Climategate: une enquête blanchit les chercheurs du CRU

Par TF1 News d'après agence, le 08 juillet 2010 à 10h29 , mis à jour le 08 juillet 2010 à 10h35

Une enquête indépendante sur un scandale impliquant l'un des centres majeurs de recherche sur le climat estime que la "rigueur et l'honnêteté" des chercheurs, accusés de manipulation, ne fait aucun doute, mais relevé un manque de coopération.

La fonte des glaciers (ici l'Himalaya) est le principal indicateur du changement pour les expertsLa fonte des glaciers (ici l'Himalaya) est le principal indicateur du changement pour les experts © collectif Argos

Les courriels du CRU, le Centre de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia, qui avaient été publiés sur internet ne recèlent pas d'élément susceptible de remettre en cause les théories des experts internationaux sur le réchauffement de la planète, dit un rapport publié mercredi. L'enquête a été lancée par l'Université d'East Anglia, dans l'est de l'Angleterre, après le piratage d'un millier de courriers électroniques de son unité de recherche sur le changement climatique, une des plus importantes au monde. Ces courriels avaient été diffusés sur la Toile, où ils étaient présentés comme des preuves de l'exagération ou des mensonges sur le rôle de l'homme dans le réchauffement de la planète.

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Plus d'infos

 
La fuite s'était produite juste avant la conférence de Copenhague sur la lutte contre les changements climatiques, au plus mauvais moment pour les gouvernements et experts qui tentaient de s'accorder sur un plan d'action et de convaincre l'opinion de la nécessité d'investir des milliards sur ce front. L'enquête a conclu que les chercheurs n'avaient pas mal agi, mais critique leur manque d'ouverture et relève que certaines données vont dans une mauvaise direction.
 
Menée par un ancien fonctionnaire, cette procédure, la plus complète menée jusqu'à lors, souligne en outre que rien dans les courriels ne vient contredire les théories du Groupe d'experts internationaux sur le climat (Giec). "Leur rigueur et leur honnêteté en tant que scientifiques n'est pas en doute", peut-on lire dans le rapport. "Nous n'avons trouvé aucune preuve de comportement qui pourrait remettre en cause les conclusions du Giec."
 
Les chercheurs se voient en revanche reprocher de n'avoir pas répondu ouvertement à des questions sur les données climatiques protégées par les lois sur la liberté d'information. "Nous avons observé une tendance à répondre à la mauvaise question ou à donner une réponse partielle", dit le rapport. Deux des parties les plus controversées de ces courriels portaient sur l'utilisation des mots "dissimuler le déclin" et "astuce", qui entretenaient l'idée d'une tentative de maquiller les données pour soutenir les théories des chercheurs.
 
Une enquête avait déjà été menée en avril sur les agissements des chercheurs et une autre en mars par une commission parlementaire. Elles avaient abouti aux mêmes conclusions. L'enquête de police relative aux circonstances de la fuite des courriels est, pour sa part, toujours en cours.
 
 

Par TF1 News d'après agence le 08 juillet 2010 à 10:29
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4 Commentaires

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  • siky_buk, le 09/07/2010 à 14h38

    @michprog: Bien sur vous avez raison on ne peut pas influencer le climat, ni même notre environnement, la nature a toujours recyclé ce qu'on déversait pourquoi ça marcherait plus maintenant?....peut être parce que il y a un effet de saturation vous ne pensez pas? Quand vous imaginez une ville comme New York qui compte 8 millions de personnes rejette a elle seule 20 000 tonnes ! de déchets chaque jour; a cela il faut ajouter les rejets en CO2, les rejets des industries etc.... alors vous pensez bien 6 milliards d'humains dont un bon milliard et demi sont devenu des esclaves de la consommations a outrance ( que ce soit hi-fi, téléphone, mode, etc....) ça ne peut pas avoir d'impact . @kangooroux1: le problème des alternatives vient de nous. Ce que je veux dire c'est que les entreprises vont toujours la ou elle voient leur profits. Et c'est a nous d'orienter les choix d'entreprise par notre consommation. En effet si tout le monde décidait de n'acheter (a titre d'exemple) que des produit ne proposant pas de sur-emballage et n'ayant qu'un emballage bio-dégradable; ajoutons que ce produit se révèle on va dire entre 7 a 10% plus cher que le même produit proposé dans ses multiples emballages plastiques. les entreprise vous diront que elle ne peuvent pas utiliser cet emballage parce que surcout de fabrication etc, etc...Si malgré tout la majorité des gens persistait a n'acheter QUE le produit sans emballage plastique, à votre avis que se passerait il? et bien le surcout de cet emballage trop cher pour ces entreprises deviendrait ipso facto "économiquement viable" puisque le profit généré par la multiplication des ventes contre balancerait les surcouts et même leur laisserai plus de bénéfices (bien qu'il faille plus réfléchir en terme de marges). L'exemple est réducteur j'en conviens. Je sais aussi qu'on ne peut s'empêcher de consommer (oui ça m'arrive en de très rares occasions) mais je pense qu'ensemble on pourrait si on le voulait faire tomber un groupe industriel (ou du moins lui faire baisser tellement ses profits qu'il serait contraint de s'adapter). Hélas je ne crois pas que je verrais ça de mon vivant, ou alors tant que la situation n'est pas devenue apocalyptique.

  • musi12, le 08/07/2010 à 15h03

    @michrog : un propos qui dénote aucune approche scientifique, quelque part entre le propos de comptoir et la politique de l'autruche. 7 milliards d'humains, transformation définitive des paysage (végétation, urbanisme....), déforestation, assèchement des rivières pour l'irrigation,pollution marine et atmosphérique.....mais à part ça, non, l'homme n'a aucun impact sur sa planète. Continuons tête baissée. "Travailler pour les générations futures" est devenu très ringard. "Tout pour moi et maintenant" est la philosophie à la mode.

  • kangooroux1, le 08/07/2010 à 14h54

    Et quelles données avez-vous qui vous permettent d'affirmer que nous ne pouvons en aucun cas l'influencer ?? Que l'Homme ne soit pas le seul facteur, c'est juste et reconnu. Qu'il n'ait aucun impact, c'est faux (regardez un schéma du cycle du carbone par exp., et vous verrez facilement comment il peut le déséquilibrer par l'utilisation massive d'énergie fossile). Ceci étant, je suis d'accord avec vous sur l'aspect "culpabilisation" à outrance souvent relayé. Typiquement, avant de faire culpabiliser le consommateur lambda, il faudrait peut être que les industriels proposent des alternatives efficaces, viables et économiquement raisonnables.

  • michrog, le 08/07/2010 à 14h33

    Assez avec leur culpabilisation, la terre a toujours connu des cycles "chauds" et des cycles "froids", sans que l'homme n'y soit pour rien, quel "orgueuil" de croire que nous pouvons influencer le climat.

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