La nappe de pétrole menaçant les côtes de Louisiane photographiée par la Nasa © Nasa/earthobservatory.nasa.govAprès l'annonce de l'échec de la dernière tentative en date de BP pour colmater la brèche par laquelle le pétrole se répand dans le golfe du Mexique, Barack Obama a qualifié ce nouveau revers de "navrant" et de "déchirant". Selon des experts mandatés par l'administration américaine, le pétrole s'est répandu dans le golfe du Mexique à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, le 22 avril. Et pour Carol Browner, conseillère du président américain pour les questions environnementales, qui s'exprimait dimanche sur NBC, la marée noire est "probablement la pire catastrophe écologique" qu'aient dû affronter les Etats-Unis : "C'est sans aucun doute la pire marée noire" de l'histoire du pays. Et ce pourrait bientôt être la pire marée noire jamais connue dans le monde...
Face à la marée noire, BP soigne sa com; Obama aussi
Chahuté par la marée noire, BP ne ménage pas ses efforts pour... sauvegarder son image : achats de mots-clés sur internet, pages de publicité... Obama, dont la gestion de la crise lui vaut une chute de popularité, tente de remonter la pente.
Publié le 09/06/2010
Une marée noire qui s'étend de Paris à Aix-en-Provence
Les dernières images de la Nasa montrent un peu plus l'ampleur de la catastrophe qui frappe le golfe du Mexique, avec une marée noire dont le diamètre atteint la distance Paris-Aix. Au fond de la mer, la fuite se poursuit.
Publié le 07/06/2010
Englué dans le brut, BP promet de payer jusqu'au dernier centime
Alors que la lutte pour endiguer la fuite de brut dans le golfe du Mexique se poursuit, BP s'engage à indemniser toutes les victimes de la marée noire.
Publié le 06/06/2010
Marée noire : une première étape
Selon les garde-côtes américains, 950.000 litres de pétrole ont pu être récupérés vendredi grâce à l'"entonnoir" placé sur la fuite au fond du golfe du Mexique, et cette quantité devrait augmente.
Publié le 05/06/2010
Marée noire : Obama lance la guerre des sous
Lors de sa 3e visite en Louisiane, et alors que l'espoir d'endiguer la fuite de pétrole renaissait vendredi, Barack Obama a reproché à BP de n'avoir pas renoncé à ses dividendes. BP, lui, tente à coups de millions de limiter les dégâts sur son image.
Publié le 04/06/2010
Marée noire: BP essaie encore et encore, Obama revient sur place
Après l'échec de toutes les tentatives, BP a sectionné jeudi le conduit à l'origine de la fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique. On saura sous 24h si c'est un succès. En attendant, il va recevoir une (1re) facture à 69 millions. Barack Obama, lui, va retourner vendredi en Louisiane.
Publié le 03/06/2010
Marée noire : un nouveau "couvercle" et des méthodes insolites
Outre un nouveau couvercle, plus petit, BP prévoit "d'injecter sous très haute pression un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf pour stopper la fuite".
Publié le 11/05/2010
Marée noire: BP va installer un nouveau "couvercle" dans les 72 heures
Après un premier échec, BP va installer un nouveau "couvercle" au fond de l'océan pour tenter d'endiguer la fuite de pétrole. 800 000 litres se répandent chaque jour dans le golfe du Mexique.
Publié le 10/05/2010
Chirurgie sous-marine contre hémorragie de pétrole
Les équipes de BP ont descendu au fond de la mer le "couvercle" dont elles espèrent qu'il permettra d'endiguer la marée noire dans le golfe du Mexique. Le dispositif sera opérationnel lundi. Au pire, il pourrait multiplier la fuite par 12.
Publié le 08/05/2010
Marée noire : BP va payer
Obama adressera à la firme anglaise la facture des dégâts engendrés par la marée noire. La nappe de brut menace l'économie du golfe du Mexique. Des pêcheurs de Louisiane réclament des dommages et intérêts.
Publié le 30/04/2010
Cette marée noire géante qui menace la Louisiane
La nappe de pétrole qui s'échappe d'une plate-forme endommagée dans le Golfe du Mexique atteint une superficie équivalente à deux régions françaises. Elle pourrait atteindre la côte américaine ce week-end.
Publié le 28/04/2010
Marée noire : l'état d'urgence décrété en Louisiane
Le gouverneur de la Louisiane a proclamé jeudi l'état d'urgence dans son Etat en raison de la menace que fait peser la nappe de pétrole brut échappée d'une plate-forme accidentée dans le golfe du Mexique.
Publié le 29/04/2010
Menace de marée noire en Lousiane
Des équipes d'intervention s'employaient mercredi à essayer d'enflammer la nappe de pétrole qui flotte sur les eaux du golfe du Mexique où une plateforme a sombré. Ou comment éviter une marée noire.
Publié le 28/04/2010
Marée noire : un couvercle sous-marin pour stopper la fuite
Un gigantesque couvercle sous-marin destiné à endiguer la fuite du puit de pétrole de la plateforme qui a sombré dans le golfe du Mexique est en cours de construction.
Publié le 28/04/2010
Marée noire aux Etats-Unis : BP en ligne de mire
Aux Etats-Unis, le gros de marée noire se rapproche inexorablement des côtes. Elle n'est plus qu'à 15 km au large. La fuite déverse toujours des tonnes de brut et le groupe BP est à présent accusé de négligence.
Publié le 13/05/2010
C'est avec cette nervosité en toile de fond que BP, le groupe pétrolier qui exploitait la plateforme Deepwater Horizon, dont la destruction est à l'origine de cette catastrophe écologique, a annoncé qu'il travaillait à une nouvelle approche pour stopper la fuite. Tous les espoirs se portent désormais sur l'installation d'un dispositif prévoyant de sectionner les pipelines endommagés et d'y ajuster une structure permettant de capturer le pétrole puis de le siphonner jusqu'à un navire en surface. Le nouveau dispositif pourrait être à l'oeuvre d'ici quelques jours, a expliqué Doug Suttles, directeur des opérations de BP. "Nous pensons qu'il capturera la majorité du pétrole s'il fonctionne. Nous ne pouvons pas le garantir", a-t-il prévenu.
Seule solution à terme : un puits de secours
Face à ces échecs répétés, l'amiral Mary Landry, chef des garde-côtes, a estimé ce week-end que la seule solution permettant offrant un succès certain était de creuser un puits de secours pour rejoindra la fuite et la colmater bien en-dessous du plancher océanique. Une opération en ce sens a commencé mais le puits de secours ne sera achevé que fin juillet ou début août, selon BP, et ce délai pourrait peser sur l'administration Obama, cible de critiques de plus en plus fortes pour sa gestion du désastre. "Nous continuerons à chercher tous les moyens susceptibles d'arrêter cette fuite jusqu'à ce que soient achevés les deux puits de secours actuellement en forage", a souligné le président Obama.
La compagnie pétrolière a déjà consacré 940 millions de dollars pour tenter de faire cesser la fuite de brut, nettoyer la mer et les côtes souillées par le pétrole. Aucune des autres procédures essayées jusqu'à lors ou en passe de l'être n'ont été réalisées par BP à une telle profondeur, où seuls des robots sous-marins peuvent supporter la pression et les températures extrêmes. L'opération "top kill", la dernière en date, consistant à envoyer des boues de forage dans le puits pour aveugler le flux de pétrole, n'avait elle-même jamais été testée dans ces conditions, ce qui n'avait pas empêché le directeur général de la compagnie, Tony Hayward, de lui donner 60% à 70% de chances de succès. La nouvelle tentative de BP consistera d'abord à retirer un tube (ou "riser") endommagé situé sur le bloc obturateur du puits, puis à poser, sur le bloc existant de tubes prolongateurs, un couvercle étanche. Celui-ci serait ensuite relié à un conduit et raccordé au bloc de tubes existant afin de recueillir le pétrole. BP prépare en outre la mise en place d'un bloc obturateur qui fonctionne pour le disposer sur celui n'ayant pas marché au niveau du puits, au cas où la solution du couvercle viendrait à échouer à son tour.
A cette incapacité à lutter de manière efficace contre la marée noire s'ajoutent les accusations qui pleuvent régulièrement contre le groupe pétrolier. Les dernières en date proviennent du New York Times : le journal affirme que tout en connaissant les risques que courait sa plate-forme Deepwater Horizon, BP a néanmoins violé ses propres règles de sécurité. Selon le New York Times, le 22 juin 2009, des ingénieurs du groupe avaient estimé que l'enveloppe métallique que BP voulait utiliser pourrait céder sous une forte pression. "Cela serait certainement le pire scénario", mettait en garde dans un rapport interne Mark Hafle, un ingénieur spécialiste en forage chez BP. La groupe pétrolier a néanmoins maintenu sa décision d'utiliser ce coffrage mais seulement après avoir obtenu la permission d'autres responsables de BP car une telle mesure violait les propres règles de la compagnie, poursuit le journal citant le rapport. Les documents n'expliquent pas pourquoi la compagnie a autorisé une telle exception.
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