Manifestation d'opposants à la réintroduction d'ours dans les Pyrénées (26 juillet 2010) © TF1/LCIAttendue de pied ferme à Toulouse à la fois par les partisans de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, et par les opposants à ce programme, Chantal Jouanno s'est efforcée de ne mécontenter personne. Alors que les ours sont aujourd'hui entre 17 et 22 dans les montagnes, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie a assuré que leur population ne sera pas renforcée. Mais de nouveaux lâchers interviendront si un ours vient à disparaître. Une ourse sera ainsi introduite dans le Béarn, pour remplacer l'ourse Franska, tuée lors d'un accident de la circulation en 2007, mais pas avant le printemps 2011.
Il n'y aura pas de lâcher d'ours dans les Pyrénées en 2011 !
Le gouvernement renonce à lâcher un ours pour cette année, ont annoncé mercredi l'organisation mondiale de protection de la nature et l'association Adet-Pays de l'ours. Le ministère de l'Ecologie a confirmé l'information sans autre commentaire.
Publié le 01/06/2011
Pyrénées: La consulation qui irrite les "anti-ours"
Préalablement au lâcher d'une ourse dans le Béarn au printemps, une consultation de la population a débuté lundi dans les Pyrénées.
Publié le 27/12/2010
"On lâche des ours sans souci des activités humaines"
Après René Rettig, maire d'une des communes pyrénéennes qui a accepté d'accueillir les ours de Slovénie, LCI.fr donne la parole aux opposants. Pour Francis Ader, président de l'Association de défense de l'identité pyrénéenne (Adip), ce projet risque d'accentuer la désertification de territoires déjà fragiles.
Publié le 06/05/2006
Deux nouveaux oursons dans les Pyrénées
Les traces de deux jeunes oursons ont été repérées dans les Pyrénées. Une bonne nouvelle pour les défenseurs des ours des montagnes françaises.
Publié le 01/07/2010
Balou, l'ours des Pyrénées, drague-t-il au bord de la mer ?
Sans doute enhardi par la recherche d'une femelle, le plantigrade est descendu de sa montagne pour s'aventurer, comme rarement aussi bas, à une trentaine de kilomètres de Narbonne et de ses plages.
Publié le 26/05/2010
Pyrénées: après les ours, les éleveurs veulent la peau des vautours
Les éleveurs de montagne des Pyrénées centrales, déjà mobilisés contre la réintroduction d'ours, se plaignent désormais d'agressions de vautours contre des bêtes bien portantes alors qu'ils se nourrissent normalement d'animaux morts.
Publié le 18/07/2010
L'ours Balou est vivant !
L'animal, importé de Slovénie au début du mois, a été repéré ce jeudi en Ariège grâce à son collier émetteur. Porté disparu depuis trois semaines, il semble en bonne santé.
Publié le 22/06/2006
Qu'est-il arrivé à l'ours Balou ?
Depuis une semaine, les autorités ne parviennent pas à savoir où se trouve l'ours slovène relâché dans les Pyrénées. D'un problème de récepteur à un acte de malveillance, toutes les hypothèses sont étudiées.
Publié le 16/06/2006
L'ours Balou a disparu
L'ours slovène relâché dans les Pyrénées n'a plus donné signe de vie depuis son probable passage dans la région de Toulouse, le 8 juin. La ministre de l'Ecologie Nelly Olin s'est déclarée jeudi "extrêmement inquiète".
Publié le 16/06/2006
"L'objectif est de conserver une population viable, c'est à dire qui se reproduit, sans besoin d'introduction", a déclaré Chantal Jouanno face aux membres du Comité de massif des Pyrénées. "Chaque ours sera remplacé", a-t-elle ajouté, et de la même manière si le suivi des experts met en évidence un taux de natalité trop faible pour assurer la sauvegarde de l'ours brun.
Jouanno souhaite "l'apaisement et la sécurité"
La dernière réintroduction, cinq ours en provenance de Slovénie, date de 2006. Deux de ces bêtes sont mortes depuis et quelques naissances ont été enregistrées, dont deux ce printemps dans les Pyrénées centrales. Les associations qui défendent la présence de l'ours dans les Pyrénées demandaient de porter la population à 50 ours afin d'assurer définitivement la pérennité de l'espèce dans le massif. Chantal Jouanno a convenu qu'à moins de cinquante ours, la population d'ours n'était génétiquement pas viable.
Mais en annonçant en janvier qu'il y aurait de nouvelles "réintroductions", la secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait déclenché la colère des anti-ours - principalement des éleveurs qui dénoncent les attaques de troupeaux. Aujourd'hui, en misant sur une croissance naturelle des ours, en fonction des naissances, elle souhaite "l'apaisement et la sécurité" vis à vis des montagnards. Elle compte aussi renforcer le dispositif de retrait : si un ours pose problème, comme Franska, il pourra être retiré et placé dans un parc animalier.
"L'Etat français lâche l'ours"
Pendant la réunion du Comité de massif des Pyrénées, à laquelle participait Chantal Jouanno, environ 200 élus, éleveurs et militants anti-ours étaient réunis devant la préfecture pour protester contre la politique du gouvernement en matière de réintroduction d'ours. Pour l'un des leurs, Philippe Lacube, responsable de l'ASPAP (association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées), la mobilisation a porté ses fruits et le gouvernement a fait "un pas en avant et deux pas en arrière". Même s'il regrette "un plan mi-figue, mi-raisin", il se réjouit de l'abandon du plan ours initial qui prévoyait des lâchers systématiques.
"Avec des mesurettes de maintien de la population existante et non de restauration d'une population viable, la France cède donc à une minorité d'anti-nature", a réagi pour sa part l'association Ferus, dans un communiqué intitulé "2010, année internationale de la biodiversité: l'Etat français lâche l'ours..." Elle juge "intolérable que les mesures qui pourraient sortir l'ours de son statut d'espèce en danger critique d'extinction et de mammifère le plus menacé de France ne soient pas mises en place".
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