© TF1/LCIQuinze OGM sont en attente d'autorisation de culture sur le territoire des divers Etats de l'UE. Parmi eux, le célébrissime maïs transgénique MON 810 du groupe américain Monsanto. Il est l'un des deux seuls OGM à avoir déjà bénéficié d'une telle autorisation, dont il espère le renouvellement pour 10 ans. Mais au cours des dernières années, le contexte a changé ; et il n'est pas sûr que les nouveaux OGM comme les anciens, déjà autorisés, gagnent si facilement leur droit d'entrée dans les champs européens. Car les opinions publiques sont décidément réticentes.
OGM : la France va prendre Bruxelles de court
Le gouvernement prendra une "clause de sauvegarde (pour interdire la mise en culture du Mon 810) avant la période des semailles mais pas trop tôt avant pour que la Commission européenne n'ait pas le temps de la remettre en cause", a annoncé lundi NKM.
Publié le 23/01/2012
Le maïs OGM n'est plus interdit, le gouvernement promet de réagir
Des arrêtés de 2007 et 2008 interdisant en France la commercialisation et l'utilisation des semences de maïs génétiquement modifiées Monsanto 810 ont été suspendus lundi par le Conseil d'Etat. Le gouvernement a aussitôt assuré étudier les moyens d'une nouvelle interdiction.
Publié le 28/11/2011
OGM : d'Artagnan contre les "technocrates européens"
En plein été, la Commission européenne a autorisé la mise sur le marché de six maïs OGM. Décision "prise en catimini", "au mépris de la démocratie et du principe de précaution" : un élu du Gers a décidé de lancer la fronde sur le plan européen. Il s'explique sur TF1 News.
Publié le 26/08/2010
Saccage de vignes transgéniques à l'Inra
70 pieds de vigne transgénique dans l'unité de Colmar de l'Institut national de recherche agronomique ont été saccagés dans la nuit de samedi à dimanche par des militants anti-OGM.
Publié le 15/08/2010
OGM: Bruxelles propose la culture à la carte dans l'UE
La Commission européenne projette de donner aux Etats de l'Union, la liberté d'interdire sur leur territoire les cultures d'OGM, même si celles-ci ont été autorisées dans le reste de l'UE.
Publié le 13/07/2010
OGM: Monsanto gagne en justice contre des agriculteurs bio américains
Donnant raison lundi au groupe agrochimique, la Cour suprême des Etats-Unis a annulé la suspension de la vente de semence de luzerne génétiquement modifiée.
Publié le 21/06/2010
Barroso a-t-il dilapidé l'argent du contribuable européen ?
Le président de la Commission européenne a dépensé 720.230 euros en missions et frais de représentation en 2009. Beaucoup plus que n'importe quel autre commissaire européen.
Publié le 13/02/2010
Des OGM de Monsanto accusés d'être toxiques
Une étude réalisée à l'université de Caen sur les effets de trois maïs de la firme américaine montre leur impact sur les reins et le foie des mammifères. Quel serait leurs effets sur la santé humaine ?
Publié le 15/12/2009
Bruxelles relance la guerre des OGM
Une nouvelle fois, le maïs MON 810 est au coeur de la controverse. Bruxelles pourrait contraindre Autriche et Hongrie, qui ont interdit sa culture, à faire machine arrière. En attendant la France.
Publié le 02/03/2009
La commune qui résiste encore et toujours aux OGM
Une petite commune du Vaucluse, Le Thor, vient de voir consacré par la justice administrative son droit à s'opposer aux OGM, aux termes d'un jugement du tribunal administratif de Nîmes.
Publié le 12/01/2009
Le projet de loi OGM adopté en commission
Au lendemain du rejet du texte par l'Assemblée, les parlementaires réunis en commission mixte paritaire ont entériné mercredi la version du Sénat. La gauche dénonce un "déni de démocratie".
Publié le 15/05/2008
OGM : la claque
Chef du service politique de LCI, Anita Hausser analyse l'impact politique du rejet du projet de loi OGM mardi à l'Assemblée.
Publié le 13/05/2008
Le commissaire européen à la Santé, John Dalli, en charge du dossier des OGM, est bien conscient de ces réticences. Aussi a-t-il opté pour une "gestion politique". Il se refuse donc à accélérer le processus d'examen des demandes. Et la Commission, contrariée par les désaccords entre les Etats, qui se défaussent sur elle, propose de leur rendre la liberté d'interdire les cultures OGM sur leur territoire. En contrepartie, elle souhaite qu'ils facilitent les autorisations de culture et de commercialisation. Les sept pays - France, Allemagne, Hongrie, Luxembourg, Grèce et Autriche - qui interdisent actuellement la culture du MON 810 pourront ainsi continuer à le faire sans avoir à se justifier. Le revers de la médaille étant, pour les gouvernements concernés, qu'ils ne pourront plus lever les mains avec fatalisme devant le déferlement des OGM en accusant, la bouche en coeur : "c'est la faute de l'Europe"...
La France mène la révolte
Ce lundi, les ministres européens de l'Agriculture se retrouvent donc à Bruxelles afin de discuter, pour la première fois, de cette proposition de la Commission européenne visant à leur laisser la décision finale. John Dalli va défendre cette réforme devant les représentants des divers Etats membres, mais la décision finale reviendra aux ministres de l'Environnement. La France rejette ce "troc" et mène la révolte. Elle réaffirmera ce lundi son opposition et va compter ses soutiens. Le Royaume-Uni et l'Espagne sont également contre cette "renationalisation" des autorisations, jugée néfaste pour le marché intérieur. Les régions européennes se lancent également dans la bataille pour rester "libres d'OGM". Le conseil général du Gers, dans le sud-ouest de la France, a annoncé son intention de déposer un recours devant la Cour Européenne de Justice contre la Commission pour avoir autorisé fin juillet l'importation de 5 variétés de maïs OGM.
John Dalli est attaqué de toutes parts. La Hongrie, l'Autriche et le Luxembourg ont attaqué sa décision d'autoriser en mars la pomme de terre transgénique Amflora développée par le groupe allemand BASF et cultivée dans trois pays - Allemagne, Suède et République Tchèque - pour l'industrie de la pâte à papier. La "bourde" de BASF, qui a contaminé au moins trois lots d'Amflora plantés en Suède avec des semences d'une autre pomme de terre transgénique, Amadea, non autorisée, a contraint Bruxelles à taper sur la table. "La Commission est en faveur de la destruction des lots plantés sur 15 hectares", a annoncé Frederic Vincent. "Cette décision appartient aux autorités suédoises", a-t-il toutefois précisé. La Commission va par ailleurs publier ce lundi une étude sur la coexistence entre les cultures OGM et les cultures traditionnelles, a-t-il ajouté.
Ces garanties ne parviennent pas à apaiser les adversaires des OGM. L'organisation écologiste Greenpeace utilise tous les instruments communautaires pour bloquer la Commission. Dans le cadre des "initiatives citoyennes" prévues par le traité le Lisbonne, elle a lancé une pétition sur son site internet pour faire cesser les autorisations. Il lui faut 1 million de signatures et il lui en manque 124.620. D'autres opposants choisissent la force. Des faucheurs ont ainsi saccagé en août 70 pieds de vigne transgénique plantés par l'Institut national de recherche agronomique à Colmar.
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