La fonte des glaciers (ici l'Himalaya) est le principal indicateur du changement pour les experts © collectif ArgosLes courriels du CRU, le Centre de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia, qui avaient été publiés sur internet ne recèlent pas d'élément susceptible de remettre en cause les théories des experts internationaux sur le réchauffement de la planète, dit un rapport publié mercredi. L'enquête a été lancée par l'Université d'East Anglia, dans l'est de l'Angleterre, après le piratage d'un millier de courriers électroniques de son unité de recherche sur le changement climatique, une des plus importantes au monde. Ces courriels avaient été diffusés sur la Toile, où ils étaient présentés comme des preuves de l'exagération ou des mensonges sur le rôle de l'homme dans le réchauffement de la planète.
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La fuite s'était produite juste avant la conférence de Copenhague sur la lutte contre les changements climatiques, au plus mauvais moment pour les gouvernements et experts qui tentaient de s'accorder sur un plan d'action et de convaincre l'opinion de la nécessité d'investir des milliards sur ce front. L'enquête a conclu que les chercheurs n'avaient pas mal agi, mais critique leur manque d'ouverture et relève que certaines données vont dans une mauvaise direction.
Menée par un ancien fonctionnaire, cette procédure, la plus complète menée jusqu'à lors, souligne en outre que rien dans les courriels ne vient contredire les théories du Groupe d'experts internationaux sur le climat (Giec). "Leur rigueur et leur honnêteté en tant que scientifiques n'est pas en doute", peut-on lire dans le rapport. "Nous n'avons trouvé aucune preuve de comportement qui pourrait remettre en cause les conclusions du Giec."
Les chercheurs se voient en revanche reprocher de n'avoir pas répondu ouvertement à des questions sur les données climatiques protégées par les lois sur la liberté d'information. "Nous avons observé une tendance à répondre à la mauvaise question ou à donner une réponse partielle", dit le rapport. Deux des parties les plus controversées de ces courriels portaient sur l'utilisation des mots "dissimuler le déclin" et "astuce", qui entretenaient l'idée d'une tentative de maquiller les données pour soutenir les théories des chercheurs.
Une enquête avait déjà été menée en avril sur les agissements des chercheurs et une autre en mars par une commission parlementaire. Elles avaient abouti aux mêmes conclusions. L'enquête de police relative aux circonstances de la fuite des courriels est, pour sa part, toujours en cours.
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