Navires luttant contre la marée noire dans le Golfe du Mexique (27 avril 2010) © TF1/LCI"Après trois jours entiers de tentative, nous avons été dans l'incapacité de contenir la fuite". Cruel aveu d'échec pour BP : le dernier essai de colmatage de la fuite de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique a dû être abandonné. Tout comme avaient échoué les tentatives précédentes de bloquer la fuite sous un dôme ou de siphonner le brut jaillissant au fond de l'océan à haute pression, l'opération "top kill" visant à projeter des boues de forage directement dans le puits endommagé pour le boucher n'a rien donné de mieux qu'un ralentissement temporaire du flux de pétrole. Le directeur général de la compagnie, Tony Hayward, avait affirmé vendredi qu'il faudrait attendre jusqu'à dimanche pour évaluer le succès de l'opération, mais BP et les autorités ont décidé dès samedi d'abandonner ce dispositif.
Marée noire : un nouveau "couvercle" et des méthodes insolites
Outre un nouveau couvercle, plus petit, BP prévoit "d'injecter sous très haute pression un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf pour stopper la fuite".
Publié le 11/05/2010
Marée noire: BP va installer un nouveau "couvercle" dans les 72 heures
Après un premier échec, BP va installer un nouveau "couvercle" au fond de l'océan pour tenter d'endiguer la fuite de pétrole. 800 000 litres se répandent chaque jour dans le golfe du Mexique.
Publié le 10/05/2010
Chirurgie sous-marine contre hémorragie de pétrole
Les équipes de BP ont descendu au fond de la mer le "couvercle" dont elles espèrent qu'il permettra d'endiguer la marée noire dans le golfe du Mexique. Le dispositif sera opérationnel lundi. Au pire, il pourrait multiplier la fuite par 12.
Publié le 08/05/2010
Marée noire : BP va payer
Obama adressera à la firme anglaise la facture des dégâts engendrés par la marée noire. La nappe de brut menace l'économie du golfe du Mexique. Des pêcheurs de Louisiane réclament des dommages et intérêts.
Publié le 30/04/2010
Cette marée noire géante qui menace la Louisiane
La nappe de pétrole qui s'échappe d'une plate-forme endommagée dans le Golfe du Mexique atteint une superficie équivalente à deux régions françaises. Elle pourrait atteindre la côte américaine ce week-end.
Publié le 28/04/2010
Marée noire : l'état d'urgence décrété en Louisiane
Le gouverneur de la Louisiane a proclamé jeudi l'état d'urgence dans son Etat en raison de la menace que fait peser la nappe de pétrole brut échappée d'une plate-forme accidentée dans le golfe du Mexique.
Publié le 29/04/2010
Menace de marée noire en Lousiane
Des équipes d'intervention s'employaient mercredi à essayer d'enflammer la nappe de pétrole qui flotte sur les eaux du golfe du Mexique où une plateforme a sombré. Ou comment éviter une marée noire.
Publié le 28/04/2010
Marée noire : un couvercle sous-marin pour stopper la fuite
Un gigantesque couvercle sous-marin destiné à endiguer la fuite du puit de pétrole de la plateforme qui a sombré dans le golfe du Mexique est en cours de construction.
Publié le 28/04/2010
Marée noire aux Etats-Unis : BP en ligne de mire
Aux Etats-Unis, le gros de marée noire se rapproche inexorablement des côtes. Elle n'est plus qu'à 15 km au large. La fuite déverse toujours des tonnes de brut et le groupe BP est à présent accusé de négligence.
Publié le 13/05/2010
Tous les espoirs se portent désormais sur l'installation d'un nouveau dispositif prévoyant de sectionner les pipelines endommagés et d'y ajuster une structure permettant de capturer le pétrole puis de le siphonner jusqu'à un navire en surface. Le nouveau dispositif pourrait être à l'oeuvre d'ici quatre à cinq jours, a expliqué Doug Suttles, directeur des opérations de BP, lors de son point quotidien avec les garde-côtes américains. "Nous pensons qu'il capturera la majorité du pétrole s'il fonctionne. Nous ne pouvons pas le garantir", a-t-il prévenu. Barack Obama a exprimé son inquiétude après l'annonce de ce nouvel échec et a mis en garde contre les risques de la nouvelle option. "Ce dispositif n'est pas sans risque et n'a jamais été expérimenté auparavant à cette profondeur" de 1500 mètres, a rappelé le président américain.
Seule solution à terme : un puits de secours
Face à ces échecs répétés, l'amiral Mary Landry, chef des garde-côtes, a estimé samedi que la seule solution permettant offrant un succès certain était de creuser un puits de secours pour rejoindra la fuite et la colmater bien en-dessous du plancher océanique. Une opération en ce sens a commencé mais le puits de secours ne sera achevé que fin juillet ou début août, selon BP, et ce délai pourrait peser sur l'administration Obama, cible de critiques de plus en plus fortes pour sa gestion du désastre. "Nous continuerons à chercher tous les moyens susceptibles d'arrêter cette fuite jusqu'à ce que soient achevés les deux puits de secours actuellement en forage", a souligné le président Obama.
La compagnie pétrolière a déjà consacré 940 millions de dollars pour tenter de faire cesser la fuite de brut, nettoyer la mer et les côtes souillées par le pétrole. Aucune des autres procédures essayées jusqu'à lors ou en passe de l'être n'ont été réalisées par BP à une telle profondeur, où seuls des robots sous-marins peuvent supporter la pression et les températures extrêmes. L'opération "top kill" n'avait elle-même jamais été testée dans ces conditions, ce qui n'avait pas empêché le directeur général de la compagnie, Tony Hayward, de lui donner 60% à 70% de chances de succès. La nouvelle tentative de BP consistera d'abord à retirer un tube (ou "riser") endommagé situé sur le bloc obturateur du puits, puis à poser, sur le bloc existant de tubes prolongateurs, un couvercle étanche. Celui-ci serait ensuite relié à un conduit et raccordé au bloc de tubes existant afin de recueillir le pétrole. BP prépare en outre la mise en place d'un bloc obturateur qui fonctionne pour le disposer sur celui n'ayant pas marché au niveau du puits, au cas où la solution du couvercle viendrait à échouer à son tour.
A cette incapacité à lutter de manière efficace contre la marée noire s'ajoutent les accusations qui pleuvent régulièrement contre le groupe pétrolier. Les dernières en date proviennent du New York Times : le journal affirme que tout en connaissant les risques que courait sa plate-forme Deepwater Horizon, BP a néanmoins violé ses propres règles de sécurité. Selon le New York Times, le 22 juin 2009, des ingénieurs du groupe avaient estimé que l'enveloppe métallique que BP voulait utiliser pourrait céder sous une forte pression. "Cela serait certainement le pire scénario", mettait en garde dans un rapport interne Mark Hafle, un ingénieur spécialiste en forage chez BP. La groupe pétrolier a néanmoins maintenu sa décision d'utiliser ce coffrage mais seulement après avoir obtenu la permission d'autres responsables de BP car une telle mesure violait les propres règles de la compagnie, poursuit le journal citant le rapport. Les documents n'expliquent pas pourquoi la compagnie a autorisé une telle exception.
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