Allons-nous survivre aux changements climatiques grâce aux poissons ?

le 07 août 2010 à 08h40 , mis à jour le 07 août 2010 à 08h44

Plongé dans une eau inhospitalière dans laquelle 95% des specimen ont péri, les 5% restants ont réussi à s'adapter. Ces expériences pourraient aider à comprendre comment les humains pourront résister au réchauffement climatique.

La solution, les poissons l'auraient déjà trouvée. Une espèce de poisson au moins se montre capable de s'adapter, en l'espace de trois générations, à survivre à un important changement climatique, selon une étude qui révèle la plus rapide évolution jamais enregistrée chez les animaux sauvages. "Notre étude est la première à montrer de façon expérimentale que certaines  espèces sauvages peuvent s'adapter très rapidement aux changements climatiques", explique le chercheur qui mène ces travaux, Rowan Barrett, tout en signalant que très peu de ces animaux ont survécu à l'expérience.

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Des scientifiques canadiens et européens ont capturé des épinoches dans l'océan pour les mettre dans des bassins où ils faisaient descendre graduellement la température de l'eau. Ils ont étudié le comportement des poissons pendant trois ans. Résultat: à  chaque génération les poissons ont réussi à s'adapter jusqu'à pouvoir survivre dans une eau 2,5 degrés Celsius plus froide que celle dans laquelle leurs arrière-grands-parents seraient morts, selon l'étude mise en ligne sur internet en août et qui sera publiée le 7 septembre 2010 dans la revue britannique "Proceedings of the Royal Society B". Les conclusions de ces recherches suggèrent que certains animaux au sein d'une espèce pourraient être capables d'évoluer assez rapidement pour survivre à des changements climatiques importants. La majorité des études sur le climat publiées dans les revues scientifiques prédisent en effet que le niveau global des températures va augmenter graduellement de plusieurs degrés dans les décennies à venir, avec des vagues de chaleur et de froid extrêmes.

"Mais ce n'est pas parce que nous avons vu une importante réaction évolutionnaire que cela veut dire qu'une population puisse s'adapter aux changements climatiques sans conséquences", a déclaré M. Barrett. En effet, environ 95% des poissons étudiés sont morts au cours des trois ans de recherche. Seuls 5% ont développé une résistance au froid. Le généticien de l'évolution affirme qu'il va falloir mener d'autres  recherches pour déterminer si une évolution aussi rapide peut se produire chez d'autres espèces et, surtout, en cas de réchauffement en non plus de refroidissement. Selon le chercheur, cela permettrait de savoir plus précisément comment les  humains pourront résister au réchauffement climatique. "On peut faire des  parallèles avec d'autres rythmes d'évolution", explique M. Barrett. Mais il met  en garde contre le taux de mortalité de 95% constaté dans l'étude sur les  épinoches. Selon lui, une évolution aussi rapide "peut rendre une population très vulnérable... Il y a toujours des conséquences".

le 07 août 2010 à 08:40
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7 Commentaires

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  • 421123, le 10/08/2010 à 20h30

    La vie sur terre a survécu a des changements bien plus importants que celui que nous vivons!

  • yreveill79, le 10/08/2010 à 17h09

    Exactement !

  • bibi32000, le 08/08/2010 à 07h58

    Le problème, c'est que l'écosystème Terre au conplet doit s'adapter...

  • henri_bambelle, le 08/08/2010 à 07h37

    Principe de précaution : je vais me faire greffer des nageoires et apprendre à nager ! A moi les grosses langoustes.

  • al38240, le 07/08/2010 à 17h20

    Ah bon, le climat se réchauffe ????

  • baluste, le 07/08/2010 à 16h55

    J'ai pas envie que mes arrières petits enfants aient 3 bras quatre yeux tout ça pour le réchauffement climatique si on pouvait s'en occuper maintenant.

  • kryzalida, le 07/08/2010 à 15h38

    Mutation quand tu nous tiens !!!!!! OLE !!

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