borloo espère 100% de vols long-courriers mercredi

    Mise en place de corridors aériens, reprise progressive des vols tout en suivant d'un oeil les humeurs du volcan Eyjafjöll : les vols ont repris en France et en Europe. Mais certains pays ont encore refermé leur espace aérien.

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  • Nice, son aéroport, et ses naufragés des airs

    <b>Témoignage - </b>Nice fait face à un afflux de touristes de diverses régions qui avaient acheté des séjours auprès de Marmara. Rapatriés tant bien que mal malgré la galère des transports aériens, ils sont ensuite laissés à eux-mêmes.

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  • Un volcan qui met en lumière les failles européennes

    Le principe de précaution, aujourd'hui critiqué, n'est pas seul en cause : face à la situation inédite représentée par l'éruption du volcan Eyjafjöll, les autorités des pays européens n'ont pas su réagir ensemble.

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  • Eyjafjöll menace encore

    Alors que les vols reprennent timidement et sur la pointe des pieds dans le ciel européen, l'arrivée d'un nouveau nuage de cendres sur le Royaume-Uni pourrait tout compromettre.

    Publié le 20/04/2010 Eyjafjöll menace encore
  • Pleins feux sur le principe de précaution

    Après la paralysie du ciel européen pendant plusieurs jours et les critiques virulentes des compagnies aériennes, le fameux principe se retrouve en débat dans la presse nationale.

    Publié le 20/04/2010 Pleins feux sur le principe de précaution
  • Trafic aérien en UE : retour à la normale jeudi, malgré un nouveau nuage

    La présidence de l'Union européenne a annoncé lundi la réouverture progressive du trafic dans une partie de l'espace aérien à partir de mardi à 6 heures GMT. Toutefois, les autorités britanniques ont annoncé l'arrivée d'un nouveau nuage de cendres.

    Publié le 19/04/2010 Trafic aérien en UE : retour à la normale jeudi, malgré un nouveau nuage
  • Des corridors aériens entre Paris et le sud dès mardi

    <b> Le point sur les perturbations -</b> Au sortir d'une réunion à Matignon, François Fillon a annoncé lundi la réouverture partielle" des aéroports situés au nord d'une ligne Nantes-Nice, à partir de mardi, 8 heures.

    Publié le 19/04/2010 Des corridors aériens entre Paris et le sud dès mardi
  • Espaces aériens et aéroports fermés : le point dans le monde

    Réunis en visio-conférence, les ministres européens des Transports ont abouti à un accord sur la réduction de la zone aérienne interdite de vol.

    Publié le 19/04/2010 Espaces aériens et aéroports fermés : le point dans le monde
  • Le point sur les aéroports français

    <b> Le point sur les perturbations -</b> La plupart des aéroports resteront fermés au moins jusqu'à mardi 7 heures du matin, au nord d'une ligne Nice-Bordeaux. Au sud de cette ligne, ça va mieux.

    Publié le 19/04/2010 Le point sur les aéroports français
  • Du verre dans les réacteurs

    Un F16 de l'Otan a eu son réacteur endommagé par les cendres rejetées par le volcan Eyjafjöll. Les compagnies aériennes affirment pour leur part, après plusieurs vols d'essai, n'avoir constaté aucun problème et réclament la reprise des vols.

    Publié le 19/04/2010 Du verre dans les réacteurs
  • Un ciel de cendres pèse sur le monde du sport

    Rencontres annulées, compétition reportées : si les effets de la paralysie du transport aérien sur le monde du sport se font déjà sentir, le plus lourd est à venir.

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  • Les compagnies aériennes ont les yeux braqués sur l'UE

    Les ministres des Transports européens participent ce lundi à une réunion par vidéoconférence, dont l'enjeu est la réouverture du ciel européen, ou la poursuite des restrictions de vols pour cause de cendres volcaniques dans l'atmosphère.

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  • Le point sur les Français bloqués à l'étranger

    Le Quai d'Orsay mobilise le réseau diplomatique et consulaire français à l'étranger pour tenter de venir en aide aux naufragés des transports aériens. Ils seraient entre 50.000 et 150.000.

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  • Naufragés du transport aérien, ils fêtent leur union via skype

    Un couple de jeunes mariés australo-britannique, coincé à Dubaï par la paralysie du trafic aérien, a finalement participé par internet à une cérémonie en leur honneur prévue à Londres.

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  • Eruption en Islande : après les hommes, les animaux

    Perdus sous la cendre du volcan islandais Eyjafjöll dans un paysage qu'ils ne reconnaissent plus, les animaux sont à leur tour l'objet de l'attention des secouristes venus aider les fermiers à rentrer leurs bêtes à l'abri dans les étables ou même les maisons.

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  • Les aéroports fermés jusqu'à mardi, d'autres rouverts pour rapatrier

    Le trafic aérien européen pourrait être perturbé pendant plusieurs jours encore par le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande. Les aéroports français fermés se situent désormais au nord de l'axe Bordeaux-Marseille. Les autres étant ouverts pour rapatrier des passagers bloqués.

    Publié le 17/04/2010 Les aéroports fermés jusqu'à mardi, d'autres rouverts pour rapatrier
  • Avions cloués au sol : quel remboursement pour qui ?

    Vols secs, forfaits, repas à l'aéroport, chambres d'hôtels en plus... à quels remboursements ou dédommagements peuvent prétendre les voyageurs , victimes du nuage de cendres ? L'Etat estime que les tour-opérateurs, qui invoquent la force majeure, doivent prendre "leurs responsabilités".

    Publié le 16/04/2010 Avions cloués au sol : quel remboursement pour qui ?
  • Encore une semaine de perturbations ?

    Selon l'Institut météorologique d'Islande, les vents vont probablement continuer à pousser les cendres du volcan vers l'Europe pendant encore 4 à 5 jours. La France sera en tous les cas touchée à 90% par les particules dimanche.

    Publié le 17/04/2010 Encore une semaine de perturbations ?
  • Et si le volcan islandais réveillait son grand frère ?

    Même s'il ne montre aucun signe d'activité, le Katla, un volcan plus grand et plus dangereux, voisin de celui qui crache depuis mercredi des cendres, s'est souvent réveillé par le passé un an ou deux après.

    Publié le 17/04/2010 Et si le volcan islandais réveillait son grand frère ?
  • Nuage de cendres : une veille quotidienne de la situation sanitaire

    Le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande qui se déplace au-dessus de l'Europe, notamment la France, ne pose dans l'immédiat "pas de risque pour la santé", a dit samedi François Fillon. Mais il fait l'objet d'une "veille quotidienne".

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  • Nuage de cendres : pas de risque pour la santé, pour l'heure

    Le gigantesque nuage de cendres provoqué par une éruption en Islande et qui se déplace au-dessus de l'Europe, notamment la France, ne représente pas actuellement de risque pour la santé, selon la DGS. Mais la situation est évolutive et reste surveillée de près. Faut-il donc prendre des précautions ?

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  • Où se trouvent les poussières volcaniques en France ?

    Quasi invisibles à l'oeil nu, les poussières volcaniques venues d'Islande se déplacent lentement vers le sud de la France, selon Météo France. Passées par Paris vendredi matin, elles devaient se situer samedi matin au niveau de Lyon.

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Plus d'infos

La principale association des compagnies aériennes européennes et celle des gestionnaires d'aéroports ont demandé dimanche une "réévalution immédiate" des restrictions de vols. Deux réunions européennes sont prévues lundi pour décider de la faisabilité d'une reprise des vols d'une manière coordonnée.

Des tests sans anomalie

En attendant, Air France a pris le taureau par les cornes et, à l'instar d'autres compagnies, procèdait à des tests dimanche dans le ciel hexagonal à basse altitude, notamment au dessus de Bordeaux, Toulouse ou Paris, pour déterminer s'il est possible de reprendre des vols commerciaux sous le nuage de cendres. Or le premier vol d'évaluation à basse altitude d'Air France "s'est déroulé dans des conditions normales" entre les aéroports de Paris-Charles de Gaulle et Toulouse-Blagnac. Mais ces vols ne conduiront pas à la réouverture de l'espace aérien européen, a déclaré dimanche le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. Explication de François Fillon : "ces tests, s'ils sont positifs, vont permettre de déplacer à vide des avions qui sont aujourd'hui bloqués en région parisienne pour aller les positionner sur ces plate-formes et augmenter nos capacités de transport".

La compagnie néerlandaise KLM a elle effectué samedi un vol test dans l'espace aérien des Pays-Bas. "Ils n'ont rien relevé, rien", note Erick Derivry. Du coup, elle a estimé dimanche que l'espace aérien européen était "sûr" et annoncé que ses tests avaient permis à l'aviation civile de l'autoriser à faire décoller dimanche soir trois de ses cargo à destination de l'Asie, sans passager. Lufthansa a aussi effectué dix vols sans passagers samedi au départ de  Munich avec des appareils qui y avaient été détournés, pour les reconduire à  leur point de stationnement à Francfort. Les appareils "ne présentent aucun  dommage, pas la moindre égratignure sur le pare-brise du cockpit, le fuselage ou les moteurs", selon la compagnie allemande. Enfin, un avion British Airways a décollé de Londres-Heathrow pour un vol d'essai dimanche soir.

Des outils pas à la hauteur ?

En Islande, c'est un géophysicien qui a le premier émis des réserves. "Ce n'est pas parce que l'espace aérien est fermé à cause d'un nuage de cendres qu'il y a effectivement de la cendre dans l'air dans toutes ces zones",  a déclaré à Magnus Tumi Gudmundsson. "On applique actuellement des normes de sécurité très élevées", a-t-il souligné en considérant qu'un "gros travail était nécessaire pour améliorer les outils de modélisation" utilisés pour tenter de prévoir comment les cendres se dispersent. "Si vous avez de meilleures données, vous pouvez très nettement baisser les restrictions peut-être jusqu'à un quart des fermetures observées aujourd'hui", a-t-il dit. Pour déterminer si les avions peuvent redécoller, des scientifiques allemands ont prévu d'effectuer lundi un vol dans le nuage de cendres volcaniques pour en mesurer la concentration des particules dans l'air. L'ensemble des données recueillies par les chercheurs seront immédiatement exploitées et transmises au service météorologique allemand.

Selon les experts, seule la mesure du niveau de concentration de cendres dans le ciel européen permettra de dire si le danger est réel. "Les cas les plus significatifs de dommages causés par de la cendre se sont produits dans des zones où cette cendre était très concentrée. Il n'est pas facile de dire pour l'instant si un court-courrier entre Munich et Düsseldorf, par exemple, rencontrera assez de cendres pour que cela devienne un problème", souligne un expert de la revue britannique Flight.

Faire voler des avions à basse altitude ?

Le gouvernement français appelle lui toujours à la prudence. Mais le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau a évoqué la possibilité de faire voler certains vols commerciaux à basse altitude, sous le nuage de cendres, "en particulier des vols à courte distance" en Europe. Cela suppose cependant une dérogation aux règles habituelles de vol à haute altitude pour des questions de bruit et de pollution. Et pose des problèmes techniques. "C'est possible, mais ça n'est pas idéal parce que les avions à réaction ne fonctionnent pas aussi bien à basse altitude. Ils brûlent alors beaucoup de kérosène et ça coûte cher", souligne l'expert de la revue britannique Flight, qui ne juge "pas réaliste d'envisager de faire refonctionner le système aérien sur cette base".

Dimanche, une trentaine de pays européens avaient fermé entièrement ou partiellement leur espace aérien en raison du danger représenté par le nuage de cendres émis par l'Eyjafjöll depuis mercredi et qui s'étend désormais du cercle polaire arctique à la Méditerranée et de l'Espagne à la Russie.

Des vols lundi ou mardi avec des pilotes volontaires

La Commission européenne est engagée depuis samedi dans d'intenses consultations avec les gouvernements de l'UE pour faire ouvrir quelques routes aériennes en Europe dès le début de la semaine prochaine, a indiqué dimanche un de ses porte-parole. Le ministre français des Transports Jean Louis Borloo a pour sa part annoncé qu'une décision serait prise au niveau européen lundi ou mardi de faire voler des avions. "Ce sera une décision politique, européenne et internationale, de faire voler des avions, pilotés par des volontaires", a-t-il précisé au Journal du dimanche. "Mais la sécurité prime avant tout et si la science dit que les espaces aériens doivent rester fermés, alors ils resteront fermés", a insisté la porte-parole de la Commission.

Par Axel Constantinoff le 18 avril 2010 à 14:23
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40 Commentaires

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  • ash4, le 20/04/2010 à 12h03

    Quelle est la crédibilité des mesures scientifiques?!!! Personne n'évoque la crédibilité des mesures scientifiques réalisées, si seulement des mesures ont été réellement réalisés? En effet, on peut en douter quand on voit que ce sont les compagnies aériennes qui sont obligés de faire des tests, sans aucun capteur de mesure, pour vérifier la justesse de l'interdiction. Dans le temps, la France comme les autres pays d'Europe disposait d'avions météo, ou d'avions d'étude de l'atmosphère. Actuellement, il ne reste aucun avion de ce type, pour la météo on compte uniquement sur les satellites, et pour la recherche ont fait des économies. Donc, étant donné que nous ne disposons plus des moyens pour faire des mesures à haute altitude comme procède-t-on pour donner aux politiques des éléments de décisions? A mon avis, les politiques ne disposent d'aucun élément de décisions scientifiques, alors ils ouvrent le parapluie pour ce protéger et appelle cela le "principe de précaution". Les US ont eu garder des avions de recherche atmosphérique, voir même des drônes. Si cela s'était passé chez eux, à mon avis ces avions auraient décollé pour donner aux politiques de vrais éléments scientifiques de décisions. En fait, cet événement nous montre seulement une seule chose : Combien la recherche n'a plus de moyen financier en Europe, et combien chaque pays compte sur le copain pour faire le travail quand il décide lui de faire des économies de bout de chandelles. Alors messieur les politiciens, ne venez-pas dire que l'Europe n'a pas les moyens d'équiper quelques avions!!! A moins qu'on se le fasse "à la Française", et que l'on nous annonce que le pays va se dote du "meilleur avion de recherche atmosphérique du monde" suite à cet événement!!!

  • reydran, le 19/04/2010 à 19h17

    On a pas encore entendu que c'était la faute de Sarkozy! curieux!

  • sacommente, le 19/04/2010 à 16h24

    Mais dites-moi juste là, quel est le rapport ?

  • sacommente, le 19/04/2010 à 14h01

    Qu'on m'explique juste à qui ça profiterait de laisser volontairement les avions au sol ? C'est une catastrophe pour tout le monde ! Chacun à son échelle, et chacun à son rythme, nous serons tous tôt ou tard impactés par ça : tous les acteurs du tourisme, tous les employés du secteur du tourisme, les pays qui vivent du tourisme, l'énorme quantité d'acteurs économiques qui travaillent avec l'étranger par avion (alimentation, courrier....)... Et évidemment, comme chacun le sait, ce qui est néfaste pour un acteur économique retombe sur les autres, c'est mathématique : difficultés économiques durables, plus de chômeurs, moins de contribuables, prix à la hausse... Donc arrêtons d'être égoïste ! Sans parler de la catastrophe pour les Islandais eux-mêmes !

  • barrny, le 19/04/2010 à 07h20

    Voler directement dans le panache de cendres à quelques kilomètres du volcan, on comprends que cela puisse mettre en danger les aéronefs... mais une fois bien dilué après quelques milliers de kilomètres comme c'est le cas, et avec les tests effectués sans problèmes on devrait rouvrir immédiatement l'espace aérien et cesser de faire peur aux passagers... malheureusement nos gentils bisounours de politiciens n'ont toujours pas retenu la leçon de la grippe A.

  • blitz39, le 19/04/2010 à 07h04

    Oui, parce que c'est dangereux pour les avions et leurs passagers d'une part et d'autre part ça fait des vacances à nos oreilles et nos poumons.

  • maur., le 19/04/2010 à 06h08

    Oui, il faut laisser les avions clouer au sol jusqu'a ce que la securite des voyageurs n'est plus en danger. Quelle question!

  • omomomomoomom, le 18/04/2010 à 23h49

    Dés lors qu'il se passe quelque chose d'anormal j'ai l'impression que jamais rien n'est prêt !!!!!On vous fait venir à l'aéroport en vous précisant que les vols sont retardés jusque 18heures et on vous dit que si vous n'étes pas présent à l'appel de ce dernier vous étes considéres comme absent donc billet annulés !!!et finalement pas de vol durant ces trois jours et cela continue. En Pologne on dit"fermé jusqu'à nouvel ordre" c 'est beaucoup mieux !! cela evite de se rendre à l'aéroport pour rien!!!!tout ce que j'espere c que lon va se faire rembourser et que cette situation va se débloquer comme le dise certains et comme je l'ai vu dans un certain reportage d'un vol en 1982 je ne sais plus quelle compagnie le plus grand danger pour les avions c'est de survoler ce satané volcan qui a gaché les vacances de milliers de familles!!!!!!!!

  • melanietoulon, le 18/04/2010 à 22h48

    Mais encore ???

  • gernigof, le 18/04/2010 à 22h35

    La terre nous rappelle une fois de plus que nous ne sommes que peu de chose face aux éléments. N'aurions nous pas oublié que nous sommes son hôte. Elle vit autant que nous et beaucoup l'ont oublié. On ne va pas faire un procès à la terre, alors on patiente, en se disant qu'on à la chance d'être bien au chaud chez soit à l'abri d'un quelconque phénomène. Le principe de précaution est peut être excessif, mais on ne peut pas remettre en question la prévention. Mais peut être que certains préfèreraient prendre l'avion avec l'incertitude d'arriver à bon port. L'homme n'est pas fait pour voler, alors il vaut mieux que toutes les conditions soient réunies...

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