Manifestation d'opposants à la réintroduction d'ours dans les Pyrénées (26 juillet 2010) © TF1/LCILe conflit est latent dans les Pyrénées, mais loin d'être apaisé. Et il peut se réveiller à tout moment. D'un côté, des organisations écologistes qui veulent réintroduire des ours pour remplacer une population en voie d'extinction, et qui ont l'appui du gouvernement. De l'autre, des éleveurs qui défendent leur survie, en proie à d'insurmontables difficultés économiques, et qui voient d'un mauvais oeil l'arrivée de ces animaux venus de Slovénie, relâchés à grands frais en France, alors que l'aide financière à l'élevage de montagne, activité écologique s'il en est, se retrouve réduite à la portion congrue. Pour les défenseurs du programme de réintroduction des ours, il s'agit tout simplement de sauver l'ours pyrénéen. Pour ses opposants, c'est un programme dispendieux sans justification écologique, puisqu'il n'existe plus à ce jour d'ours authentiquement pyrénéen, mais seulement des croisements avec les ours venus de Slovénie. Puisqu'un nouvel équilibre écologique s'est établi depuis longtemps dans les Pyrénées sans la présence de l'ours. Et les tensions sont vives avec des éleveurs qui accusent les ours d'attaquer leurs troupeaux et se plaignent de devoir justifier de chaque bête tuée pour pouvoir, au bout d'un véritable parcours du combattant administratif, être finalement indemnisés (quand on ne retrouve parfois que des carcasses, d'où l'impossibilité de fournir la moindre preuve) et raillent les défenseurs des animaux "qui aiment les ours, mais se foutent des brebis".
La dernière ourse des Pyrénées finira au musée
Le cadavre de l'ourse Cannelle, tuée il y a sept ans par un chasseur, va être remis au Muséum de Toulouse. Cannelle, dernière ourse pyrénéenne de souche pure du côté français du massif, rejoindra ainsi Papillon, dernier mâle de souche pure, mort de vieillesse la même année.
Publié le 25/06/2011
Dans les Pyrénées, les ourses font des oursonnes
Sur les six oursons nés ces deux dernières années dans les Pyrénées, cinq sont des femelles, a annoncé jeudi l'association Pays de l'Ours, Adet, dans un communiqué.
Publié le 06/01/2011
Pyrénées: La consulation qui irrite les "anti-ours"
Préalablement au lâcher d'une ourse dans le Béarn au printemps, une consultation de la population a débuté lundi dans les Pyrénées.
Publié le 27/12/2010
"On lâche des ours sans souci des activités humaines"
Après René Rettig, maire d'une des communes pyrénéennes qui a accepté d'accueillir les ours de Slovénie, LCI.fr donne la parole aux opposants. Pour Francis Ader, président de l'Association de défense de l'identité pyrénéenne (Adip), ce projet risque d'accentuer la désertification de territoires déjà fragiles.
Publié le 06/05/2006
Deux nouveaux oursons dans les Pyrénées
Les traces de deux jeunes oursons ont été repérées dans les Pyrénées. Une bonne nouvelle pour les défenseurs des ours des montagnes françaises.
Publié le 01/07/2010
Balou, l'ours des Pyrénées, drague-t-il au bord de la mer ?
Sans doute enhardi par la recherche d'une femelle, le plantigrade est descendu de sa montagne pour s'aventurer, comme rarement aussi bas, à une trentaine de kilomètres de Narbonne et de ses plages.
Publié le 26/05/2010
Pyrénées: après les ours, les éleveurs veulent la peau des vautours
Les éleveurs de montagne des Pyrénées centrales, déjà mobilisés contre la réintroduction d'ours, se plaignent désormais d'agressions de vautours contre des bêtes bien portantes alors qu'ils se nourrissent normalement d'animaux morts.
Publié le 18/07/2010
L'ours Balou est vivant !
L'animal, importé de Slovénie au début du mois, a été repéré ce jeudi en Ariège grâce à son collier émetteur. Porté disparu depuis trois semaines, il semble en bonne santé.
Publié le 22/06/2006
Qu'est-il arrivé à l'ours Balou ?
Depuis une semaine, les autorités ne parviennent pas à savoir où se trouve l'ours slovène relâché dans les Pyrénées. D'un problème de récepteur à un acte de malveillance, toutes les hypothèses sont étudiées.
Publié le 16/06/2006
L'ours Balou a disparu
L'ours slovène relâché dans les Pyrénées n'a plus donné signe de vie depuis son probable passage dans la région de Toulouse, le 8 juin. La ministre de l'Ecologie Nelly Olin s'est déclarée jeudi "extrêmement inquiète".
Publié le 16/06/2006
Le terrain est donc miné et Chantal Jouanno s'en est vite aperçue. En janvier dernier, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait poussé les anti-ours à ressortir la hache de guerre en annonçant de nouvelles "réintroductions". "Réintroductions" : le mot qui fâche... Alors qu'elle se rend ce lundi à Toulouse pour faire le point sur le programme "ours", l'Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées lui a promis un comité d'accueil. Pour l'Addip, "il ne fait aucun doute que la secrétaire d'Etat vient vanter (...) les bienfaits des lâchers d'ours". Or l'Addip dénonce avec virulence un plan mis en oeuvre au mépris des activités humaines, non seulement élevage, mais aussi tourisme, puisque l'ours, animal solitaire et baladeur, a besoin d'un vaste territoire loin des hommes. Au risque de condamner à terme des portions entières de montagnes à devenir un "no man's land". Et il trotte, l'animal : on a retrouvé des traces de l'un d'entre eux, prénommé Balou par les équipes de suivi de l'ours, jusqu'à trente kilomètres de Narbonne...
Des réintroductions "ponctuelles"
Mais parallèlement, les organisations écologistes qui soutiennent le programme de réintroduction s'alarment du retard pris. Une quinzaine d'associations, parmi lesquelles France Nature Environnement et Pays de l'Ours-ADET, ont interpellé la secrétaire d'Etat à l'Ecologie par la voie d'un communiqué, et affirment qu'il "y a urgence à agir". Selon elles, tout aurait dû être décidé il y a six mois déjà, compte tenu du "temps nécessaire pour préparer des lâchers d'ours". D'où cet appel pressant : "Nous vous demandons une nouvelle fois solennellement d'annoncer lundi (...) non seulement le principe, mais aussi la mise en oeuvre concrète du plan de restauration de la population d'ours dans les Pyrénées, incluant des lâchers dès le printemps 2011".
La dernière fois que des ours venus de Slovénie ont été relâchés dans les Pyrénées, c'était en 2006. Ces animaux étaient au nombre de cinq. Depuis lors, deux sont morts, et quelques oursons sont nés. Mais la population d'ours est loin d'être viable : on compterait aujourd'hui entre 17 et 22 animaux. Et les associations de défense de l'ours plaident notamment pour l'introduction de deux femelles "dans le noyau occidental du Béarn".
"Tout ours tué par l'homme (sera) remplacé"
Pas facile de trancher. Aussi Chantal Jouanno a-t-elle tenté de rassurer tout le monde à quelques heures de son arrivée à Toulouse, par le biais d'un entretien publié par Le Parisien ce lundi matin. Tout d'abord, elle a donné un gage aux anti-ours : "Je ne veux pas instaurer un dispositif de réintroductions systématiques d'ours, car j'estime que l'écologie doit se faire avec les populations locales". Pour elle, "il y a eu trop de problèmes, de heurts, de crispations locales lorsqu'on a imposé aux Pyrénéens un renforcement de la population d'ours en 2006. C'est néfaste pour l'écologie, qui ne se résume pas à ces symboles."
Mais elle s'est aussi efforcée de rassurer les défenseurs du programme "ours" : "il n'est pas question non plus de laisser la population d'ours s'éteindre". D'où l'annonce de réintroductions ponctuelles : "A l'avenir, je souhaite que tout ours tué par l'homme soit systématiquement remplacé". Elle a également jugé nécessaire de "réintroduire une femelle dans le Béarn" - une, et non pas deux : manière, là encore, de couper la poire en deux. Avant de reporter subtilement le problème à plus tard : "Nous ferons un suivi annuel et individualisé de la population et si l'on constate qu'il y a trop peu de naissances pour maintenir l'espèce, nous pourrons décider de réintroduire des ours". Au risque de mécontenter tout le monde ?
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La dernière ourse des Pyrénées finira au musée
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