Est-ce le deuxième effet Fukushima ? L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pourrait envisager de suspendre la construction du réacteur EPR de Flamanville 3, premier de ce type en France, en réaction à la crise nucléaire japonaise, a déclaré mercredi son président, André-Claude Lacoste.
A la question de savoir si l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima déclencherait un moratoire sur le projet d'un EPR à Penly (Seine-Maritime), le président, s'exprimant devant le Parlement, a estimé qu'il restait encore du temps pour y réfléchir, alors que la mise en chantier de ce réacteur nouvelle génération n'a pas encore commencé. Toutefois, le patron de l'Autorité nucléaire française a ajouté qu'il faudrait étudier en priorité la suspension de la construction de l'EPR à Flamanville, fourni par Areva et qui doit être opéré par EDF, au Nord-Ouest du pays. "Je pense que si la question d'un moratoire se pose, et nous nous la posons, ce sera sur la construction de Flamanville 3", a déclaré André-Claude Lacoste. "C'est typiquement le genre de réflexion que nous aurons dans les prochains mois", a-t-il poursuivi.
L'entrée en service du réacteur de Penly, qui sera opéré par l'électricien EDF, est attendue pour 2017. Le site de Flamanville a quant à lui, où la construction a déjà démarré, a deux ans de retard sur l'échéancier initialement prévu.






