Des victimes de cancers de la thyroïde, qui attribuent leur maladie au passage du nuage de Tchernobyl au-dessus de la France © TF1/LCILe dossier aurait pu se clore dans l'indifférence - ou presque. Mais l'accident de la centrale de Fukushima, au Japon, a singulièrement relancé l'intérêt du public pour le nucléaire. Pendant longtemps, le nom de Tchernobyl a concentré toutes les peurs du nucléaire, d'autant plus que l'information du public par les autorités françaises a pu prêter le flanc à la critique. Aujourd'hui, ce nom revient dans l'actualité par un biais inattendu : la cour d'appel de Paris étudie ce jeudi une possible clôture de l'enquête ouverte en 2001 sur l'impact du nuage radioactif en France au printemps 1986, le parquet général estimant que les scientifiques n'ont mis en évidence aucun conséquence sanitaire mesurable.
Audit nucléaire : l'EPR de Flamanville à la loupe
Risques d'inondation, de séisme, de perte d'alimentation électrique : le réacteur EPR en construction dans la Manche va être étudié en priorité dans le cadre de l'audit national sur la sûreté nucléaire lancé en France après la catastrophe de Fukushima.
Publié le 09/04/2011
Que faire des cadavres irradiés de Fukushima ?
Les militaires japonais ont entamé la recherche des corps des milliers de disparus qui seraient toujours sur la côte japonaise depuis le passage du tsunami. Mais près de la centrale de Fukushima, près d'un millier de corps irradiés semblent difficilement récupérables, et sont toujours sur place.
Publié le 01/04/2011
Une très forte radioactivité détectée sous la centrale de Fukushima
De l'iode radioactif 131 a été découvert dans une nappe d'eau située à 15 mètres sous la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Pour autant, les autorités excluent d'augmenter le périmètre d'exclusion autour de la centrale accidentée.
Publié le 31/03/2011
Au Japon, Sarkozy plaide pour des normes de sûreté nucléaires
Premier chef d'Etat étranger en visite au Japon depuis le séisme, il est venu jeudi matin exprimer sa "solidarité", alors que la crise nucléaire persiste. Il compte demander une réunion des autorités de sûreté nucléaire des pays du G20 pour définir des normes internationales.
Publié le 31/03/2011
Fukushima : de l'iode radioactif dans le lait jusqu'aux Etats-Unis
Des traces d'iode radioactif, qualifiées "d'infimes", ont été décelées dans un échantillon de lait dans l'Etat de Washington. En Chine, des traces de radioactivité dues à la crise de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima sont désormais mesurables sur tout le territoire.
Publié le 31/03/2011
Forte radioactivité hors de la zone d'exclusion autour de Fukushima
La radioactivité enregistrée dans un village situé à 40 km de la centrale japonaise dépasse l'un des critères retenus pour l'évacuation des habitants, a annoncé mercredi l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Publié le 30/03/2011
Japon : la contamination radioactive s'étend en mer
Un taux d'iode radioactif plus de 3300 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans l'eau de mer au pied de la centrale nucléaire de Fukushima. Le gouvernement reconnaît qu'il ne peut pas dire quand la situation sera sous contrôle.
Publié le 30/03/2011
Sarkozy au Japon jeudi pour témoigner la solidarité de la France
Le chef de l'Etat rencontrera jeudi à Tokyo le Premier ministre japonais Naoto Kan, puis des membres de la communauté française au Japon. La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet sera également du voyage.
Publié le 30/03/2011
Anne Lauvergeon au Japon : partie pour rester ?
La présidente du groupe nucléaire Areva est arrivée mercredi au Japon pour porter assistance à Tepco, l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima. Longtemps sur la sellette, sa reconduction à la tête d'Areva serait désormais quasi acquise.
Publié le 30/03/2011
Catastrophes naturelles : le nucléaire français est-il bien armé ?
La sécurité des installations nucléaires françaises n'a jusqu'à présent pas pris en compte le risque d'un "cumul" de catastrophes naturelles, comme le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon, a reconnu mercredi le patron de l'Autorité de sûreté nucléaire.
Publié le 30/03/2011
Ouverte après une plainte de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) et de la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad), l'enquête de la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy s'est concentrée sur la communication des données de radioactivité sur le territoire. Seul mis en examen pour "tromperie aggravée" en 2006, l'ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI), le Pr Pierre Pellerin est soupçonné d'avoir masqué l'ampleur de la radioactivité au passage du nuage de Tchernobyl.
"Un bien mauvais signal"
Le SCPRI avait diffusé plusieurs communiqués rassurants. Les plaignants estiment qu'avec une telle communication, des aliments interdits à la consommation dans des pays voisins ont pu être vendus en France.
Cinq ans après sa mise en examen, le Pr Pellerin demande un non lieu. Le ministère public, qui soutient sa demande, requiert parallèlement un non-lieu général et une clôture de l'enquête. Selon lui, les analyses scientifiques au dossier s'accordent pour établir que la catastrophe nucléaire de 1986 n'a pas eu de conséquence sanitaire mesurable en France, en particulier aucun lien n'a été fait avec des maladies de la thyroïde.
Cette demande de fin d'enquête fait bondir les parties civiles. "Ce serait un bien mauvais signal émis par l'institution judiciaire à l'égard du corps social de dire que cette procédure doit s'interrompre prématurément", estime Me Bernard Fau, avocat de parties civiles. Des plaignants ont prévu de manifester devant le Palais de justice, dès le début de l'examen à huis clos par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de la demande du parquet.
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