Nettoyage du brut déversé sur la plage de Biloxi Beach, Mississippi © www.abacapress.comLe dernier bilan du coût de la marée noire du golfe du Mexique établi par BP avance des chiffres vertigineux : déjà 3,95 milliards de dollars (soit plus de trois milliards d'euros) en frais divers, y compris les dédommagements déjà versés. Cette somme inclut l'ensemble des dépenses effectuées par le groupe pour contenir et nettoyer le pétrole, le forage de puits de secours, les sommes versées aux Etats riverains et aux autorités fédérales. Mais les demandes de dédommagements pourraient représenter pour le groupe pétrolier dix fois cette somme. Pour couvrir une partie du coût de la marée noire, le géant pétrolier, pourrait se séparer de ses activités de raffinage et de distribution, peu rentables, a rapporté dimanche la presse britannique.
L'Amérique du Nord échappe à deux marées noires
Quelques mois après le drame du golfe du Mexique, une autre plate-forme de forage a été incendiée dans la même zone. Mais sans marée noire. Un pétrolier s'est aussi échoué dans l'Arctique canadien. Il n'y a pas eu de fuite. Un double miracle qui laisse craindre des lendemains sombres.
Publié le 03/09/2010
Incendie sur une plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique
Le sinistre a ravagé une plateforme pétrolière au large de la Louisiane jeudi. 13 personnes qui se sont jetées à l'eau ont pu être repêchées. Selon les garde-côtes américains, une nappe de pétrole d'1,5 km a été repérée.
Publié le 02/09/2010
15.000 poissons du Mississippi exterminés par la marée noire ?
Les autorités américaine se penchent sur la découverte de 5000 à 15.000 poissons morts dans l'embouchure du Mississippi. Premier suspect : la marée noire du Golfe du Mexique.
Publié le 24/08/2010
Les tests de BP prolongés de 24 heures
Le pétrole ne fuit plus dans les eaux du golfe du Mexique. Mais les craintes que le puits ait été endommagé ne sont pas levées. BP a donc décidé de poursuivre ses tests pour vérifier la pression du brut au-delà du week-end.
Publié le 18/07/2010
BP obligé de reporter un test sur son nouvel entonnoir
Baptisé "Top Hat 10", le nouvel entonnoir posé lundi soir devait permettre de récupérer l'intégralité du pétrole qui s'échappe. Une fuite détectée sur un conduit oblige la firme à reporter un test crucial de ce nouvel appareil.
Publié le 15/07/2010
Top Hat 10, le super-entonnoir qui va tout régler ?
BP estime mardi que le nouvel entonnoir posé cette nuit va contenir intégralement le brut qui se déverse dans l'océan.
Publié le 13/07/2010
BP joue à quitte ou double face à la marée noire
Le nouvel entonnoir que le groupe pétrolier est en train d'installer dans le golfe du Mexique permettra-t-il de capter tout le pétrole qui fuit ? L'opération n'est pas sans danger. Et pour BP, la facture devient astronomique.
Publié le 11/07/2010
L'entonnoir de BP remis en place, le pompage reprend
Une fuite de gaz avait obligé BP à retirer son entonnoir. Durant dix heures, la fuite de pétrole a laissé échapper entre 30 000 et 60 000 barils.
Publié le 23/06/2010
Marée noire: une tempête menace le golfe du Mexique
Nettoyer le golfe du Mexique de la catastrophe pétrolière survenue depuis le 20 avril va se compliquer : une tempête tropicale devrait progresser vers cette zone dans les prochaines heures.
Publié le 26/06/2010
Marée noire: l'ouragan Alex gêne le nettoyage
Le premier ouragan de la saison dans l'Atlantique a forcé BP à réduire ses opérations de récupération du pétrole dans le golfe du Mexique, où les Etats-Unis vont utiliser l'aide offerte par 12 pays pour lutter contre la marée noire.
Publié le 30/06/2010
Marée noire : le nouveau dôme de tous les espoirs
Ce nouveau dispositif, qui opère comme un entonnoir posé sur la fuite, est censé endiguer la totalité du brut qui s'échappe depuis près de trois mois du gisement en eau profonde du golfe du Mexique.
Publié le 13/07/2010
Et le cauchemar n'en finit pas. Jusqu'à dimanche soir, les ingénieurs de BP pouvaient penser que le pire était passé pour eux. Le président du comté de Plaquemines en Louisiane, "Billy" Nungesser, se réjouissait déjà de la fin de la fuite. Mais depuis plusieurs heures, les nouvelles sont moins rassurantes. Le gouvernement américain a ainsi ordonné à BP de l'informer sur "une fuite détectée" près du puits à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique. Dans une missive au directeur de BP, l'amiral Thad Allen, responsable des opérations de lutte contre la marée noire pour l'administration, a lancé une véritable mise en demeure dont le caractère d'urgence saute aux yeux : "Je vous ordonne de me fournir une procédure écrite pour pouvoir ouvrir la vanne d'étranglement aussi vite que possible sans endommager le puits si la fuite d'hydrocarbone à côté du puits est confirmée".
Un appel pressant
Au final, après une entrevue avec les experts chargés de la lutte contre la fuite de brut, le gouvernement américain a autorisé BP à maintenir fermé le puits de pétrole pendant encore 24 heures. "A la condition, a souligné l'amiral Thad Allen, que BP respecte ses obligations de surveiller rigoureusement tout signe montrant que les tests de résistance pourraient faire empirer la situation". Une surveillance cruciale, la principale crainte désormais étant que le pétrole emprisonné dans le puits, et comprimé, ne finisse par créer des brèches et par se répandre à nouveau.
BP avait fermé le puits à l'origine de la catastrophe jeudi ; pour la première fois depuis le début de la catastrophe, le 20 avril, le brut avait dès lors cessé de se déverser par millions de litres dans les eaux du golfe. Et les équipes techniques avaient entamé une série de tests destinés à déterminer si le dispositif pouvait tenir. Il s'agissait notamment de vérifier la montée de pression à l'intérieur du puits. Une pression haute étant le signe que la fuite était contenue à l'intérieur du puits, une pression moindre pouvant être le signe que du brut continuait à fuir ailleurs... Dimanche, au 90e jour de la catastrophe, le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, assurait au cours d'une téléconférence de presse destinée à faire le point sur les efforts de lutte contre la marée noire : "Le puits reste fermé et la pression continue de monter lentement", ce qui est "un très bon signe". Jusqu'à ces rumeurs de nouvelle fuite à peu de distance du puits...
Des dégâts irréversibles ?
BP n'attendait de toute manière pas de solution radicale de ce coffrage mis en place sur le puits. La compagnie continue de travailler sur deux puits de dérivation qui doivent intercepter le puits principal à plusieurs km sous terre et permettre de le "tuer" définitivement en le bouchant à l'aide de béton. Cette opération extrêmement complexe et délicate est prévue entre fin juillet et la mi-août. D'ici là, la possibilité que, emprisonné dans le puits bouché par un gigantesque entonnoir, le pétrole comprimé ne finisse par créer des brèches et par se répandre à nouveau dans l'océan constitue la principale inquiétude des autorités et des ingénieurs de BP.
Et que la fuite soit contenue ou qu'il faille encore attendre, les dégâts pour toutes les zones côtières voisines et les fonds marins sont sans doute déjà irréversibles. La marée noire empoisonne déjà la vie de tous les habitants des zones touchées, Texas, Louisiane, Mississippi, Alabama et Floride, qui vivent de la pêche et du tourisme. Le fait que le plancton soit mis à mal par le brut "pourrait avoir un effet sur tout l'écosystème" de la région, a du reste prévenu Doug Inkley, un scientifique de la fédération nationale de la faune et de la flore.
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